Trail Verbier Saint Bernard : pourquoi je m’aligne encore sur la X-Alpine ?

  • 8400 m de dénivelé positif
  • autant en négatif, et croyez moi c’est l’accumulation de descentes le plus dur, pas vraiment les montées…
  • sur 111 kilomètres de distance.
  • départ à 4 heures du matin
  • environ 30 heures de course pour la moyenne des finishers mais…
  • moins de 1 coureur sur 2 qui franchit la ligne d’arrivée.

voilà en quelques mots à quoi ressemble l’épreuve reine du TVSB. Mais peut on résumer en quelques chiffres ce qui reste pour moi la plus belle épreuve sportive à laquelle j’ai participé jusqu’à maintenant ?

Le 8 juillet 2017 je serai donc au départ de ma troisième X-Alpine consécutive.

En 2015 j’avais abandonné la mort dans l’âme : le récit.

En 2016 je suis finisher : le récit.

Et cette année je me fixe l’objectif d’arriver avant l’aube à Verbier soit moins de 25 heures de course. Il est vrai que le target de moins de 24 heures est symbolique et fait plus de sens. Mais soyons réaliste cela ne m’est pas possible et réservé à des super cracks scorant plus de 650 au classement ITRA (moi je suis à 618).

Je ne peux m’empêcher d’y penser tous les matins lors ma morning routine.

Mais peut-on résister à ça (cf. vidéo ci-dessous) ? C’était l’année dernière, j’y étais et cela demeure toujours une de mes plus belles émotions d’Ultra Trail.

Prépa UTMB 2017 : restent trois mois devant après 5 mois derrière

Le temps passe à toute vitesse et c’est avec un bon état de forme que je conclus ce mois de mai avec 500 kms d’entraînement de course à pied tout rond répartis sur 23 séances.

prepa mai 2017

En bref mai demeure un « mois normal » même s’il ne se caractérise pas encore par une régularité d’horloger. Je compte deux périodes de trois jours consécutifs sans entraînement…et cela se paye cash !

Grosso modo : « 3 jours d’arrêt consécutifs = 3 jours à minima pour retrouver son état de forme initial. »

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Au niveau décoration de l’appartement je possède désormais une belle oeuvre en relief sur le mur avec de jolis points oranges et verts.

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Récit : les 105 kms de l’Ultra Trans Aubrac 2017

Je viens de tourner la page sur ma troisième participation consécutive à l’épreuve de Trail qui commence à compter pour moi à savoir l’Ultra Trans Aubrac (105 kms et 3400 m de dénivelés positifs). La date de l’événement (cf. photo) était chargée de sens pour moi cette année car cela correspondait au jour de mes 44 printemps.

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22 avril : 44 ième anniversaire

En bref, et avant de commencer le récit, tuons le suspense, voici les chiffres bruts :  je termine cette année l’UTA avec un chrono de 14 heures et 5 minutes en 25 ième position sur 234 finishers (soit dans les 11% des finishers) parmi 321 coureurs au départ (soit 27% de taux d’abandon). Le grand vainqueur, Sébastien Goudard, terminera cet UTA en 10 heures et 28 minutes et la première féminine, Lucile Resplandy, en 14 heures et 49 minutes.

Pour ceux qui ne s’intéressent qu’aux chiffres bruts et autres stats concernant ma course je les invite à tout de suite zapper ce qui suit pour aller tout en bas. Pour ceux que cela intéresse, place au récit.

Histoire, littérature et tout ça :

Je commence à prendre mes habitudes et suis un peu toujours la même routine chaque fois que je descends en Aubrac pour participer à la course. Tout d’abord l’avion Paris Orly / Rodez dès le vendredi matin. Direction Rodez pour un déjeuner au café Bras (oui c’est bien de la même famille que les Bras père et fils du restaurant triplement étoilé de Laguiole) qui jouxte le magnifique Musée Soulages. Puis visite de Rodez, puis retour au Café Bras (je suis un pilier de salon de thé pâtisseries) pour l’heure du goûter et déguster les bourriols au chocolat (selon une recette de Michel Bras…voir photo) et autres mets exquis dont un cake carotte/noix génial.

Nous prenons ensuite la direction de Saint Geniez d’Olt (40 minutes de route) pour nous installer à la résidence vacances située dans le Château Ricard avec vue imprenable sur le Lot. Cette année la remise des dossards a lieu dans le gymnase d’arrivée et non plus à Bertholène. J’y croise mon ami Fabrice H. avec qui j’avais terminé ma première UTA en 2015 dans la douleur et la souffrance. Il avait joué le rôle de lièvre et de locomotive sur les 30 derniers kms alors que mes cuisses étaient perclues de courbatures…

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Remise des dossards fin d’AM vendredi 21 avril

Il est 20 heures il est temps de trouver un restaurant pour continuer à manger et se charger…en glycogène. Nous trouvons par hasard le restaurant italien La Louve sur la place principale. Au programme : spaghettis carbonara pour moi « à la française » (car il y a de la crème fraîche alors qu’en Italie la recette n’en comprend pas). Le plat est juste énormissime mais c’est ce dont j’ai besoin pour charger mes stocks.

