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Prépa UTMB 2017 : le point après 1 mois

Bilan de ma préparation UTMB qui comprend 8 mois exactement avant le départ.

Pour un premier mois c’est un bilan de 46 heures de CAP tout rond et 2 heures de ski nordique (technique du skating).

Les sensations étaient très bonnes lors des deux premières semaines puis avec le froid glacial elles se sont complètement dégradées. Les gants de ski pour aller courir se sont avérés insuffisants pour pallier l’engourdissement de mes phalanges et l’arrêt de la circulation sanguine.

Lors de la semaine 4 je n’ai couru qu’à trois reprises…avec une envie très très modérée d’y aller. La semaine de ski aux Saisies m’a fait grand bien même si mes deux dernières sorties depuis mon retour ne me permettent pas de remonter dans les tours comme lors de mes 16 sorties consécutives de début janvier.

Donc finalement une sensation sur la fin du mois de janvier plutôt mitigée.

L’objectif est encore loin. Le premier Ultra de préparation a lieu le 22 avril (jour de mes 44 ans) en Aubrac.

Laissons le temps faire son travail en confiance.

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Confirmation de ma mission 2017 : l’UTMB

L’UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc) se résume en ces chiffres : 170 kms et 10 000 mètres de dénivelés autour du massif du Mont-Blanc à parcourir en quelques 40 heures (deux nuits blanches à la clef).

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L’UTMB est au monde du trail ce que New York est à l’univers des marathons : l’épreuve mythique. La référence, le concept du « gagnant qui rafle tout », il ne doit en rester qu’un.

Après avoir recueilli les points nécessaire à l’inscription à la loterie, j’ai eu la chance ce matin d’apprendre que je faisais parti des heureux gagnants (avec une probabilité d’environ 20% d’être tiré au sort).

Anecdote recueillie outre atlantique : je suis en Virginie en train de discuter avec un canadien d’Ottawa qui pratique un peu la course nature. J’imagine que les grands espaces ne doivent pas manquer chez lui. Je lui dis que je cours également quelques courses en montagne. Et tout de go il me lance que son rêve c’est « to run the UTMB » et en français il me dit « le Mount Blanc », tu coonnais ? Je suis un peu scotché, surpris que la réputation de cette course dépasse l’atlantique…

C’est mon objectif majeur de l’année 2017. Une épreuve que j’espère bien parcourir avec le support de mon frère. Il se reconnaîtra !

Pourquoi cette épreuve me fait envie ? Et bien pour ça ! La première vidéo qui m’a fait tilt, c’était il y a quelques années déjà :

 

Les chiffres que je retiens de l’année 2016 … en course à pied.

C’est la journée du bilan. Je viens de terminer ma dernière sortie de l’année ce matin à l’image de toutes mes séances matinales qui se sont succédées durant cette année 2016 : Séance d’Endurance Fondamentale à jeun sur les coups de 5h30 d’une durée d’environ 2 heures de mon domicile (Paris 2ème quartier Montorgueil) jusqu’au Buttes Chaumont (Paris 20ème), quelques petits tours sur le trottoir qui ceinture le parc … et puis s’en retourne.

Alors justement il est l’heure de se retourner une dernière fois sur cette année 2016. Je l’illustrerais à travers quelques chiffres (c’est un peu mon domaine il faut dire).

 

Les chiffres que je retiens de cette année 2016 : 

400 : c’est grosso modo le nombre d’heures pendant lesquelles j’ai pratiqué la CAP (soit grosso modo 4000 kms avec une hypothèse de 10kms/h) effectués à 99% lors de mes séances matinales sur Paris (le solde ce sont des kms à Lyon et l’arrière pays varois). Soit une moyenne de 77 kms / semaine. J’ai exclu du total les kms de mes 4 compétitions.

4 : Le nombre de mes compétitions majeures (avec une distance marathon ou supérieure) de l’année 2016. Cela est largement suffisant pour moi. Plus serait trop.

7 : le nombre de jours OFF consécutifs que je m’octroie après chaque grosse compétition (UTA / X-Alpine / marathon de Berlin et SaintéLyon) : soit 28 jours de repos forcé cette année. J’ai toujours repris ensuite mes séances matinales.

47 : Le nombre de tartes au chocolat de La Maison du Chocolat que j’ai dégustées (engouffrées) cette année.

101 : (prononcer « One ô One ») mon classement sur ma dernière SaintéLyon.

2017 : Et bien c’est l’année d’une grosse mission pour moi (si le destin le veut) ! Je suis déjà tourné vers l’année prochaine. Je vous la souhaite belle et remplie de projets.

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La performance en course à pied : avez vous besoin d’un coach ?

Réponse : non, enfin presque…

En fait je reformule avant de me faire des amis (ennemis) : Et si vous saviez déjà 95% de ce dont on a besoin de connaître pour progresser en course à pied ?

Car finalement pour progresser il faut pratiquer la discipline en question. Pas de secret particuliers non ? C’est bien ainsi que l’on nous a tous appris pour progresser par exemple … à l’école ? La performance est surtout fonction du temps que l’on passe à pratiquer la discipline.

