Paris Versailles 2013 : le retour de…

C’est la rentrée, c’est reparti pour les courses automnales. Chaque année je m’inscris à mon triptyque favori soit 3 courses lors de 3 dimanche consécutifs: Paris Versailles / Semi de Lyon / 20 Kms de Paris.

paris versailles photos

L’année dernière mon “périple triptyque” avait fait long feu…puisqu’au bout de 200 mètres je devais abandonner Paris Versailles pour cause de fracture de fatigue et laisser tomber les deux courses suivantes tout comme mes espoirs de performance pour le marathon de New York (certes qui n’a pas eu lieu mais c’est une autre histoire).

C’est donc avec une certaine inquiétude que je viens de prendre mon dossard cet après midi auprès de Nicolas et Maya. Pourquoi inquiétude et pas fébrilité avec la soif de revanche ? Pourquoi cette absence d’envie de conjurer le sort? Et bien disons que cette fois je vais prendre part à la course en étant DEJA blessé. Comme ça au moins pas de mauvaise surprise à attendre.

C’est la rentrée donc j’inaugure un nouvel épisode de la série “la blessure” le retour ! Et cette fois ce n’est pas le pied droit mais le pied gauche. Il en faut pour tout le monde. Et ce n’est pas le métatarse cette fois mais ce fameux talon d’Achille. Après le TFL il y a deux ans, la fracture de fatigue l’année dernière, Achille cette année. Oui, cela fait un peu inventaires des blessures les plus courantes du coureur, c’est limite cliché ! Comme quoi je dois aimer les classiques. Et l’année prochaine je me blesse où? L’aponévrose plantaire?

Allez bonne course à tous :-))

Marathon de New York 2012 : Comment l’appréhender après 5 semaines sans avoir couru (post blessure) ?

Ce n’est pas tout à fait vrai. Après ma fracture de fatigue dont je me remets rapidement, j’ai couru 5 kms dimanche dernier. On peut qualifier cela de « sortie courte » : un nouveau concept d’entrainement !

Si on qualifie la « période d’affûtage » la période durant laquelle on baisse le volume de kms courus « pour faire du jus » les jours précédents l’épreuve, on peut dire que là au moins j’ai poussé le concept à son extrémité.

Effectivement je pourrais participer au marathon en mode supporter, mais comme je vous l’ai déjà dit j’ai vraiment envie de participer à la fête en étant dans le pack des coureurs…quitte à marcher si la douleur revenait.

J’oublie tout objectif de faire aussi bien que mes 3h41 de l’année dernière. J’oublie tout objectif de performance…et aussi d’invitation au resto. En effet ma femme m’avait renouvelé notre challenge de l’année dernière à savoir :

Invitation de la part de mon épouse dans les restaurants suivants en fonction de ma performance :

Moins de 3h30 =>> Restaurant Gagnaire (3 étoiles)

Moins de 3h45 =>> Restaurant Le Grand Véfour de Guy Martin (2 étoiles)

Moins de 4h =>> L’atelier de Joël Robuchon (1 étoile…je crois)

Moins de 4h15 =>> Le Yamt’cha (très bon gastro)

L’année dernière j’avais eu la chance d’aller chez Guy Martin et pour cette année je visais Gagnaire.

Finalement le scenario le plus probable cette année est que mon épouse m’invite à passer une soirée chez Mac Donald’s…et encore faut il que je termine. Ce qui n’est pas gagné non plus !

COMMENT ANALYSE MA PRÉPARATION ET DE DÉFINIR MON OBJECTIF SUR CE MARATHON ?

Donc si on fait le bilan de ma préparation, voici en chiffres les principaux indicateurs sur mon état de forme par rapport à l’année dernière.

Donc comparons les chiffres :

Premier élément qui m’a énormément surpris. En cumul…j’ai ces deux derniers mois finalement couru plus de kms que l’année dernière sur la même période ! Sauf que tous ces kms je les ai courus sur un seul mois (le mois de septembre). L’année dernière mon entrainement en volume avait été beaucoup plus faible sur le mois de septembre, on comprend mieux ma fracture de fatigue à l’aune de ces chiffres.

Et concernant le poids : Je suis plus lourd d’1kg ce qui se traduit par deux choses :

1/ un taux de masse grasse légèrement plus élevé.

2/ un taux de masse maigre (muscles) plus élevé de 700 grammes.

Cela est le reflet d’un gros travail de Crossfit ces deux derniers mois. Cela dit où ai-je pris ces « muscles », les quadriceps et les ischio jambier ? Ou est-ce dans les pectoraux et abdominaux ? C’est utile pour un marathon dans le premier cas car cela peut apporter de la puissance et du rendement dans la foulée. Mais cela l’est beaucoup moins dans le deuxième cas, au contraire la masse à porter est plus lourde. Or, ma balance TANITA qui analyse l’évolution de mon taux de masse grasse/masse maigre par segment du corps confirme que j’ai pris de la masse maigre dans le haut du corps au détriment des jambes restées quelque peu inactives.