Retour au château Ricard vers 22 heures. Je m’endors sans difficulté pour me réveiller naturellement sur les coups de 3h45. J’effectue mon test personnel pour checker mes réserves de glycogène : 100 pompes effectuées en 60/30/10. C’est tout bon : glycogène Full Tank ! C’est conforme avec le fait que je n’ai pas couru depuis deux jours (donc faible dépense de réserves) et que j’ai bien axé ma prise alimentaire vers des aliments riches en hydrate de carbone depuis 48 heures (donc confirmation de l’équation : « forte consommation d’hydrate de carbone + faible dépense physique =  stockage de glycogène »). Voilà qui est bon pour le moral.

J’ai environ 30 minutes pour prendre la douche froide, revêtir la panoplie de superhéro traileur et rejoindre à pied à la lueur de la frontale le parking du gymnase pour prendre la navette qui emmènera les coureurs au pied du Château de Bertholène en 30 minutes de lacets sur les départementales aveyronnaises (avoir l’estomac bien accroché car cela tourne).

5h00 : arrivée à Bertholène.

J’aime bien cette ambiance où tous les coureurs se retrouvent dans un espace confiné qui sent l’odeur de camphre ! Non je ne plaisante pas. On y fait des rencontres improbables, on échange quelques mots avec des collègues de Trail que l’on ne reverra plus. Petit florilège de ce que j’ai entendu à travers plusieurs profils (c’est une synthèse de plusieurs éditions dont je force à peine le trait) :

Le profil inquiet : « Alors tu l’as déjà couru ? ». « Il va faire chaud semble-t-il ? ». »Comment je m’habille ? », « heu ils ont dit qu’il allait faire froid…je pars en polaire ».

Le profil sûr de lui : « Moi j’ai couru le marathon des Sables alors tu sais la chaleur, pfuiii m’en fiche!! ».

Le profil médaillé qui déroule son CV : « Et moi j’ai couru l’UT4M, Le Morbihan, Le GRP, les Templiers… alors tu sais cela devrait le faire ici »…

L’audacieux : « moi je n’ai jamais couru une telle distance…que des semi marathons. »

Remarquez je me reconnais un peu dans tous ces profils, on est un peu tout à la fois.

5h45 : le speaker nous invite à quitter le gymnase pour nous rendre sur le promontoire du château de Bertholène : lieu du départ. Nous devons gravir quelques mètres de dénivelés non comptabilisés ceux-là ! Il fait super froid. 5 degrés ? Vivement que les fauves soient lâchés.

Le départ est donné avec quelques minutes de retard, un superbe feu d’artifice est lancé à partir du Château. Le ciel est clair, la lune est belle, pas un seul nuage. J’ai donc laissé ma frontale dans mon sac car on perçoit déjà la clarté de l’aube.

Etape : Bertholène / Saint Côme d’Olt

Je suis probablement dans les derniers car je me suis assez mal positionné dans le sas de départ. Comme d’habitude j’ai un très long temps de chauffe et je trouve que les autres partent comme des boulets de canon probablement à cause d’un effet d’entraînement du groupe des leaders. Et je dois très vite faire une pause technique au bout de 10 minutes si bien qu’en revenant dans le peloton, celui-ci semble avoir disparu, le groupe de coureurs s’est complètement effiloché. Je suis probablement dans les 50 derniers (rappel : 321 coureurs ont pris le départ).

Cette étape est très roulante. Je cours à mon rythme. Le paysage est celui d’une belle campagne. C’est rural. Nous longeons des prés aux vaches (de race Aubrac j’imagine). Des sentiments d’ordre bucolique traversent mon esprit en admirant leur pelage marron. Je les imagine bien persillées après 6 semaine de maturation en entrecôte dans mon assiette après une cuisson basse température sous vide au bain marie à 57 degrés à cœur (via un thermoplongeur) suivi d’un court snackage de 30 secondes par face à 240 degrés dans ma poêle. J’suis sympa…Je vous livre tous mes secrets de cuisson…

Je commence tout juste à me chauffer dans la très forte descente très technique qui mène à Saint Côme d’Olt et je me surprends à être très en jambe alors que l’année dernière j’arrivais un peu fatigué à ce tout premier ravitaillement.

Je rejoins le ravito de Saint Côme d’Olt (km 22) après 2 heures 47 minutes de course (il est 9 heures du matin) :

Tout premier objectif de ce ravito : m’enduire d’écran total car je sens déjà que cela tape assez fort. J’ai déjà depuis longtemps rangé mon coupe vent pour rester en TShirt de running que je ne quitterai plus jusqu’à l’arrivée.

