Récit : les 105 kms de l’Ultra Trans Aubrac 2017

Je viens de tourner la page sur ma troisième participation consécutive à l’épreuve de Trail qui commence à compter pour moi à savoir l’Ultra Trans Aubrac (105 kms et 3400 m de dénivelés positifs). La date de l’événement (cf. photo) était chargée de sens pour moi cette année car cela correspondait au jour de mes 44 printemps.

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22 avril : 44 ième anniversaire

En bref, et avant de commencer le récit, tuons le suspense, voici les chiffres bruts :  je termine cette année l’UTA avec un chrono de 14 heures et 5 minutes en 25 ième position sur 234 finishers (soit dans les 11% des finishers) parmi 321 coureurs au départ (soit 27% de taux d’abandon). Le grand vainqueur, Sébastien Goudard, terminera cet UTA en 10 heures et 28 minutes et la première féminine, Lucile Resplandy, en 14 heures et 49 minutes.

Pour ceux qui ne s’intéressent qu’aux chiffres bruts et autres stats concernant ma course je les invite à tout de suite zapper ce qui suit pour aller tout en bas. Pour ceux que cela intéresse, place au récit.

Histoire, littérature et tout ça :

Je commence à prendre mes habitudes et suis un peu toujours la même routine chaque fois que je descends en Aubrac pour participer à la course. Tout d’abord l’avion Paris Orly / Rodez dès le vendredi matin. Direction Rodez pour un déjeuner au café Bras (oui c’est bien de la même famille que les Bras père et fils du restaurant triplement étoilé de Laguiole) qui jouxte le magnifique Musée Soulages. Puis visite de Rodez, puis retour au Café Bras (je suis un pilier de salon de thé pâtisseries) pour l’heure du goûter et déguster les bourriols au chocolat (selon une recette de Michel Bras…voir photo) et autres mets exquis dont un cake carotte/noix génial.

Nous prenons ensuite la direction de Saint Geniez d’Olt (40 minutes de route) pour nous installer à la résidence vacances située dans le Château Ricard avec vue imprenable sur le Lot. Cette année la remise des dossards a lieu dans le gymnase d’arrivée et non plus à Bertholène. J’y croise mon ami Fabrice H. avec qui j’avais terminé ma première UTA en 2015 dans la douleur et la souffrance. Il avait joué le rôle de lièvre et de locomotive sur les 30 derniers kms alors que mes cuisses étaient perclues de courbatures…

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Remise des dossards fin d’AM vendredi 21 avril

Il est 20 heures il est temps de trouver un restaurant pour continuer à manger et se charger…en glycogène. Nous trouvons par hasard le restaurant italien La Louve sur la place principale. Au programme : spaghettis carbonara pour moi « à la française » (car il y a de la crème fraîche alors qu’en Italie la recette n’en comprend pas). Le plat est juste énormissime mais c’est ce dont j’ai besoin pour charger mes stocks.

Retour au château Ricard vers 22 heures. Je m’endors sans difficulté pour me réveiller naturellement sur les coups de 3h45. J’effectue mon test personnel pour checker mes réserves de glycogène : 100 pompes effectuées en 60/30/10. C’est tout bon : glycogène Full Tank ! C’est conforme avec le fait que je n’ai pas couru depuis deux jours (donc faible dépense de réserves) et que j’ai bien axé ma prise alimentaire vers des aliments riches en hydrate de carbone depuis 48 heures (donc confirmation de l’équation : « forte consommation d’hydrate de carbone + faible dépense physique =  stockage de glycogène »). Voilà qui est bon pour le moral.

J’ai environ 30 minutes pour prendre la douche froide, revêtir la panoplie de superhéro traileur et rejoindre à pied à la lueur de la frontale le parking du gymnase pour prendre la navette qui emmènera les coureurs au pied du Château de Bertholène en 30 minutes de lacets sur les départementales aveyronnaises (avoir l’estomac bien accroché car cela tourne).

5h00 : arrivée à Bertholène.