Pourquoi en serait il autrement pour la course à pied ? Tu te réveilles le matin, tu chausses tes runnings et tu vas courir. On va dire que tu as effectué 95% du chemin qui va te permettre d’améliorer ta performance.

J’entends par là : ne surestime-t-on pas le « plan d’entraînement personnalisé » ? Le fameux plan que le « coach » va te concocter. A noter que ce plan personnalisé implique que … tu prennes aussi tes runnings et que tu ailles courir non ? Mais ça tu le savais avant de faire appel à lui, non ? Les cours particuliers à l’école pour progresser ce sont avant tout des heures complémentaires, de travail en plus, pour progresser mais cela on le savait déjà avant de faire appel à des cours particuliers.

J’ai commencé moi-même par faire appel à un coach dès ma première année de course à pied. Il me sortait des plans de séances qui ressemblaient à des hiéroglyphes bien compliqués à déchiffrer si bien que parfois j’étais contraint d’écrire le contenu de la séance sur mon avant bras. Cela ressemblait un peu à ça : 4 fois une série de 100 mètres en vitesse 4 (vitesse à 110% de la VMA) entrecoupées de 400 m de récupérations… à répéter 5 fois et ensuite tu divises par l’âge du capitaine… En fait j’étais à peine sortie de chez moi, mes jambes étaient à peine échauffées, par contre j’avais la tête qui était bien en surchauffe pour avoir tenté de déchiffrer ma séance de VMA !

 

L’ALPHA DU COACH existe-t-il ?

Posez vous la question : en dehors du fait que mon coach va me demander d’aller courir (OK ça je n’ai pas besoin de lui pour ça) quel est vraiment le supplément de valeur que ses séances compliquées – et soi disant personnalisées – va réellement m’apporter en terme de performance ? Quel est son alpha ? Je lui paye un service mais ce service ajoute-t-il réellement de la valeur en dehors du fait que je pourrais tout aussi bien aller courir moi-même par ma seule volonté et que c’est finalement « aller courir régulièrement et de plus en plus » qui apporte réellement de la valeur ?

Et là je vous entends me dire : « Ben si j’ai suivi un plan d’entraînement conçu par un coach et j’ai progressé ! »

Certes certes…mais vous avez progressé parce que vous êtes allé courir. OK ! Mais en quoi la sophistication de votre plan d’entraînement vous a-t-il apporté une VALEUR AJOUTEE par rapport au simple fait d’être allé courir et d’avoir couru un peu plus que d’habitude ?

Une méthode scientifique pour démontrer la VA éventuelle du « plan du coach » ?

Un peu compliqué à mettre en oeuvre je vous l’accorde. Il faudrait que vous ayez un frère jumeau qui lui ne suit pas votre plan d’entraînement mais en revanche va courir le même nombre de kilomètres que vous. Vous allez ensuite courir la même compétition et comparer vos deux performances. Le différentiel de performance (à condition que la différence soit statistiquement significative…et c’est pas gagné) correspondra donc à l’alpha (supplément de VA) du plan d’entraînement de votre coach. On pourra alors valider que son protocole vous aura permis d’aboutir à un supplément de performance par rapport au simple fait d’être aller courir sur les sensations comme l’a fait votre frère jumeau. C’est la méthode la plus rigoureuse.

Bon, moi je n’ai pas de jumeau…ni de coach. Mais j’ai quand même une petite idée sur le sujet.

Allez une petite illustration sur mon cas personnel : Qu’est-ce qui explique l’évolution de ma performance sur une course comme la SaintéLyon sur mes 7 dernières participations ? En d’autres termes quelle est la variable explicative ? L’appel à un coach ? Des séances du type 5 fois 300 mètres à 110 % de la VMA espacées de 450 mètres de récupération (et pas 350 sinon cela fout tout en l’air !) ?

Réponse ?

LE FACTEUR EXPLICATIF DE LA PERFORMANCE EN COURSE A PIED : C’EST LE BETA =>> LE CUMUL DE KMS A L’ENTRAINEMENT !

Démonstration par l’image et un tableau statistique :

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Vous avez ci-dessus le cumul de kilomètres courus à l’entraînement lors des 5 semaines de préparation préalable et en face l’allure à laquelle j’ai courue l’épreuve. Il y a juste une relation DIRECTE entre le cumul de kilomètres courus à l’entraînement et la performance. Rien de plus : Pas de secrets, pas de plans VMA, pas de plans personnalisés.

Dans un graphique statistique cela donne cela : Les losanges bleus représentent les millésimes de mes SaintéLyon (STL). L’axe horizontal la variable explicative que j’ai isolée à savoir le cumul de kilomètres l’entraînement et l’axe vertical l’allure à laquelle j’ai finalement couru l’épreuve. On voit qu’il y a une relation DIRECTE entre le volume d’entraînement et la performance. Le R2 de la droite de régression est de 0,85 pour les connaisseurs en méthode quantitative.