LA VARIABLE LA PLUS IMPORTANTE LORS DU DESENTRAINEMENT : La perte de Vo2 MAX

Ne pas avoir couru pendant plus d’un mois a un impact très important sur la perte de capacités respiratoires et notamment la Vo2 Max. Selon Véronique Billat, la Vo2 Max va inexorablement diminuer et ceci assez rapidement. On estime qu’au bout de 3 semaines d’arrêt la Vo2 Max va baisser d’environ 8%, de même que le débit cardiaque, dans les mêmes proportions, et également la fréquence cardiaque maximale (FC Max) qui peut perdre au moins 4 pulses.

Selon le Hansons Marathon Methods (une bible sur la préparation du marathon que je vous recommande), un arrêt de 7 à 10 jours impacte sensiblement les gains d’entrainement cumulés jusqu’alors. Après deux semaines d’arrêt, les pertes sont d’au moins 5% en termes de performance attendue. Après 21 jours, les pertes exprimées en termes de perf. sont d’au moins 10% !

En conséquence si l’on part du principe que j’avais fin septembre le même niveau que l’année dernière, ma perte en terme de performance pour un marathon est d’au moins de 30 minutes. Donc impossible de le terminer en moins de 4 heures.

Voilà qui est dit. Mais mais… j’ai beau avoir arrêté la pratique de la course à pied pour cause d’une fracture sur le coup de pied (le métatarse), pour autant je ne suis pas resté inerte les doigts de pied en éventail ! Non mais !

PRATIQUE DU CROSSFIT MATIN ET SOIR

J’ai pratiqué le Crossfit matin et soir durant cette période. C’est quoi le Crossfit ? C’est la pratique de circuit training basé sur des mouvements emprunté à la gymnastique et la musculation dont le but est de stimuler des chaînes musculaires en stimulant le système cardio vasculaire en anaérobie (oui proche de l’essoufflement).  Prenons un exemple : un enchaînement très connu des crossfitter est Cindy (oui, on donne des noms de femmes pour désigner les exercices…car qui d’autres que les femmes pour mettre les hommes à plat ?). Donc exécuter un Cindy c’est faire le plus grand nombre de séries composées de :

5 répétitions de barre fixe, 10 pompes et 15 air squat (faite des recherches sur le net) et ceci dans un état proche l’apoplexie pour un temps limite de 20 minutes… si vous arrivez à en faire pendant ce temps imparti ce qui n’était pas mon cas il y a encore deux mois. Quand on fait ce type d’exercice on souffre pas mal.

L’intérêt du Crossfit ?

Permet de maintenir sa Vo2 Max

Renforcer ses chaînes musculaires pour prévenir les blessures dans la pratique d’autres activités sportives.

Mais le transfert de ses effets bénéfiques sur la course à pied sont encore mal documentés, en tous cas cela m’a permis de maintenir ma condition physique. Mais je ne sais pas dans quelle mesure cela m’aura permis d’enrayer les effets du désentrainement provoqué par 5 semaines d’arrêt complet.

CONCLUSIONS

Le désentrainement selon les spécialises est susceptible de me coûter au moins 30 minutes, mais cela est sans compter mon travail de renforcement musculaire effectué en anaérobie susceptible d’avoir quelque peu enrayé les pertes en termes de Vo2 Max. Grosso modo je peux tenter de courir ce marathon à un rythme de 6 min/km contre 5.15 min/km l’année dernière. Soit un marathon aux alentours de 4 heures / 4heures 15 si si…

…si mon métatarse le veut bien !

Peut-être arriverai-je à éviter de me retrouver devant un plat de nugget’s avec une frite?

Marathon de New York 2012 : malgré la blessure, je prends le départ…

Malgré un arrêt d’un mois – demain jour pour jour – de course à pied suite au diagnostic de la fracture de fatigue, ma décision est prise : je prends le départ du marathon de New York pour participer à la fête.

I have to keep my 2012 resolution !

En effet, la douleur a disparu, l’œdème avec. Bien entendu s’il n’y avait pas le marathon peut être appliquerais-je les conseils avisés du traumatologue il y a un mois me préconisant à la louche 6 semaines d’arrêt. Mais l’enjeu pour moi autour d’un tel marathon est tout autre. Je ne veux pas avoir de regret.