J’aime bien cette ambiance où tous les coureurs se retrouvent dans un espace confiné qui sent l’odeur de camphre ! Non je ne plaisante pas. On y fait des rencontres improbables, on échange quelques mots avec des collègues de Trail que l’on ne reverra plus. Petit florilège de ce que j’ai entendu à travers plusieurs profils (c’est une synthèse de plusieurs éditions dont je force à peine le trait) :

Le profil inquiet : « Alors tu l’as déjà couru ? ». « Il va faire chaud semble-t-il ? ». »Comment je m’habille ? », « heu ils ont dit qu’il allait faire froid…je pars en polaire ».

Le profil sûr de lui : « Moi j’ai couru le marathon des Sables alors tu sais la chaleur, pfuiii m’en fiche!! ».

Le profil médaillé qui déroule son CV : « Et moi j’ai couru l’UT4M, Le Morbihan, Le GRP, les Templiers… alors tu sais cela devrait le faire ici »…

L’audacieux : « moi je n’ai jamais couru une telle distance…que des semi marathons. »

Remarquez je me reconnais un peu dans tous ces profils, on est un peu tout à la fois.

5h45 : le speaker nous invite à quitter le gymnase pour nous rendre sur le promontoire du château de Bertholène : lieu du départ. Nous devons gravir quelques mètres de dénivelés non comptabilisés ceux-là ! Il fait super froid. 5 degrés ? Vivement que les fauves soient lâchés.

Le départ est donné avec quelques minutes de retard, un superbe feu d’artifice est lancé à partir du Château. Le ciel est clair, la lune est belle, pas un seul nuage. J’ai donc laissé ma frontale dans mon sac car on perçoit déjà la clarté de l’aube.

Etape : Bertholène / Saint Côme d’Olt

Je suis probablement dans les derniers car je me suis assez mal positionné dans le sas de départ. Comme d’habitude j’ai un très long temps de chauffe et je trouve que les autres partent comme des boulets de canon probablement à cause d’un effet d’entraînement du groupe des leaders. Et je dois très vite faire une pause technique au bout de 10 minutes si bien qu’en revenant dans le peloton, celui-ci semble avoir disparu, le groupe de coureurs s’est complètement effiloché. Je suis probablement dans les 50 derniers (rappel : 321 coureurs ont pris le départ).

Cette étape est très roulante. Je cours à mon rythme. Le paysage est celui d’une belle campagne. C’est rural. Nous longeons des prés aux vaches (de race Aubrac j’imagine). Des sentiments d’ordre bucolique traversent mon esprit en admirant leur pelage marron. Je les imagine bien persillées après 6 semaine de maturation en entrecôte dans mon assiette après une cuisson basse température sous vide au bain marie à 57 degrés à cœur (via un thermoplongeur) suivi d’un court snackage de 30 secondes par face à 240 degrés dans ma poêle. J’suis sympa…Je vous livre tous mes secrets de cuisson…

Je commence tout juste à me chauffer dans la très forte descente très technique qui mène à Saint Côme d’Olt et je me surprends à être très en jambe alors que l’année dernière j’arrivais un peu fatigué à ce tout premier ravitaillement.

Je rejoins le ravito de Saint Côme d’Olt (km 22) après 2 heures 47 minutes de course (il est 9 heures du matin) :

Tout premier objectif de ce ravito : m’enduire d’écran total car je sens déjà que cela tape assez fort. J’ai déjà depuis longtemps rangé mon coupe vent pour rester en TShirt de running que je ne quitterai plus jusqu’à l’arrivée.

Mon arrêt est assez rapide. Je remplis mes flasques, laissées vides au départ, d’un mélange coca/eau. Je ne prends rien de solide car j’ai ce qu’il faut sur moi (des greenies dont je mange une portion toutes les heures). Pour la caféine, je prends l’équivalent de deux dosettes de café plus le bon Coca aveyronnais.

Je suis pointé à la sortie du ravito en 177 ième position, il est 9h10 du matin (et 3 h 06 min de course) : 15 minutes d’avance par rapport à 2016.

