20 kilomètres de Paris : décélération, accélération…essaie encore une fois !

Et voilà ! Mes trois courses de la rentrée sont derrière moi. Les 20 kilomètres de Paris, course courue dimanche dernier, clôture mon triptyque 2013.

Premier constat : Après mon forfait pour ces trois courses l’année dernière cela fait plaisir d’avoir pu renouveler cet exercice après 2010 et 2011. Et oui je suis un homme de tradition 😉

C’était donc mon troisième 20 kilomètres de Paris et je signe mon chrono le moins bon : 1h 34min 18s. Les conditions climatiques étaient pourtant exceptionnellement bonnes : beau temps (ciel azur) et un froid très sec (8 degrés) qui m’ont rappelé les conditions du marathon de New York 2011 (ainsi que celui de 2012 s’il avait eu lieu…). En revanche, je n’ai pas eu la possibilité cette année de partir dans un sas préférentiel comme lors de deux précédentes éditions. Je me suis inscrit sur le tard et ai couru pour les couleurs d’une très belle association “La Chaîne de l’espoir”. J’ai fait l’erreur de ne pas avoir informé les gérants de l’Association que je pouvais prétendre à un sas préférentiel. Mais peu importe…quoique.

AU REVEIL CELA COMMENCE MAL

Je pèse au réveil un surprenant 65 kg alors que la 15 derniers jours j’étais à plus de 66 largement. On pourrait dire moins de kilos, moins de poids à supporter? Mais non, comme si on disait qu’une voiture va être plus efficace…sans son réservoir d’essence parce que cela pèsera moins lourd ! Qu’est-ce que cela veut dire de peser moins? Et bien que mes réserves de glycogène (qui ont besoin de flotte pour être stockées) sont à plat. Effectivement j’ai mangé très peu d’hydrates de carbones ces trois derniers jours, un peu par hasard… et ce n’est pas la Polenta de la veille au soir qui peut y faire face. J’avais lu une étude selon laquelle la fameuse pasta party du samedi soir était très efficace…pour la séance de décrassage du lundi matin. Les stock de glycogène nécessitent plusieurs jours de « refeed » pour arriver au niveau de charge maximale.

Il est 9h45 quand je me dirige vers le Pont de l’Alma noir de monde. Impossible d’entrer dans aucun sas. Il va falloir attendre que les première vagues partent avant même de pouvoir se faufiler dans l’axe du pont. Je rencontre Mag et Erwann des amis et puis un peu stressé je les quitte lâchement pour essayer d’avancer dans le pack. Et une bise très froide me glace littéralement sur place. Je n’en peux plus d’attendre, nous marchons au fur et à mesure du départ des vagues (une vague = 6000 coureurs?).

ENFIN LE DÉPART A…10h22

Je franchis la ligne de départ dans la quatrième vague. C’est le vrai souk dans la montée qui contourne le Trocadéro. C’est le vrai coude à coude. Je slalome et pratique le Stop and Go. On traverse le seizième arrondissement et je prends le risque parfois de courir sur le trottoir.

Le premier kilomètre est couru en 5min 12s. Je sais dès ce premier kilomètre que cette course va se transformer en une vraie galère. Je sais d’ores et déjà que l’objectif de courir en moins de 1h30 est injouable. Je me demande même si je ne vais pas baisser le rythme et transformer cette épreuve en sortie longue en endurance fondamentale.

BOIS DE BOULOGNE : DU RÉPIT

Dans la descente du bois de Boulogne, je me remets en jambe. Cela dit mon accéléromètre m’informe que j’ai couru 1000 mètres avant même d’arriver aux bornes ponctuant les Kms parcourus. Donc à force de slalomer entre les coureurs allant à une allure plus faible que la mienne, je perçois que mon 20 kilomètres risque de se transformer en semi-marathon.

Donc bon an mal an je cours à une allure inférieure à celle de mon objectif cible.