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Donc pour rappel :

Lors de mes 3 dernières années mes séances étaient calibrées de la manière suivante, cela tient en quelques lignes et cela vaut tous les plans d’entraînement. Mais moi je n’ai rien à vendre…

1/ Tous les matins ou presque tu prends tes chaussures de runnings

2/ Tu sors courir en Endurance Fondamentale (aisance respiratoire)

3/ Tu cherches à te faire plaisir en courant.

4/ AUCUNE séance de VMA

5/ Pas de coach

6/ Toujours la même allure en courant à jeun

Aucune blessure depuis 3 ans. Et mes meilleures performances sur les épreuves longues.

Avais-je besoin d’un coach pour savoir tout ça ?

Ne le saviez vous pas vous-même déjà ?

Ne perdons pas le « Common Sense » : le bon sens…

En guise de conclusion :

Régularité et Pratique monotone. Les anglo-saxons ont inventé le concept de « Deliberate Practice » pour désigner le volume d’effort à fournir pour aboutir à un certain niveau d’expertise.

Et non il n’y a pas de secret ! Ni méthode miracle, ni expertise qu’un coach serait susceptible de vous fournir moyennant rémunération.

Je sais que c’est l’époque … mais ne croyez pas au Père Noël !

Et si vous preniez vos runnings pour aller courir ?

 

…. je ne sais pas pourquoi mais je sens que je me suis fait des potes sur ce coup là…

 

 

 

SaintéLyon 2016 le récit : 101

101 fait référence chez les anglo saxon au préfixe qui désigne le cours initial ou de base d’une matière enseignée à l’Université. Le 101 (prononcer « one ô one ») du cours de math ou de physique c’est donc le cours introductif d’un corpus académique universitaire…c’est à partir de là que tout commence pour le jeune étudiant. C’est ce à quoi me faisait toujours penser ce chiffre 101 jusqu’alors. Cela dit il y a également un album Live de Depeche Mode qui porte ce titre (avec ce clin d’œil au monde académique)…mais je m’égare…

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Désormais ce 101 m’évoquera non seulement le cours introductif de macro économie ou d’un album new wave mais aussi le classement de ma septième participation consécutive au raid nocturne de la SaintéLyon, celle de l’édition 2016 : probablement le seul classement d’une compétition de course à pied que j’arriverai à retenir de mémoire.

Mais commençons le récit par le début !

Vendredi soir arrivée dans ma belle famille à La Mulatière, dont la copropriété jouxte le parcours de la SaintéLyon au niveau de Km 70 juste à 200 mètres du fameux escalier plongeant vers la Saône. Je suis déjà sur le territoire de la STL. Je veux le dîner frugal : seulement deux pommes de terre. J’ai besoin d’avoir le système digestif léger, léger avant une course. Il sera bien tant de le remplir le moment venu.

Réveil à 8h30… un bol de thé, mes scrambles eggs (3 oeufs en sabayon) quotidiens puis je file à la Halle Tony Garnier qui vient d’ouvrir. Retrait du dossard, du gobelet plastique…puis je file chez Bernachon dans mon arrondissement natal du 6ième avec belle-maman pour une pause chocolat chaud / madeleine…retour à La Mule à midi pour se remettre de tant d’efforts ! Déjeuner en famille rapidos avec des quenelles lyonnaises et un entremet chocolat Roosevelt de Bernachon (encore lui !)…et ensuite c’est dodo dès 14 heures dans ma chambre. Je me mets en mode « larve / couleuvre » : c’est une attitude très simple. Tu te couches et tu considères que bouger le simple doigt nécessite un trop gros effort, donc tu ne bouges plus et tu attends que le sommeil, ou plutôt une douce torpeur, t’envahisse. Cela dit, j’ai du mal à complètement sombrer dans les bras de Morphée, je sens l’adrénaline qui coule dans mes veines depuis déjà 24 heures au moins. Je suis monté sur pile. Je le sens à mes pulsations cardiaques qui sont plus élevées que d’habitude. A 16h30 : Go ! Il faut aller à la gare d’Oullins pour prendre le TER qui me conduira à Saint-Etienne où m’attends Yves et sa famille.

19 heures : Accueil 3 étoiles dans la maison de Villars (jouxtant Sainté) dans ma belle-famille stéphanoise cette fois. Le feu de bois de la cheminée crépite, on s’occupe très bien de moi, je suis comme un coq en pâte. Ma seule initiative de la soirée est de prendre la direction des opérations pour la cuisson des spaghettis au beurre. Après une heure de repos il est temps de revêtir la tenue de combat.

EQUIPEMENT RÉDUIT AU JUSTE NÉCESSAIRE

Pour moi elle se résume toujours à une seule couche Falke (qui ressemble à un maillot de corps juste au corps), collant Falke et un gilet (1 litre) qui me servira à contenir la couverture de survie, une seule flasque (0.5 l) avec du Coca, deux gels et une balise GPS Capturs (qui ne marchera pas). Pour les chaussures cela sera mes Speed Goat de Hoka One One, pour la tête une frontale Petzl Reaktik + réglée sur 6 heures d’éclairage, et pour finir une paire de gants recouvrant une autre paire de gants de soie. Voilà c’est à peu près tout.