Mon arrêt est assez rapide. Je remplis mes flasques, laissées vides au départ, d’un mélange coca/eau. Je ne prends rien de solide car j’ai ce qu’il faut sur moi (des greenies dont je mange une portion toutes les heures). Pour la caféine, je prends l’équivalent de deux dosettes de café plus le bon Coca aveyronnais.

Je suis pointé à la sortie du ravito en 177 ième position, il est 9h10 du matin (et 3 h 06 min de course) : 15 minutes d’avance par rapport à 2016.

Etape : Saint Côme d’Olt / Laguiole

C’est une étape difficile. Elle est majoritairement en dénivelé positif. Le thermomètre monte assez rapidement. Le peloton s’effiloche beaucoup. Je cours pendant un moment avec deux femmes assez costaudes. L’une parle d’un trail qu’elle aurait couru le dimanche précédent… Je n’y prête pas trop attention. Je suis parfois à son niveau parfois je la rattrape. Pendant une descente dans les sous bois nous sommes un petit groupe à foncer à vive allure, dont cette jeune femme. Or à une intersection nous nous rendons compte que la signalétique a disparu…et pour cause nous sommes en-dehors du parcours depuis… depuis quand justement ? C’est l’angoisse. Nous avons super bien descendu un sentier (hors parcours) que l’on va devoir remonter car nous nous sommes perdus. Et zut… je prends le lead et laisse derrière moi mes collègues. Finalement au bout de quelques minutes nous rejoignons l’intersection manquée, pour retomber sur les bonnes traces.  Perte sur le chrono estimée à 5/10 bonnes minutes.

Il faut faire avec. Et quelques minutes après, un peu déboussolé, je suis encore à deux doigts de me perdre à nouveau en suivant le parcours sur une route lorsqu’un collègue coureur m’interpelle pour me prévenir que je ne suis pas dans la bonne direction.

Je dois semble-t-il déjà accuser un peu le coup puisque je trébuche sur une pierre et fais une chute avant sans gravité. Je vais croiser déjà les premiers coureurs assis sur le rebord du parcours qui abandonnent pour cause de blessure (douleur du genou). Il est clair qu’un Trail comme la Trans Aubrac malmène les articulations car le « revêtement » n’est pas celui d’une piste d’athlétisme avec son tartan synthétique. Ici en Aubrac ce sont des chemins de terre avec des pierres très saillantes qui sollicitent énormément l’articulation des chevilles. Par ailleurs ce type de chemin requiert une attention de tous les instants sur le sol (il faut bien faire attention où l’on pose ses pieds) qui consomment énormément d’énergie et nous empêchent d’avoir le regard sur le balisage qui lui est à hauteur des yeux.

Je vais enfin arriver à Laguiole situé au km 55 après 7h20 de course (il est un peu plus de 13 heures) .

C’est l’étape où l’on récupère son sac de change laissé au départ. Dans mon sac se trouve surtout de la nourriture solide : financiers / greenies / Shortbread et barres chocolatées/pralinées/caramel. Tout est « home made » of course ! Bon, drôle d’idée quand même les barres chocolatées … on laissera tomber pour les prochaines fois : quand il fait aussi chaud cela fond dans le sachet (= mauvais plan !). En revanche c’est toujours un plaisir de se ruer sur mes greenies (sorte de cookies au thé matcha) et financiers amandes déjà testés l’année dernière en Aubrac ou sur la X-Alpine. Je vais également me repasser une bonne couche de crème solaire indice XXL : « non soleil, aucun de tes rayons n’atteindra mon épiderme ! ».

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Je vais à la table du ravito et me fais servir Coca Aveyronnais et une triple dosette de café soluble dans de l’eau chaude. Avec ça je vais être énervé comme le taureau dont la statut figure sur la Place principale de Laguiole ! J’en profite bien entendu pour remplir au max mes flasques d’un mélange coca/eau (soit 1.5 litre sur la poitrine). Après 20 minutes d’arrêt je quitte ce ravito. A la sortie je pointe mon dossard en 77 ième position et 7h 39min de course : 40 minutes d’avance par rapport à 2016  (NB : en 2016 la portion St Côme / Laguiole comprenait 3 kms de plus ! Donc en normalisant à 8min / km l’avance est réduite à 16 minutes)

Etape : Laguiole / Buron de Buales

Et on va attaquer la plus belle partie du parcours avec la montée sur les plateaux de l’Aubrac. Le soleil cogne, il fait chaud mais un vent plutôt frais nous permet de ne pas ressentir la morsure du soleil : et c’est justement le piège pour ceux qui ne se sont pas protégés des rayons. Je me dis que certains coureurs vont passer une mauvaise nuit ce soir en faisant le constat des coups de soleils.