Je prends un coup sur la tête au passage des 10 km, courus en plus de 47 minutes. La deuxième moitié sera forcément plus lente ce qui aboutit à un objectif cible de plus de 1h33 donc inférieur à mon chrono de 2010. Ce n’est pas vraiment bon pour le moral. Mais tant pis, il faut beau, la lumière est belle.

LES QUAIS DE SEINE

Alors que pack s’était un peu effiloché, celui-ci se resserre sensiblement sur les voies sur berge de la Seine. Le fort rétrécissement induit un fort ralentissement, c’est le coup de grâce. Et à propos de coup, je reçois un coup de coude d’une coureuse dans les côtes. C’est assez pénible de devoir se faufiler en avançant le bras pour se signaler : et oh je veux passer… Parfois des groupes de coureurs appartenant à la même société n’ont rien trouvé de mieux que de s’étaler sur toute la largeur de la voie à une vitesse d’escargot formant un mur infranchissable à moins de monter sur le bas côté.

COUP DE MOU

Et j’ai un “léger coup de moins bien” dans les sorties de tunnel de la remontée des quais. Je suis épuisé et je me remémore la sensation de lourdeur lors de l’ascension de la Côte des Gardes sur Paris Versailles 15 jours plus tôt. Je n’arrive pas à me relancer sur le plat. En fait je n’ai même plus l’envie de tirer sur les cannes.

PAS LOIN DE LA FIN

Il reste 3 kms. Les voies sont encore plus étroites que l’autre rive. C’est juste l’enfer pour doubler. Encore le STOP and GO, décélération, accélération, encore et encore. C’est insupportable de courir dans ces conditions. Je brûle toutes mes réserves qui m’empêcheront de faire un finish sur le dernier km…si j’ai de l’espace pour le faire.

THE END

Le dernier 400 est difficile, impossible de sprinter comme cela avait été le cas sur le semi de Lyon dimanche dernier. Je termine un peu à l’agonie d’une course semée d’embûches et d’obstacles pour moi. Il fallait être cheval sur cette course pour se propulser. Inadéquat pour ma foulée de petit poney !

211879

Chrono à ma montre 1h 34min 18s.

Pour l’analyse statistique déjà bien avancée, cela fera l’objet d’un prochain post…

20 kilometres de Paris 2013

7 réflexions sur “20 kilomètres de Paris : décélération, accélération…essaie encore une fois !

  1. Thomas

    J’ai vécu le même enfer dans les derniers kms…une modification du parcours s’impose pour l’année prochaine…

    1. Ou une meilleure organisation des sas ou il faut en prendre son partie et se dire que sur ce type de course qui rassemble beaucoup de monde l’objectif premier ne peut pas être la performance.

  2. bblmr

    Et bien je commence à comprendre pour nous avons du attendre jusqu’à mercredi soir pour lire ton récit… Et toi qui me disais que le semi de Lyon était bien moins « roulant »…

    Concernant le poids, ce kg en moins est d’autant plus perceptible lorsque tu fais 65kg pour 1m75. Avec mes 10kg de plus pour une taille similaire, je ne m’en serais pas aperçu !
    Concernant les sas et la foule, c’est vrai que c’est pénible. Même avec un niveau « moyen », tu as vite fait de perdre plusieurs minutes et beaucoup (beaucoup, beaucoup) d’énergie. Mais bon, quand tu ne peux pas prétendre à partir avec les bons, tu fais avec !
    J’irais même plus loin, à la limite, qu’il y ait beaucoup de monde, admettons… si les coureurs ont bien évalué leur niveau. Force est de constater que souvent (certainement pour éviter d’être gênés par des coureurs pus lents) beaucoup se placent dans des sas de niveau bien plus élevé… et après c’est du n’importe quoi !

  3. en tous cas tu l’as fait … et sur les photos tu as toujours ta foulée de Poney : en suspension intégrale, rétif à la gravité. Je suis jaloux 🙂

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  5. Ping : 20 km de Paris 2013 – récit | Noostromo Running Blog

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