23 heures départ : Yves, Anne Cé. et le petit Lulu sont de la partie pour m’accompagner en voiture jusqu’au sas.

23h20 je me faufile dans le premier sas. Finalement je redoutais le froid et bien force est de constater que cette année il fait plutôt chaud..probablement en raison de  la chaleur humaine produite par cette proximité (euh promiscuité…) entre tous les traileurs d’un sas de départ, dans l’attente du lâchage des fauves.

23h40 : c’est parti pour la première vague !

Je ne sais pas trop si j’en suis (de la première vague). Et finalement oui, je passe la ligne de départ quelques dizaines de secondes après les élites. J’ai la chance de faire parti du premier troupeau.

Je déclenche mon chrono (montre Polar RCX5, très légère) et salue ma belle famille qui m’attend sur le trottoir quelques secondes après le départ.

C’est enfin le GRAND MOMENT !

LA STRATÉGIE DE COURSE

Je vais donc appliquer ma stratégie de course déjà abordée ici. Rappel en deux mots : je n’ai pas d’objectif de chrono, je veux suivre un process qui m’assurera d’optimiser ma performance car j’ai confiance dans celui-ci. Je sais qu’en le suivant scrupuleusement j’aboutirai à la « perf optimale quelle qu’elle soit ». Ce process est simple : je ne veux en aucun cas « être dans le rouge ». Je veux maintenir mes pulsations cardiaques sous le seuil de 80% de ma fréquence maximale, surtout dans les pentes où le risque de monter dans les tours est important. Dès que je sentirai que cela tire un peu, je checkerai ma montre Polar pour ne surtout pas dépasser ce seuil…quitte à me faire doubler par des cohortes de coureurs frais comme des gardons mais qui ne le resteront pas longtemps.

Les sensations sont curieusement très bonnes alors que d’habitude sur le bitume stéphanois c’est pour moi l’enfer (cf. mes anciens récits). J’ai un temps de chauffe généralement très long (au moins 1 à 2 heures sur la STL). Là j’ai la sensation de bien dérouler la foulée, d’être léger : franchement c’est très surprenant. Enfin cela ne vas pas durer longtemps car on attaque une nouvelle portion. Et je ne vais pas aimer du tout.

On attaque le nouveau parcours à Sorbiers (km 7) après avoir traversé un lotissement déprimant. Et bien je n’ai qu’une chose à dire : « rendez nous notre ancien parcours » ! C’est bizarre mais le fait de ne pas retrouver ce à quoi on est habitué ne me convient pas, surtout au début. Bref, je n’aime pas ces nouvelles « montagnes russes ». Et puis je trouve que c’est beaucoup plus long que d’habitude, on prend moins vite de la hauteur. Et puis apparaissent DEUX problèmes qui vont un peu polluer ma course jusqu’à la fin.

LES PROBLÈMES QUI SERONT OMNIPRÉSENTS

Le premier souci : un problème de lacets qui se défait et n’arrêtera pas de se défaire. C’est juste insupportable. J’avais bien identifié le problème lors de mes dernières sorties. J’avais trouvé la solution du double nœud… En fait ces lacets n’arrivent pas à exercer suffisamment de tension si bien que j’ai l’impression d’avoir chaussé 3 pointures au dessus de la mienne.

Deuxième problème : je ressens une contracture/douleur au niveau du mollet gauche à 5 centimètres au-dessus du tendon d’achille. C’est bien musculaire, c’est tout nouveau et cela se met à se manifester en exclusivité pour moi au km 8 de la SaintéLyon. J’avais effectué une préparation nickel chrome lors de mes derniers 600 km de prépa en 5 semaines ! Aucune douleur, rien du tout ! Et là je me mets à avoir mal sur ce nouveau parcours post Sorbiers.

Je checke mon chrono, j’ai noté mes temps de passage de l’année dernière sur mon avant bras (cela dit je les connais par cœur). Et je me rends compte que je suis « à la rue », que je devrais déjà être arrivé à Saint Christo (en suivant le timing de l’année dernière). Bizarre ! Pourtant la distance devait être la même que l’année dernière. Pas très bon pour le moral de me rendre compte que je vais arriver à Saint Christo avec près de 7 minutes de retard par rapport à l’année dernière.

Saint Christo en Jarrez au km 16 : temps de course 1h29 (retard de 7 minutes vs chrono 2015) / classement 574

Cette fois le parcours passe derrière la tente du ravito. C’est parfait cela me permet de prendre 3 tartelettes Diego à la volée, sans perdre de temps . J’avais prévu de sauter ce ravito, d’où ma flasque remplie de Coca au départ dont j’aspire le breuvage. Je ne la remplirai plus puisque la succession des ravitos à venir me suffira largement pour m’hydrater. Je vais donc poursuivre ma course sans aucun gramme inutile sur la poitrine. Et je n’aime pas trop arborer la poitrine de Samantha Fox avec des flasques remplies, ce n’est pas très aérodynamique.