Etape : Saint Côme d’Olt / Laguiole

C’est une étape difficile. Elle est majoritairement en dénivelé positif. Le thermomètre monte assez rapidement. Le peloton s’effiloche beaucoup. Je cours pendant un moment avec deux femmes assez costaudes. L’une parle d’un trail qu’elle aurait couru le dimanche précédent… Je n’y prête pas trop attention. Je suis parfois à son niveau parfois je la rattrape. Pendant une descente dans les sous bois nous sommes un petit groupe à foncer à vive allure, dont cette jeune femme. Or à une intersection nous nous rendons compte que la signalétique a disparu…et pour cause nous sommes en-dehors du parcours depuis… depuis quand justement ? C’est l’angoisse. Nous avons super bien descendu un sentier (hors parcours) que l’on va devoir remonter car nous nous sommes perdus. Et zut… je prends le lead et laisse derrière moi mes collègues. Finalement au bout de quelques minutes nous rejoignons l’intersection manquée, pour retomber sur les bonnes traces.  Perte sur le chrono estimée à 5/10 bonnes minutes.

Il faut faire avec. Et quelques minutes après, un peu déboussolé, je suis encore à deux doigts de me perdre à nouveau en suivant le parcours sur une route lorsqu’un collègue coureur m’interpelle pour me prévenir que je ne suis pas dans la bonne direction.

Je dois semble-t-il déjà accuser un peu le coup puisque je trébuche sur une pierre et fais une chute avant sans gravité. Je vais croiser déjà les premiers coureurs assis sur le rebord du parcours qui abandonnent pour cause de blessure (douleur du genou). Il est clair qu’un Trail comme la Trans Aubrac malmène les articulations car le « revêtement » n’est pas celui d’une piste d’athlétisme avec son tartan synthétique. Ici en Aubrac ce sont des chemins de terre avec des pierres très saillantes qui sollicitent énormément l’articulation des chevilles. Par ailleurs ce type de chemin requiert une attention de tous les instants sur le sol (il faut bien faire attention où l’on pose ses pieds) qui consomment énormément d’énergie et nous empêchent d’avoir le regard sur le balisage qui lui est à hauteur des yeux.

Je vais enfin arriver à Laguiole situé au km 55 après 7h20 de course (il est un peu plus de 13 heures) .

C’est l’étape où l’on récupère son sac de change laissé au départ. Dans mon sac se trouve surtout de la nourriture solide : financiers / greenies / Shortbread et barres chocolatées/pralinées/caramel. Tout est « home made » of course ! Bon, drôle d’idée quand même les barres chocolatées … on laissera tomber pour les prochaines fois : quand il fait aussi chaud cela fond dans le sachet (= mauvais plan !). En revanche c’est toujours un plaisir de se ruer sur mes greenies (sorte de cookies au thé matcha) et financiers amandes déjà testés l’année dernière en Aubrac ou sur la X-Alpine. Je vais également me repasser une bonne couche de crème solaire indice XXL : « non soleil, aucun de tes rayons n’atteindra mon épiderme ! ».

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Je vais à la table du ravito et me fais servir Coca Aveyronnais et une triple dosette de café soluble dans de l’eau chaude. Avec ça je vais être énervé comme le taureau dont la statut figure sur la Place principale de Laguiole ! J’en profite bien entendu pour remplir au max mes flasques d’un mélange coca/eau (soit 1.5 litre sur la poitrine). Après 20 minutes d’arrêt je quitte ce ravito. A la sortie je pointe mon dossard en 77 ième position et 7h 39min de course : 40 minutes d’avance par rapport à 2016  (NB : en 2016 la portion St Côme / Laguiole comprenait 3 kms de plus ! Donc en normalisant à 8min / km l’avance est réduite à 16 minutes)

Etape : Laguiole / Buron de Buales

Et on va attaquer la plus belle partie du parcours avec la montée sur les plateaux de l’Aubrac. Le soleil cogne, il fait chaud mais un vent plutôt frais nous permet de ne pas ressentir la morsure du soleil : et c’est justement le piège pour ceux qui ne se sont pas protégés des rayons. Je me dis que certains coureurs vont passer une mauvaise nuit ce soir en faisant le constat des coups de soleils.

Bon que les choses soient claires et faisons le check up : ingurgiter financiers / greenies / shortbreads arrosés de Coca et Café cela aboutit à un mélange plutôt explosif dans mon ventre. J’y suis allé un peu fort. C’est simple, J’ai l’impression d’avoir une pierre dans l’estomac. A cela il faut compter sur le portage de 1.5 kg de liquide dans mes flasques collées à ma poitrine : et bien j’ai l’impression d’avoir endossé une armure. Bref autant dire que je suis à des années lumières de ressentir des sensations planantes de légèreté. Pour figurer mes sensation et bien il me vient plutôt en tête l’image d’un gros char d’assaut.