Bon que les choses soient claires et faisons le check up : ingurgiter financiers / greenies / shortbreads arrosés de Coca et Café cela aboutit à un mélange plutôt explosif dans mon ventre. J’y suis allé un peu fort. C’est simple, J’ai l’impression d’avoir une pierre dans l’estomac. A cela il faut compter sur le portage de 1.5 kg de liquide dans mes flasques collées à ma poitrine : et bien j’ai l’impression d’avoir endossé une armure. Bref autant dire que je suis à des années lumières de ressentir des sensations planantes de légèreté. Pour figurer mes sensation et bien il me vient plutôt en tête l’image d’un gros char d’assaut.

Durant les trois heures que vont durer pour moi cette étape je serai incapable de manger quoi que ce soit de solide, sans pour autant en souffrir puisque finalement j’aurai ingurgité suffisamment de calories à Laguiole.

Très belle étape notamment la partie qui passe à travers les pistes de la station de ski où, cela dit en passant, je ferai une nouvelle chute avant. Heureusement je m’étale sur un tapis d’épine de pins : un vrai matelas amortisseur. C’est si confortable que je me serais bien reposé sur ce revêtement doux comme du feutre d’une table de billard pour faire une sieste.

A ce stade de la course on court souvent seul. Je dépasse un à un des coureurs et effectue un compte à rebours dans le classement pour passer le temps : « 54 »…dépassement d’un coureur : « 53 » !…dépassement d’un autre coureur et hop je suis « 52 » ! etc… Bref c’est ma petite occupation intellectuelle du moment : celle d’effectuer des soustractions, pendant qu’il est encore temps. Je sais qu’au bout d’un certain temps sur un Ultra les capacités physiques ne sont pas les seules à être fondamentalement entamées, les capacités intellectuelles également…

J’atteins le sommet du parcours finalement plus vite que dans mon souvenir. Je ressens une vraie jubilation les bras tendus à la vision du panorama qu’un photographe officiel arrivera à immortaliser … pour le site web de l’organisation de la Trans Aubrac : oui oui c’est bien moi !

Et enfin arrive le Buron des Bouals au km 73, il est 16h15 environ…

Lors de ce ravito c’est le festival des bonnes choses à bâfrer manger déguster puisque un ancien chef pâtissier de Bras nous a concocté des verrines et cakes aux noix. Je découvre une excellente spécialité : les farcous, un excellent moyen d’accommoder les blettes. J’ai beaucoup plus de plaisir à prendre du salé.

Je ne vais pas trop m’attarder. Au bout de 10 minutes je passe au pointage où l’on m’annonce que je suis en 35 ième position après 10h 27min de course. Cette portion (Laguiole / Buron de Bouals) aura été courue plus rapidement de 30 minutes vs 2016.

C’est encore une des plus belles partie de cette Trans Aubrac qui va s’offrir à nous d’autant plus que le soleil est moins « mordant » et que ses rayons vont donner une couleur toute particulière aux alpages de ces merveilleux plateaux de l’Aubrac.

Etape finale : Buron de Buales / Saint Geniez d’Olt

Nous allons principalement emprunter des chemins en dénivelé négatif. Oui mais autant vous le dire dans un Ultra Trail le plus dur ce ne sont pas les montées mais les descentes. Je commence à avoir très mal aux quadriceps si bien qu’il ne m’est plus vraiment possible de me laisser aller et « d’envoyer » dans les descentes. J’ai l’impression d’avoir de la limaille de fer entre les fibres musculaires. Je dois en quelque sorte amortir le poids de mon corps dans les descentes, lutter contre la gravité mais justement en n’accélérant pas, en freinant juste ce qu’il faut. Je cours en descente un peu comme quelqu’un qui marcherait sur des œufs, mon attitude doit être étrange vue de l’extérieur. C’est assez frustrant d’autant que j’ai encore de l’énergie. Je ne ressens pas du tout de gêne respiratoire, j’ai plutôt la grande forme. Mon problème est d’ordre inflammatoire.

Nous quittons les plateaux pour nous engouffrer dans la forêt et ses marécages. Nous suivons un cours d’eau après avoir traversé sur quelques mètres un marécage où nous n’avons guère d’autre choix que d’enfoncer nos jambes jusqu’à mi mollet dans de la boue.

Et puis et puis il y a cette « côte de la mort ». Un passage « droit dans le mur » qui est redoutable : court mais toujours redoutable ! Surtout veiller à ne pas glisser et retomber en bas car je crois que l’on ne s’en remet pas. Cela fait un peu penser à la forte pente de Lourtiers / La Chaux de la X-Alpine traversée de nuit l’année dernière.