On attaque la partie que je préfère de la SaintéLyon. Il y a ce chemin de crête tout là-haut où des supporters ont l’habitude, chaque année c’est rituélique, d’allumer un feu de camps à côté d’une caravane. J’aime bien les retrouver ! Les sensations sont là, je suis mon process : quand cela monte trop je me mets à marcher rapidement. Quand cela descend et bien j’accélère sans problème en mettant le turbo. En général personne ne me dépasse dans les descentes c’est là où je me sens le plus à l’aise. Et j’apprécie beaucoup cette descente, assez dangereuse, sur Sainte Catherine. Parfois j’ai l’impression d’être un funambule, sur la corde raide. Il faut être très « focus » pour ne pas se faire piéger par un nid de poule.

Et voilà Sainte Catherine, je suis assez surpris de voir beaucoup moins de monde que d’habitude au ravito.

Sainte Catherine au km 28 : temps de course 2h43 (retard de 6 minutes vs chrono 2015) / classement 377 (gain de 197 places).

Je suis toujours un peu marri d’avoir un temps de retard par rapport à l’année dernière alors que j’ai l’impression d’avoir de meilleures sensations… C’est étrange et frustrant. Tant pis il faut que je continue à suivre mon process, surtout ne pas vouloir accélérer pour « rattraper » quoique ce soit. C’est ainsi.

Autre portion que j’aime bien dans cette SaintéLyon : la descente du Bois d’Arfeuille : c’est assez technique, cela dit c’est assez court. Je m’y élance comme un cabri. Et puis la file des coureurs commence à bien s’effilocher, je commence à courir quasiment seul. Le premier coureur en visuel est en général à plus de 10 mètres. Et vient la grosse difficulté qui va me stopper dans mon élan ! La montée vers Saint André la Côte. Cela calme net. Nous nous retrouvons en file indienne cette fois et prenons notre mal en patience. Surtout prendre son temps en checkant son cardio : surtout ne pas se mettre dans le rouge. Cela dit personne ne me doublera. Remarquez après s’être confronté à l’effroyable montée de Lourtiers / La Chaux de la X-Alpine après 90 bornes et 24 heures de course, cette montée du Rampeau n’est finalement pas si terrible que cela. Le village de Saint André est même magnifique, c’est une très belle récompense.

Et assez vite on rejoint des sentiers que l’on reconnaît bien (ils n’ont pas bougé en 7 éditions) pour rejoindre le ravito de Saint Genou.

Saint Genou au km 39 : temps de course 3h56 (avance de 3 minutes vs chrono 2015) / classement 238 (gain de 139 places).

Oh ! Je suis en avance sur le chrono de l’année dernière de…3 minutes ! Et bien voilà qui fait du bien au moral. Je ne m’attarde pas trop d’autant qu’il n’y a rien à bouffer… si ce n’est des portions de banane. Je prends toujours mon gobelet de Coca Pepsi (qui est 100% calorie cette année) et c’est reparti.

Et là je vais commencer à vraiment me faire plaisir car cette portion est surtout constituée de descentes. J’adore. En plus l’effilochage des coureurs est tel que je cours très souvent tout seul sans avoir personne en visuel. Il y a de mémoire une petite difficulté qui est passée sans trop de problème. Finalement les montées cela repose, cela permet de souffler un peu. Et je mets le turbo dans les descentes pour arriver vers Soucieu.

Soucieu au km 52 : temps de course 5h12 (retard de 10 minutes vs chrono 2015) / classement 153 (gain de 85 places).

Et là je ne comprends pas bien mon chrono… je me retrouve à avoir 10 minutes de retard par rapport à l’année précédente alors que j’ai de bonnes sensations. Je suis passé dans un autre espace temps ? C’est très étrange de ne pas avoir un chrono qui corrobore ses sensations. Et là je me dis que finalement il faudra se contenter d’un chrono légèrement moins bon que l’année dernière. Bon pas de panique : l’important est de prendre du plaisir et de suivre son process. D’ailleurs à Soucieu j’ai un gros problème de lacet…oui je ne les ai pas tous énumérés mais j’ai dû m’arrêter en cours de route un certain nombre de fois. Mais à Soucieu dans le gymnase je me prends la tête à défaire un double nœuds avec mes phalanges gelées par le froid : je perds facilement 2 minutes. Cela dit je suis très calme, je prends mon temps, j’hésite à demander à un bénévole. Puis j’arrive à mes fins. De toutes manières pas d’enjeux au niveau du chrono, j’ai pris mon parti que je ne ferai pas mieux que l’année dernière. Donc take it easy !