Durant les trois heures que vont durer pour moi cette étape je serai incapable de manger quoi que ce soit de solide, sans pour autant en souffrir puisque finalement j’aurai ingurgité suffisamment de calories à Laguiole.

Très belle étape notamment la partie qui passe à travers les pistes de la station de ski où, cela dit en passant, je ferai une nouvelle chute avant. Heureusement je m’étale sur un tapis d’épine de pins : un vrai matelas amortisseur. C’est si confortable que je me serais bien reposé sur ce revêtement doux comme du feutre d’une table de billard pour faire une sieste.

A ce stade de la course on court souvent seul. Je dépasse un à un des coureurs et effectue un compte à rebours dans le classement pour passer le temps : « 54 »…dépassement d’un coureur : « 53 » !…dépassement d’un autre coureur et hop je suis « 52 » ! etc… Bref c’est ma petite occupation intellectuelle du moment : celle d’effectuer des soustractions, pendant qu’il est encore temps. Je sais qu’au bout d’un certain temps sur un Ultra les capacités physiques ne sont pas les seules à être fondamentalement entamées, les capacités intellectuelles également…

J’atteins le sommet du parcours finalement plus vite que dans mon souvenir. Je ressens une vraie jubilation les bras tendus à la vision du panorama qu’un photographe officiel arrivera à immortaliser … pour le site web de l’organisation de la Trans Aubrac : oui oui c’est bien moi !

Et enfin arrive le Buron des Bouals au km 73, il est 16h15 environ…

Lors de ce ravito c’est le festival des bonnes choses à bâfrer manger déguster puisque un ancien chef pâtissier de Bras nous a concocté des verrines et cakes aux noix. Je découvre une excellente spécialité : les farcous, un excellent moyen d’accommoder les blettes. J’ai beaucoup plus de plaisir à prendre du salé.

Je ne vais pas trop m’attarder. Au bout de 10 minutes je passe au pointage où l’on m’annonce que je suis en 35 ième position après 10h 27min de course. Cette portion (Laguiole / Buron de Bouals) aura été courue plus rapidement de 30 minutes vs 2016.

C’est encore une des plus belles partie de cette Trans Aubrac qui va s’offrir à nous d’autant plus que le soleil est moins « mordant » et que ses rayons vont donner une couleur toute particulière aux alpages de ces merveilleux plateaux de l’Aubrac.

Etape finale : Buron de Buales / Saint Geniez d’Olt

Nous allons principalement emprunter des chemins en dénivelé négatif. Oui mais autant vous le dire dans un Ultra Trail le plus dur ce ne sont pas les montées mais les descentes. Je commence à avoir très mal aux quadriceps si bien qu’il ne m’est plus vraiment possible de me laisser aller et « d’envoyer » dans les descentes. J’ai l’impression d’avoir de la limaille de fer entre les fibres musculaires. Je dois en quelque sorte amortir le poids de mon corps dans les descentes, lutter contre la gravité mais justement en n’accélérant pas, en freinant juste ce qu’il faut. Je cours en descente un peu comme quelqu’un qui marcherait sur des œufs, mon attitude doit être étrange vue de l’extérieur. C’est assez frustrant d’autant que j’ai encore de l’énergie. Je ne ressens pas du tout de gêne respiratoire, j’ai plutôt la grande forme. Mon problème est d’ordre inflammatoire.

Nous quittons les plateaux pour nous engouffrer dans la forêt et ses marécages. Nous suivons un cours d’eau après avoir traversé sur quelques mètres un marécage où nous n’avons guère d’autre choix que d’enfoncer nos jambes jusqu’à mi mollet dans de la boue.

Et puis et puis il y a cette « côte de la mort ». Un passage « droit dans le mur » qui est redoutable : court mais toujours redoutable ! Surtout veiller à ne pas glisser et retomber en bas car je crois que l’on ne s’en remet pas. Cela fait un peu penser à la forte pente de Lourtiers / La Chaux de la X-Alpine traversée de nuit l’année dernière.