Et puis cela n’en finit pas de descendre mais le fait de connaître le parcours constitue un avantage indéniable. J’arrive à bien me projeter sur la suite du parcours et à ressentir de mini victoires lors du franchissement de quelques étapes. Je sais que je suis dans la dernière descente qui me conduit vers le Lot. C’est terminé il ne reste que du plat. Et je sais que pour la première fois je ne vais pas avoir besoin de frontale. Enfin les rives du Lot le long de Saint Geniez d’Olt. C’est terminé ! Euh non …. il y a un changement de parcours sur le dernier km ! Incompréhensible. On nous fait longer le Lot beaucoup plus longtemps que lors des précédentes éditions. On contourne un camping, on fait des circonvolutions dans un lotissement !! Ah enfin on aperçoit le gymnase. Je vois Laetitia à son entrée. Photo !!

arrivée 2017

C’est fait ! Done ! Je monte sur l’estrade. Photo avec le speaker.

Premier Ultra de l’année clôturé.

Je termine la dernière portion du parcours (Buron de Bouals / St Geniez d’Olt) en 3h46 soit 20 minutes de mieux que l’année précédente.

CHIFFRES / ANALYSE :

tableau bilan 2017

  • Pas de surprise : le chrono est fonction du volume d’entraînement. Rien de nouveau sous le soleil. Il n’y a pas de formule magique. « Tu travailles, tu mérites, tu récoltes » : Et bien oui, c’est finalement magique. On nous le répète depuis que l’on est tout petit et d’aucuns voudraient croire qu’il y a des raccourcis.
  • Toujours le même protocole d’entraînement :
    • du long et du lent (au minimum 2 heures), monotonie.
    • à jeun le matin.
    • 120 kms de moyenne par semaine.
    • pas de VMA donc pas de blessure (constat gratuit de ma part).
  • Mes principes de nutrition :

I run because

  • Manger surtout en me faisant plaisir : entrecôtes bien persillées (oh oui du gras !), pâtisseries (oh oui du sucre !) : le plaisir avant tout sans aucun contrôle. Surtout ne pas entrer dans le cercle vicieux du « mangeur restreint » qui culpabilise et se flagelle parce qu’il n’aurait pas « mangé sainement » =  Gros construit social. Ma tarte au chocolat c’est avec du vrai chocolat comme ma mousse au choc c’est avec de la vraie crème bien grasse …avec du tofu c’est pas bon. J’ajoute également que : « j’adore le gluten ». Les pâtisseries sans gluten…j’ai testé et c’est pas bon non plus, quoiqu’on die (c’est du Molière dans le texte).
  • « Le gras c’est le goût »
  • 5 œufs en moyenne par jour parce que j’aime ça : sabayon tous les matins au petit déj. / scramble / Eggs bénédictes / omelettes / œufs durs / crème pâtissières etc…

LE MATOS :

  • Hoka One One Speed Goat : besoin de courir au minimum 500 kms pour les faire et me sentir comme dans des charentaises…sinon au début j’ai un peu, beaucoup, mal aux pieds.

ÉPILOGUE :

  • J’ai eu la chance de retourner chez le chef triplement étoilé Sébastien Bras (fils de Michel) à Laguiole le dimanche soir. C’est toujours un moment exceptionnel, hors du temps. Je ne peux que vous recommander d’y aller, c’est juste magique pour les yeux, pour les papilles. Avec des vrais produits : pas de bio, pas d’esbroufe : le goût et le respect du produit avant tout !
  • Finalement j’apprendrai quelques dizaines de minutes après mon arrivée que la jeune coureuse avec laquelle je m’étais perdu au début du parcours n’était autre que Lucile Resplandy, vainqueur de la compétition dans la catégorie féminine en 14 heures et 49 minutes.
  • Grosse surprise de constater que le site Web de la Trans Aubrac utilise actuellement (à l’heure où j’écris ces lignes soit le 28 avril 2017) une photo où je figure sur le point culminant du parcours pour illustrer sa page principale pour l’édition 2018. Merci à l’organisation pour m’avoir mis à l’honneur malgré elle.

NB : concernant la photo de la main page de l’article : veuillez noter que le crédit photo revient à Christophe Angot de Photossports et la TRANS AUBRAC qui est propriétaire de ladite photo.

Prépa UTMB 2017 : le point à la fin du mois d’avril. « Mid Point till the race ».

Et bien me voici déjà au milieu de ma période de préparation à l’UTMB qui se tiendra le 1er septembre prochain. Il s’est déjà écoulé 4 mois complets d’entraînements et il reste … 4 mois complets d’ici l’échéance. Le temps passe finalement très très vite.