On traverse le lotissement de Soucieu pour retrouver des sentiers. J’aime bien aussi cette partie du parcours. Et j’entends le chant du coq : énorme moment comme chaque année. Le coq qui annonce le levée du soleil au moins une à deux heures trop tôt. Un coq qui est réglé sur l’heure d’hiver cela ne s’invente pas…à moins que cela soit la lueur de nos frontales qui le perturbe. A propos des frontales, je commence à stresser un peu. Je vous rappelle que l’année dernière la mienne s’était éteinte peu avant Soucieu. Cette année j’ai une nouvelle Petzl réglée sur 6 heures. Alors j’appréhende un peu que le carrosse ne se transforme en citrouille car cela fait bientôt 6 heures… et qu’avec le matos Petzl je n’ai jamais été à l’abris de grosses surprises.

Et curieusement Chaponost arrive déjà ! Un peu curieux ça : j’ai traversé l’espace temps dans l’autre sens ?? C’est Inception. Car je me retrouve à avoir 4 minutes d’avance sur mon chrono de l’année dernière.

Chaponost au km 60 : temps de course 6h01 (avance de 4 minutes vs chrono 2015) / classement 128 (gain de 25 places).

Va falloir que l’on m’explique comment j’ai pu gagner près de 15 minutes sur le chrono de l’année dernière sur la portion Soucieu/Chaponost !!!!

L’explication me sera donnée deux jours après en lisant des forums. Le parcours a été raccourci d’au moins 1 km sur cette portion le jour même après que des coureurs de la 180 aient signalé aux organisateurs une zone impraticable…si bien que la SaintéLyon 2016 n’est pas de 72 kms mais de 71 kms.

Toujours mon verre de coca et mes tartelettes diego que j’enfourne à la volée.

Voilà qui fait du bien au moral.

La fin arrive et, encore une fois, j’aime beaucoup cette partie du parcours. Ce chemin en sous bois le long du ruisseau, cette montée assez raide avec des rondins de bois qui servent de marches. Tout m’est si familier au bout de 7 éditions… Ce chemin le long d’un mur de pierre, se retrouver nez à nez devant cette immense porte d’une probable grande propriété que l’on contourne, ce champs que j’imagine recouvert de givre…euh là il fait nuit donc je ne vois rien mais je m’appuie sur mes souvenirs. En effet je me remémore avoir vu ces champs il y a quelques années alors que le jour s’était levé recouvert de dentelles..oui du givre en fait. Effectivement courir la SaintéLyon plus vite que d’habitude présente aussi quelques inconvénients comme le fait de ne pouvoir contempler de magnifiques paysages embellis par les premiers rayons de soleil.

Mais j’arrive au bas de la pente de Sainte-Foy-Lès Lyon (commune chère à mon cœur pour m’y être marié !) pour remonter aussi sec le long des aqueducs de Beaunant qui cette année ne sont pas éclairés !!!!! Que se passe-t-il ? Coupure de courant ? Trop loin de la fête des lumières ? A partir de maintenant j’ai décidé de ne surtout pas regarder le chrono. Je sens que je suis probablement dans les temps de l’année dernière mais je ne veux pas me prendre la tête sur les derniers 5 kms. Je veux profiter ! Je veux profiter de ces derniers hectomètres … et on verra bien après la finish line. Autant le dire, il y a plus de monde, plus de coureurs : souvent des relayeurs mais pas mal de coureurs un peu en rade de la SaintExpress qui sont en mode randonneurs. La descente du Parc Aventure est aventureuse car c’est étroit et qu’il faut se faufiler entre les randonneurs : « pardon ! je passe ! ». A un moment je suis à deux doigts de me prendre une branche dans la figure et de m’éborgner. Franchement cela serait trop bête si près du but ! Après le coup de la frontale l’année dernière, le coup de l’accident dans le Parc Accrobranche. Je vois un panneau « 3 kms restant » Ah quand même ! Je pensais que l’on était plus proche du but. Effectivement il y a quelques circonvolutions dans La Mulatière. Et puis j’arrive enfin le long de la copro de l’immeuble (situé en contrebas) dans lequel je réside pour le WE. Je checke l’étage de l’appartement de belle maman (je pourrai y lancer une corde et rejoindre direct mon lit) pour voir si il y a de la lumière : à priori rien. C’est bon signe cela signifie qu’elle est à Tony Garnier. Quelques 200 mètres plus tard c’est l’escalier que je connais par cœur pour l’emprunter dans le sens de la montée lorsque je reviens de mes footings dominicaux « Gerland, Quais du Rhône / Parc de La Tête d’Or » lors de mes séjours lyonnais. Bref c’est un peu comme si j’étais arrivé. La longue épingle à cheveux sur les quais, le Pont Raymond Barre, j’enlève mon buff, plus besoin de frontale, j’accélère à fond. J’arrive.

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C’est la Halle Tony Garnier. Passage de la ligne. C’est fini

Je regarde le chrono, comme ça, juste pour voir : 7h05min / classement « one ô one »

C’est mon meilleur temps…mais finalement cela n’a pas beaucoup d’importance.