Et puis cela n’en finit pas de descendre mais le fait de connaître le parcours constitue un avantage indéniable. J’arrive à bien me projeter sur la suite du parcours et à ressentir de mini victoires lors du franchissement de quelques étapes. Je sais que je suis dans la dernière descente qui me conduit vers le Lot. C’est terminé il ne reste que du plat. Et je sais que pour la première fois je ne vais pas avoir besoin de frontale. Enfin les rives du Lot le long de Saint Geniez d’Olt. C’est terminé ! Euh non …. il y a un changement de parcours sur le dernier km ! Incompréhensible. On nous fait longer le Lot beaucoup plus longtemps que lors des précédentes éditions. On contourne un camping, on fait des circonvolutions dans un lotissement !! Ah enfin on aperçoit le gymnase. Je vois Laetitia à son entrée. Photo !!

arrivée 2017

C’est fait ! Done ! Je monte sur l’estrade. Photo avec le speaker.

Premier Ultra de l’année clôturé.

Je termine la dernière portion du parcours (Buron de Bouals / St Geniez d’Olt) en 3h46 soit 20 minutes de mieux que l’année précédente.

CHIFFRES / ANALYSE :

tableau bilan 2017

  • Pas de surprise : le chrono est fonction du volume d’entraînement. Rien de nouveau sous le soleil. Il n’y a pas de formule magique. « Tu travailles, tu mérites, tu récoltes » : Et bien oui, c’est finalement magique. On nous le répète depuis que l’on est tout petit et d’aucuns voudraient croire qu’il y a des raccourcis.
  • Toujours le même protocole d’entraînement :
    • du long et du lent (au minimum 2 heures), monotonie.
    • à jeun le matin.
    • 120 kms de moyenne par semaine.
    • pas de VMA donc pas de blessure (constat gratuit de ma part).
  • Mes principes de nutrition :

I run because

  • Manger surtout en me faisant plaisir : entrecôtes bien persillées (oh oui du gras !), pâtisseries (oh oui du sucre !) : le plaisir avant tout sans aucun contrôle. Surtout ne pas entrer dans le cercle vicieux du « mangeur restreint » qui culpabilise et se flagelle parce qu’il n’aurait pas « mangé sainement » =  Gros construit social. Ma tarte au chocolat c’est avec du vrai chocolat comme ma mousse au choc c’est avec de la vraie crème bien grasse …avec du tofu c’est pas bon. J’ajoute également que : « j’adore le gluten ». Les pâtisseries sans gluten…j’ai testé et c’est pas bon non plus, quoiqu’on die (c’est du Molière dans le texte).
  • « Le gras c’est le goût »
  • 5 œufs en moyenne par jour parce que j’aime ça : sabayon tous les matins au petit déj. / scramble / Eggs bénédictes / omelettes / œufs durs / crème pâtissières etc…

LE MATOS :

  • Hoka One One Speed Goat : besoin de courir au minimum 500 kms pour les faire et me sentir comme dans des charentaises…sinon au début j’ai un peu, beaucoup, mal aux pieds.

ÉPILOGUE :

  • J’ai eu la chance de retourner chez le chef triplement étoilé Sébastien Bras (fils de Michel) à Laguiole le dimanche soir. C’est toujours un moment exceptionnel, hors du temps. Je ne peux que vous recommander d’y aller, c’est juste magique pour les yeux, pour les papilles. Avec des vrais produits : pas de bio, pas d’esbroufe : le goût et le respect du produit avant tout !
  • Finalement j’apprendrai quelques dizaines de minutes après mon arrivée que la jeune coureuse avec laquelle je m’étais perdu au début du parcours n’était autre que Lucile Resplandy, vainqueur de la compétition dans la catégorie féminine en 14 heures et 49 minutes.
  • Grosse surprise de constater que le site Web de la Trans Aubrac utilise actuellement (à l’heure où j’écris ces lignes soit le 28 avril 2017) une photo où je figure sur le point culminant du parcours pour illustrer sa page principale pour l’édition 2018. Merci à l’organisation pour m’avoir mis à l’honneur malgré elle.

NB : concernant la photo de la main page de l’article : veuillez noter que le crédit photo revient à Christophe Angot de Photossports et la TRANS AUBRAC qui est propriétaire de ladite photo.