Ce mois d’avril a été marqué par ma première épreuve d’Ultra Trail de l’année via la Trans Aubrac. La performance est plutôt satisfaisante même si elle met en lumière (j’y reviendrai dans mon récit en cours de rédaction) une grande faiblesse (toujours la même) quant à la capacité de mes quadriceps à encaisser les descentes après 80 kms. Et l’UTMB est une course qui durera pour moi plus de 35 heures. Je crains de devoir terminer à quatre pattes ou de devoir parfaire ma technique des « roulades avants » dans les descentes sur la dernière partie du parcours…si je ne trouve pas une solution pour « casser de la fibre musculaire » lors des dernières semaines d’entraînement. La X-Alpine que je courrai les 8/9 juillet devrait le permettre. Cela dit je n’ai pas l’assurance que la reconstruction musculaire tiendra les 8 semaines qui resteront à courir d’ici l’UTMB. Selon le principe du « Use it or Loose It » les 8 semaines d’entraînement sur Paris intra muros post X-Alpine ne me permettront pas d’entretenir les cuisses en béton que je me serai forgées durant la dernière épreuve test helvétique : ces capacités d’adaptation disparaîtront doucement mais surement d’ici l’échéance UTMB. A moins à moins…de programmer un trail hyper technique début août ? Mais cela est hors de question puisque cela ne peut pas coller avec mon agenda familial… :-)) Mes proches dans la confidence comprendront pourquoi je dois rester à demeure.

BILAN CHIFFRE DU MOIS D’AVRIL :

Finalement un petit mois en terme de fréquence puisque j’ai été OFF 10 jours. Mais il faut noter que j’ai dû m’octroyer 6 jours consécutifs d’arrêt de la course à pied suite à la Trans Aubrac pour me permettre de soulager totalement les muscles de mes jambes et de me reconstruire. En revanche en terme de volume ce mois d’avril aura été le plus conséquent : toujours Trans Aubrac oblige. Je signe ma plus grosse semaine de l’année avec 184 kms environ sur la troisième semaine du mois.

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Ultra Trans Aubrac 2017 : J-4

Ultra Trans Aubrac (105 kms et 3600 D+) : il ne reste plus que 4 jours avant mon premier Trail de l’année. Premier rendez vous avec un plus de 100 bornes pour me rappeler ce à quoi ressemble une épreuve au long cours (qui devrait durer pour moi plus de 14 heures). C’est aussi une épreuve de réglage du matériel avec en ligne de mire l’UTMB.

Mais finalement si je participe pour la troisième fois consécutive à ce trail (après 2015 et 2016) ce n’est pas seulement parce que cela me permet de m’entraîner à la discipline, ni parce que cette année cela tombe le jour de mon anniversaire, mais parce qu’avant tout …

L’Aubrac, je trouve que c’est très beau !

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Le point sur l’entraînement / préparation par rapport aux précédentes sessions :

UTA

Cette année c’est avec encore un peu plus de volume que je m’aligne cette année sur la ligne de départ de Bertholène. Si l’on part du principe que je cours à 6min / km en moyenne lors de mes séances matinales cela fait une moyenne de 110 kms par semaine sur le dernier mois. J’ai remarqué que mon économie de course était meilleure que l’année dernière si j’en crois mes pulsations moyennes sur mes séances. Je précise que mon protocole d’entraîment est totalement identique à celui de l’année dernière…et à celui de l’année précédente. Je vous livre mon copie colle :

« Avec constance ma préparation a été effectuée. A l’instar de celle produite pour la SaintéLyon. Toujours la même routine :

1/ des séances matinales de 5h30 à 7h30 à jeun.

2/ en endurance fondamentale sur les sensations.

3/ durée : environ 2 heures.

4/ terrain de jeu : le trottoir de ceinture de la grille du Parc des Buttes Chaumont.

parcours

Pas de « séances dures » de type VMA ou seuil. »

OBJECTIF pour cette année :

Tenter les « moins de 15 heures » et entrer dans le deuxième décile des finishers (pour le 1er on oubliera) !

Prépa UTMB 2017 : le point à la fin du mois de mars

Depuis le début de l’année 2017 toutes mes séances de course à pied sont faites dans mon esprit en ayant en ligne de mire un seul et unique objectif : être finisher de l’UTMB  (Ultra Trail du Mont Blanc) soit 170 kms et 10 000 D+/D-. Ceux qui me suivent lisent commencent à le savoir maintenant ! Cette course a lieu le 1er septembre prochain.

Bref, faisons le point sur ce troisième mois de préparation que je titrerai : « les mois se suivent mais ne se ressemblent pas ».

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Un mois en dents de scie en terme d’assiduité à mes séances de course à pied matinale. Le semi marathon de Paris a donné un vrai coup d’arrêt à ma « morning routine ». Comme il est dur de reprendre le fil lorsque le rythme est enrayé. Je termine le mois de mars avec un niveau de forme physique qui est inférieur à celui que j’avais fin février. A noter que mon pic de forme enregistré et ressenti mi janvier…et bien je ne l’ai toujours pas retrouvé.

Pourquoi ce mois de mars mi figue mi raisin?

Ma participation au semi marathon de Paris a engendré 3 jours de coupures qui ont un peu grippé la machine. En effet, le fait de me mettre à courir avec des chaussures légères de 170 grammes trois jours avant le semi (alors que je ne cours exclusivement qu’en chaussures de trail Hoka One One depuis le marathon de Berlin en septembre) a occasionné une petite douleur au tendon d’achille lors de cette épreuve courte et rapide. Cette douleur m’a inquiété quelques jours (d’où l’arrêt et la baisse de moral qui en ont découlé). J’ai dû me remettre à faire des air squat (ma thérapie) pour la faire disparaître complètement, ce qui a demandé 10 jours.