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  • Liens vers mes 6 précédents récits de La SaintéLyon :

SaintéLyon 2010 : 1585 ièm au scratch (cote ITRA 459)

SaintéLyon 2011 : 820 ièm au scratch (SaintéLyon de Bronze) (cote ITRA 528)

SaintéLyon 2012 : 958 ièm au scratch (cote ITRA 469)

SaintéLyon 2013 : 625 ièm au scratch (SaintéLyon d’Argent) (cote ITRA 523)

SaintéLyon 2014 : 243 ièm au scratch (SaintéLyon d’Or)  (cote ITRA 587)

SaintéLyon 2015 : 157 ièm au scratch (SaintéLyon d’Or) (cote ITRA 633)

Ma SaintéLyon 2016 : résultat et impressions à chaud

Quelle épreuve ce raid solo de 72 kms ! La SaintéLyon est à la fois un Trail nature où l’on doit crapahuter sur des sentiers de randonnée mais également présente la particularité d’être une épreuve de course à pied très roulante sur de très longues portions de bitumes en descentes où les pointes de vitesses peuvent être très soutenues.

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Après l’effort le réconfort fourni par un très grand chocolatier lyonnais.

C’était donc ma septième participation consécutive à ce qui demeure MON épreuve favorite de course à pied : celle que je ne manquerai sous aucun prétexte.

Alors ce résultat à chaud en quelques mots :

Mon meilleur chrono et meilleur classement toutes éditions confondues.

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Mes impressions / réflexions à chaud :

  • Cette édition 2016 était particulièrement difficile, plus difficile que l’année dernière. Mon classement cette année est meilleur de près de 50 places pour un chrono presque équivalent (7h11 l’année dernière). Comment l’expliquer ?
    • Le nouveau tracé dès Sorbiers (avec une montée de 1.5 km pour un D+ de 180 m) avec ses montagnes russes était rude et il donnait la sensation d’être plus long que le tracé de l’année dernière. Je n’ai pas du tout aimé ! SVP rendez nous le tracé classique !
    • La montée vers St André la Côte avec sa pente de 20% était terriblement casse pattes.
  • Conditions climatiques excellentes : un froid sec comme je les aime. A la limite il faisait presque un peu chaud. J’ai désormais l’habitude de n’avoir qu’une seule et unique couche (un textile qui ressemble à un maillot de corps). Parfait ! Quelques portions de boues labourées par des milliers de concurrents de la Saintexpress mais néanmoins moins dangereuses que certaines éditions terribles (2012).
  • Mon départ est toujours très très laborieux. Il me faut environ 2 heures pour réellement être dans la course. Je prends beaucoup de plaisir lorsque je suis dans les portions descendantes de la course.
  • Douleur au milieu du mollet qui s’est éveillée dans le début de la course et qui laisse penser que j’ai une micro déchirure. Il suffisait de ne pas y penser mais celle-ci a été omniprésente et m’a beaucoup inquiété à l’entame de l’épreuve.
  • Merci Juju : Finalement j’ai suivi tes conseils d’acquérir un gilet porte flasque 1 litre et porte gobelet. Très efficace car ne se fait plus sentir.
  • Gros gros problèmes de lacets avec mes Hoka One One Speed Goat : Hoka je vous déteste ! Rendez moi le système de laçage des Rapa Nui ! J’en avais tellement marre de me relacer qu’il m’arrivait parfois de laisser mes pieds flotter dans mes chaussures en ayant l’impression de porter des chaussures taille 50.
  • Petzl je commence à vous aimer : j’avais peur que le carrosse ne se transforme en citrouille comme l’année dernière (la frontale qui s’éteint à 5 heure du mat). Il n’en a rien été cette année malgré mon paramétrage de 6 heures via l’application Smartphone de ma Reaktik +. Elle a tenu jusqu’au bout mais j’ai eu quelques sueurs froides que cela ne tienne pas.
  • Capturs (balise GPS) je commence à ne pas vous aimer : outre le fait que l’application est buggé (impossible de faire reconnaître la balise par le PC) le système de transmission des points GPS permettant à des utilisateurs de me localiser n’a pas du tout fonctionné…rien n’a marché ! Gros problème de fiabilité.
  • Le bonheur de courir…seul ! Beaucoup de portions où l’on se retrouve sans coureur en visuel devant soit donnant la sensation que l’on est seul au monde au bout de la nuit avec un ciel étoilé. Sensations surprenantes.
  • Pourquoi les coureurs partent-ils si vite jusqu’à Saint Christo (km 16) ? : je me fais dépasser par une multitude de coureurs partant sur une allure de semi marathon mais avec une respiration très prononcée lors des premiers kilomètres. Savent ils que l’épreuve va durer pour eux plus de 8 heures ? Pensent ils réellement tenir à ce rythme ?… et puis ils disparaissent de mon viseur dès Sainte Catherine.

Le récit est à venir. Pour l’instant j’ai toujours la tête dans les étoiles…

Bravo à tous les finishers de toutes les épreuves de cette SaintéLyon 2016 : un grand cru.

Quelle belle nuit !