5 réflexions sur “Récit : les 105 kms de l’Ultra Trans Aubrac 2017

  1. Toujours impressionnant ce Grego là, tu as passé la première féminine de l’étape, chapeau bas. C’est bon tu peux écrire un livre sur ta méthode d’entrainement. Mais dis moi, ton t-shirt résume bien ta folie de la course à pied: tu ne parles que de t’empiffrer de gâteaux 😉
    Trêve de plaisanteries, je vais appliquer ta méthode pour mes prochaines courses et essayer de courir le plus souvent possible et le plus longtemps possible, car aux vues de mon chrono sur le semi de Genève de dimanche dernier, l’entrainement n’a pas bien marché … manque de km, c’est sur je passe à la méthode Grego !!

    1. Hello Sylvain, Bravo pour ta perf sur le semi de Genève : parcours réputé difficile. Et quant à mon T-Shirt : l’idée est bien de dire que « je cours pour manger ! ». Et quant aux méthodes d’entraînement, pas de prosélytisme (oh juste un peu !) : je pense que chacun doit trouver ce qui lui convient le mieux. Pour moi dans l’objectif de faire des Ultra cela marche, en revanche mes chronos sur le court à savoir marathons / semis et 10 kill : aucun changement. Ma VMA n’a pas bougé d’un poil. Et dans ces cerniers cas le fractionné me semble être l’ultime méthode.

  2. valmente

    super aventure et toujours aussi bien racontée, Greg. Merci surtout pour ton analyse et ton retour d’expérience sur chacune de tes courses, j’apprécie toujours ce précieux partage.
    petite question : tu es donc parti à jeun le matin de ton ultra ?
    autre question : tu as des flasks ou des bidons de 750ml chacun sur le devant de ton sac ?

    je confirme en tous cas les bienfaits de la « méthode » : courir très souvent, en endurance (pour ma part 5 à 6 fois par semaine, minimum 1h vers 6h du matin, à jeun bien sûr)… j’ai pu boucler soit des courses très courtes (<20km) à une vitesse que je n'avais jamais atteinte jusque là en accélérant jusqu'au bout et des ultras de 70 km en pouvant courir là où je pouvais le faire et en doublant celles et ceux qui marchaient dans ces endroits là.
    Prochain test : mon 1er marathon route dans les côtes de Blaye ce samedi.

    pour info, je confirme que ton terrain d'entrainement quotidien permet de varier vraiment avec ces montées courtes et longues et les descentes associées, m'étant promenée autour et à l'intérieur des Buttes Chaumont ce dimanche – dédicace pour toi 😉 pour travailler la force des quadris et refaire de la fibre j'y verrais bien qq belles accélérations répétées dans les longues descentes … bref tu as un super microcircuit que je t'envie car il me faut courir 10 km au moins pour trouver qq rues en pentes par chez moi mais e vais devoir trouver une solution !

    1. Hello Val, Et bien le matin de l’Ultra je suis parti l’estomac assez léger il est vrai. Pas complètement à jeun (deux tranches de pain de mémoire) mais deux bonnes tasses de thé. Je préfère m’alimenter durant la course quand mon organisme le réclame. Il s’agit bien de flasque (2* 750 ml) qui entrent dans les poches avant du sac. Oui comme tu as pu le voir le trottoir de ceinture des Buttes Chaumont est sympa, et je n’entre jamais à l’intérieur en fait… Cela dit pour les descentes c’est encore un peu juste il faudrait effectivement que j’entre à l’intérieur et que j’accélère franchement…mais ce n’est pas vraiment l’exercice le plus adapté j’aurais besoin d’un parcours encore plus pentu et heurté pour vraiment simuler les conditions réelles d’un trail en haute montagne. Dans ce dernier cas l’impact et donc le poids de ton corps est encore plus important et l’énergie à absorber par les quadriceps encore plus forte. Bonne chance pour ton marathon montagnes russes : c’est extrêmement difficile ce type d’épreuve, je m’y casserais les dents (façon de parler). Bon courage à toi.

      1. valmente

        Un ami qui fait des ultras en montagne s’enfile des dizaines de descentes à fond sur la rampe en béton à côté du funiculaire de Montmartre 🙂 sinon tu peux faire du myocrossmax si les pentes sont trop courtes (chaise en bas et en haut et sprint dans les côtes).
        Merci pour tes encouragements !

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