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« L’entraînement en course à pied c’est ingrat ! »

C’est mon expression favorite depuis quelque temps. Pourquoi ?

  • On perd assez vite ce que l’on semble comme acquis. Je fais l’amer expérience de constater qu’il suffit de s’arrêter quelques jours pour devoir se retrouver encore au pied du mur. Trois petits jours OFF consécutifs suffisent à reculer à l’étage inférieur. Et il faut plus de trois jours consécutifs de course à pied pour retrouver son niveau d’aisance initial. Je n’arrive pas trop à comprendre quels sont les facteurs explicatifs.
  • Difficulté à isoler les facteurs expliquant son état de forme. Le sommeil ? Parfois j’ai mal dormi et je fais une super séance. L’alimentation ? Oui d’accord il arrive qu’un dîner trop lourd précède une mauvaise séance. Or l’inverse existe aussi.

Bref c’est à en perdre son latin. Le caractère versatile de l’aisance avec laquelle je « vis mes séances » matinales de 23 kms fait partie du jeu et je l’accepte. Je chausse mes chaussures de runnings presque tous les matins à 5 heures sur les escaliers du palier de mon immeuble en me demandant quelle boule je vais tirer dans l’urne : Est-ce une séance avec des sensations extraordinaires ? une séance avec des enclumes aux chevilles ? Une séance bof bof bof ? J’ai assez vite la réponse lors des premiers hectomètres de la rue Montorgueil et Réaumur encore endormies en prenant la direction des Buttes Chaumont.

Première épreuve test : l’Ultra Trans Aubrac le 22 avril 2017 !

Dans moins de 15 jours je participerai à ma troisième Trans Aubrac consécutive après ma participation en 2015 et 2016. C’est avec un grand plaisir qu’enfin je vois dans ma ligne de mire se rapprocher ce Trail de 105 kms et 3400 m de D+ dans une des plus belles régions de France. Il me tarde de changer un peu de terrain de jeu. Les ronds autour du Parc des Buttes Chaumont commencent un peu à me donner le tournis… c’est peut être de là que vient mon petit coup de blues du mois de mars ?

Récit : Semi Marathon de Paris 2017

7h54 : Paris quartier Montorgueil / Les Halles : je me réveille alors que je prends le départ dans 1h05 min à Vincennes. Bref je ne suis pas vraiment en avance. Je n’ai pas le temps de prendre un petit déjeuner. Je bois deux ou trois gorgées d’eau et quelques morceaux d’oranges confites trouvées dans le placard. Cela dit je me sens encore bien lesté par le dîner de la veille où je n’ai pas lésiné sur les mets : charcuterie corse, velouté de carotte, deux assiettes énormes de blanquettes de dinde accompagné de riz, un entremet au chocolat, un flan pâtissier et trois financiers taille XXL (c’est comme ça que je les pâtisse).

En définitive la nuit a été lourde… tout comme l’est mon estomac.

Je file prendre le RER aux Halles au pied de chez moi, le train est à quai et finalement je me retrouve 30 minutes après mon réveil déjà … à Vincennes. C’était finalement express, tout se goupille très bien. Je file vers la consigne et en moins de 5 minutes y dépose mon sac de change. Direction les sas de départ et notamment celui des « moins de 1h35 » (en jaune)…assez surprenant de se retrouver en plein milieu de coureurs alors que je me suis réveillé il n’y a même pas une heure. Oui on peut le dire : « j’ai la tête dans un seau » mais il faudra bien faire avec. Une chance qu’il ne pleuve pas encore.

TOP DÉPART : et il se met à pleuvoir !

Et il va se mettre à pleuvoir des cordes pendant toute la course.

Mes sensations au niveau cardio sont très bonnes. En fait je suis plutôt bien gêné par mon ventre tendu comme une peau de tambour. Je sens toujours bien le repas de la veille. Au moins on ne pourra pas dire que j’étais low glycogène durant cette course : j’ai les stocks à niveau. On peut même dire qu’il y a trop plein…dans les intestins. Je me sens moyen moyen. Il va falloir que je m’arrête à un moment ou l’autre.

5ième kilomètre : 22′ 44 » soit 4′ 27 » au km (cela sera mon allure la plus rapide).

Bon et bien maintenant on se prend des seaux d’eau sur la tête : ambiance dantesque. « c’est la guerre mon colonel » ! J’ai l’impression d’être un personnage d’un film de guerre où tous les coureurs luttent et foncent dans la même direction affrontant les éléments qui se déchaînent sur nos têtes. Bon c’est pas tout mais j’ai mal au ventre : l’arrêt s’impose impérativement. Juste avant la Place de la Bastille je prends une transverse sur la gauche et m’isole entre deux voitures stationnées, presque une minute d’arrêt le temps de faire son job. Et c’est reparti pour réintégrer le flot de coureurs même si je ne peux pas emprunter une bretelle d’autoroute me permettant d’accélérer et de retourner dans le pack de manière progressive. Essayez de réintégrer un peloton lancé à 13 km/h alors que vous êtes à l’arrêt sur le bas côté ! Bon il faut bien se lancer.