 

La SaintéLyon 2016 : objectifs pour cette septième participation

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C’est bientôt là et après avoir fait le point/bilan de la préparation 2016 il est temps de se projeter et d’éventuellement se fixer quelques objectifs. On pense spontanément chrono, celui que l’on a enregistré l’année dernière

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Or le premier objectif que l’on doit se fixer sur une SaintéLyon est le suivant :

Objectif 1 : ÊTRE FINISHER !

Un raid nocturne tel que la SaintéLyon doit s’appréhender avec prudence (n’est-ce pas Julien !). Le premier objectif est de franchir la ligne d’arrivée en entier si possible et pas blessé comme cela a été le cas pour ma toute première participation en 2010.

ETRE ORIENTE PROCESS ET NON RÉSULTAT

Dans mon métier pour obtenir un résultat convenable il faut avant toute chose bien suivre un processus et non être concentré vers le résultat. Si le processus est bien suivi alors le résultat optimal en découle. Si j’étais orienté résultat alors je risquerais d’appliquer une stratégie sous optimale (c’est à dire coûteuse) susceptible de diverger encore plus de ma cible (on ne suit plus le process, on déroge à la règle… et le risque augmente de ne plus du tout atteindre la cible).

C’est peut être un peu conceptuel et abstrait et nécessiterait plusieurs posts de développements et d’illustrations.

En l’espèce pour ma stratégie de course qu’est-ce que cela veut dire d’être orienté Process et non Résultat ?

Cela signifie que je vais appliquer une stratégie de course (le process) sans avoir d’objectif précis de chrono final (le résultat). En d’autres termes je vais suivre mon process sans changer ma stratégie de course si jamais je constate une dérive des mes chronos intermédiaires. En effet je considère que ma stratégie de course est celle qui me permettra d’obtenir le meilleur résultat (quel qu’il soit) et dont je ne connaîtrais le chiffre qu’une fois franchi la ligne d’arrivée.

Bon alors ? Tu nous le dévoiles ton process ?

Objectif 2 : Courir à une intensité cardiaque qui ne dépasse pas les 80% de ma FC max quelles que soient les conditions de course.

Un des gros risques sur la SaintéLyon est de se griller trop vite car c’est un parcours assez roulant. Je l’ai payé lors de mes précédentes courses. On fait le malin en voulant se mettre dans le rouge dans les premières montées (on souffle comme un bœuf). On pense que cela est tenable lors des petites phases de récupération sur les plats et descentes. Or, tôt ou tard on explose et l’intensité des efforts que l’on peut fournir baisse drastiquement pour ne plus jamais remonter (si ce n’est à 200 mètres de l’arrivée). Se mettre dans le rouge lors des montées est une erreur car on vide totalement et trop vite son carburant et de manière définitive pour terminer une STL qui devient un chemin de croix à partir de Soucieu et parfois beaucoup plus tôt.

En conséquence dimanche prochain j’aurai les yeux rivés à ma montre Polar pour checker que je ne dépasse jamais les 80% de ma Fréquence Cardiaque Max à l’instar de l’année dernière. Je sais que ce processus est le meilleur qui soit et me permettra d’afficher mon meilleur chrono du moment. Ne pas déroger à la règle pour éventuellement « rattraper le retard sur les chronos intermédiaires de l’année dernière » !

Autres règles à suivre :

1/ Léger tu partiras :

  • Une seule couche de textile (les 2 et 3ième couches seront inutiles); On se réchauffe très vite dès le deuxième kilomètre. Le plus dur est d’affronter le froid dans le sas…
  • Un gobelet pour les ravitos
  • Pas de sac (inutile)
  • La frontale Petzl Reaktik + (avec son logiciel bien buggé)
  • Les Hoka One One Speed Goat (je m’y suis faites depuis la X-Alpine).

2/ A chaque ravito tu t’arrêteras, mangeras et boiras :

  • Cette année il n’y aura pas de Pepsi Max comme lors des deux dernières STL (rappel : Pepsi Max c’est zéro calorie, mais alors 100% maladroit de la part de l’organisation). On espère pour cette année du vrai Coca (bien calorique et caféiné) ! Et tu boiras ce breuvage.
  • Manger du solide qui fait plaisir au cérébral yummy !! : bananes / tartelettes diégo / madeleines.

Voilà c’est finalement assez simple.

Le vrai compte à rebours est lancé. Les dés sont jetés.

Mes 6 précédents récits de course c’est ci-dessous :

  • La SaintéLyon :

SaintéLyon 2010 : 1585 ièm au scratch (cote ITRA 459)

SaintéLyon 2011 : 820 ièm au scratch (SaintéLyon de Bronze) (cote ITRA 528)

SaintéLyon 2012 : 958 ièm au scratch (cote ITRA 469)

SaintéLyon 2013 : 625 ièm au scratch (SaintéLyon d’Argent) (cote ITRA 523)

SaintéLyon 2014 : 243 ièm au scratch (SaintéLyon d’Or)  (cote ITRA 587)

SaintéLyon 2015 : 157 ièm au scratch (SaintéLyon d’Or) (cote ITRA 633)