Maintenant cela va tout de suite mieux.

10ième kilomètre : 44′ 58 » soit 4′ 33 » au km sur la portion (oui oui je décélère… mais il y a eu un arrêt)

Et on attaque le chemin du retour. J’ai d’assez bonne sensations, je saute gaiement dans les flaques d’eau : floc floc floc. C’est presque ludique. Je me sens assez bien. Je ne vais m’arrêter à aucun ravito. Cela dit on est servi au niveau hydratation il suffit de tirer la langue. La rue de Charenton est juste atroce. J’ai l’impression d’être complètement au ralenti.

15ième kilomètre : 1h 15′ 25 » soit 4′ 41 » au km sur cette portion (oui je décélère encore).

Bon on attaque dans le dur… enfin je suis dans le dur. C’est dur. Je regrette mes séances d’endurance fondamentale aux Buttes Chaumont. Qu’est-ce que je fous dans cette galère ?

Et puis ZUT ! J’ai un lacet qui se défait après le passage d’un tunnel. Je suis contraint de m’arrêter pour tenter de refaire un nœud alors que mes doigts sont complètement engourdis, surtout se calmer, prendre son temps, un arrêt d’au moins 20 secondes. Et là comme il est difficile de reprendre son rythme.

Je me dis que plus je vieillis moins je suis fait pour ces épreuves de dingue où l’on se met la rate au court bouillon : les épreuves de 10 kms / ou semi : c’est atroce !

C’est sympa de voir Giao au 18ièm kilomètre et merci encore pour la photo !

20ième kilomètre : portion courue à 4′ 45 » au kilo.

La fin de l’épreuve en légère descente constitue un moment assez surprenant. Le cerveau, rassuré, sait que vous allez bientôt en finir et il vous permet de lâcher les chevaux. Vous êtes totalement en anaérobie, vous avez l’énergie pour accélérer. C’est la libération, on est dans un autre espace temps, on respire à peine mais pour autant on peut accélérer sur les quelques mètres qui nous séparent de la ligne d’arrivée. Moment assez euphorique cette sensation d’apnée non contrôlée. On aimerait presque recourir un semi marathon rien que pour revivre cette sensation ressentie lors des quelques mètres qui vous séparent de la ligne d’arrivée où l’on se se sent « overshooté » !!

Chrono à ma montre de 1h 37′ 08″ qui ne sera pas tout de suite confirmé par le chrono de l’organisation car ma puce n’a pas été initialisée lors du passage du tapis de départ (cela a été rectifié une semaine après).

Et je vous passe la description du retour où je suis en total hypothermie revenant à Paris dans un état de zombie remontant la rue Montorgueil à deux doigts de tomber dans les pommes…

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Hyper marqué. Non je n’ai pas cette tête habituellement la faute au réglage de contraste poussé à son max des photographes Maindru !!

BILAN et mise en perspective de ce chrono par rapport aux autres semi de Paris courus :

tableau de synthèse semi paris 2017

  1. Le fait de cumuler des kilomètres en endurance fondamentale (457 kms sur les 4 semaines précédentes) ne permet pas du tout d’améliorer sa performance sur des courses de type semi marathon (et à fortiori sur des 10 kill) où sa Vo2max joue un rôle non négligeable. Or, on ne peut améliorer celle-ci (et son corollaire sa VMA) que par les entraînements de fractionnés et non par des séances d’endurance fondamentale. En tous cas chez moi c’est probablement le cas.
  2. Manifestement pas de relation entre son poids et la performance ;-). Mon meilleur chrono je l’ai enregistré en 2015 avec 1.5 kg de plus que cette année.
  3. En dehors de quelques écorces d’orange confites prise le matin et quelques gorgées d’eau (ainsi qu’une gélule de 60 mg de caféine pour remplacer le thé), je n’ai rien pris d’autres et ne me suis arrêté à aucun ravito. Inutile selon moi : aucune sensation de soif. De toutes manières je cours tous les matins mes 23 bornes en 2h10 avec deux gorgées d’eau et rien d’autre.
  4. Ce semi était finalement ma séance la plus courte de la semaine l’année et clôturait une semaine à 116 kms en cumul. J’avais néanmoins fait OFF la veille et le jeudi précédent.

Maintenant j’ai plutôt les yeux tournés vers la prochaine épreuve : un Ultra de 105 kms en Aubrac le 22 avril, jour de mes 44 printemps. Enfin je vais pouvoir me reposer et partir à mon allure de sénateur !