J’ai mis de côté le souhait initial de faire mieux que les 3h41 de l’année dernière. En n’ayant couru aucun km depuis 4 semaines, Il n’y a pour moi aucun objectif de temps sur New York cette année si ce n’est d’aller le plus loin possible, au mieux … finir. Le marathon de New York est un des marathons les plus populaires qui soit. Il faut entendre par là « anti-élite », c’est à dire que le niveau moyen est assez faible (beaucoup court leur premier marathon à New York) et malgré cela le taux d’abandon est à peine de 2%. C’est dire comme l’ambiance, l’atmosphère toute particulière de ce marathon donne des ailes, et j’avais pu le constater l’année dernière sur les 20 premiers kms courus trop vite en raison d’un public pour le moins stimulant. Je me dis en voyant la magnifique vidéo de l’édition de l’année dernière (souvenir souvenir) de Lionel Boéchat qui l’a couru (ou plutôt marché) malgré une tendinite au talon d’achille, que je terminerai ce marathon en marchant ou même à quatre pattes.

Et puis je ne peux plus tenir. Mes jambes n’en peuvent plus d’attendre.

J’ai faim … dans tous les sens du terme. NY me revoilà !

Fracture de fatigue du coureur à pied. Maintenant je peux en parler.

Le diagnostic est confirmé par l’IRM. Je me suis fait une fracture de fatigue au troisième métatarse du pied droit. C’est quoi une fracture de fatigue? Et bien déjà ce n’est pas une fracture à proprement parlé et si le terme de fracture est couramment utilisé, le terme médical approprié est « fissure de fatigue ». On pourrait parler de fêlure également. C’est la raison pour laquelle aux rayon X on ne voit rien ! Il faut faire une IRM ou mieux une scintigraphie pour percevoir le traumatisme.

Et encore sur l’IRM jointe on ne voit pas grand chose non plus. Il faut avoir les yeux de lynx du radiologue (guidé par les indications du traumatologue) pour percevoir sur le troisième métatarse une légère fêlure horizontale. En revanche on perçoit bien l’inflammation (nuage blanc autour du métatarse). Je sens donc une douleur lorsque développe le pied par terre.  Je marche comme un petit vieux.

Comment en suis je arrivé là?

Selon les spécialistes, (mon traumatologue et mon kiné dont les avis convergent parfaitement sur ce point) une fracture de fatigue est causée par une nouvelle contrainte trop forte appliquée aux tissus et qui petit à petit crée un traumatisme. Ce traumatisme qui ronge petit à petit (et crée une fêlure) jusqu’à dépasser le seuil de la douleur peut également être due à un changement de chaussures ou un changement de posture qui font que la contrainte n’est plus celle habituellement appliquée aux tissus.

En l’espèce ma fêlure du troisième métatarse serait due à ces DEUX facteurs conjugués à savoir une charge de travail PLUS un changement de contrainte.

Analyse de mes quatre dernières semaines d’entrainement ante-fracture :

1/ Une charge de travail qui a sensiblement augmenté sans respecter aucune progressivité.

Oui, mon volume de Kms n’a jamais été aussi élevé depuis que je cours. D’habitude je courais environ 35 kms par semaine sur 2 à 3 séances. Or, depuis fin août j’étais passé à 65 Kms avec 4 à 5 séances, en ayant intégré des footings de récupération…ce que je ne faisais jamais avant.

2/ Changement de contrainte appliqué à mes pieds.

Je n’ai pas changé de chaussures en revanche j’ai fait un gros travail de changement de foulée. En effet, notamment lors de mes « footings de récup. » je me concentrais pour appliquer une foulée plus orientée plat du pied (à défaut de pouvoir avoir une attaque « par l’avant ») et me débarrasser de l’attaque du talon.

Ai-je ressenti des signes avant coureurs sur le troisième métatarse?

OUI, mais je n’ai pas su écouter !

En effet, selon les médecins la douleur de la fracture de fatigue n’intervient pas d’un seul coup CRAC tel un claquage ! Non, en principe la douleur est progressive, il y a des signes avants coureurs…que je n’ai pas entendus. Après mes fameuses « séances de changement de foulée » j’ai bien ressenti de manière très fugace, très fugitive quelques douleurs au niveau du pied droit, mais cela était très très léger et ne durait pas bien longtemps. Et puis on ressent tous ces petites douleurs auxquelles nous ne prêtons pas attention car elles partent en général assez vite. Nous mettons cela sur le compte de la période d’adaptation nécessaire au corps pour faire face à la charge d’entrainement.  Si on devait sans cesse s’arrêter pour une petite douleur ressenti aux articulations, à la cheville…on serait toujours à l’arrêt !

Or en l’espèce peut-être aurais je dû être plus vigilant, car ces signes je les avais bien AVANT. D’accord, cela est facile à dire à posteriori.

Marathon de New York 2012 c’est dans 1 mois, et je ne pourrai pas le courir

 Changement de programme :

I WILL BE IN…mais en mode supporter

Comme vous le savez j’ai dû abandonner Paris Versailles au bout de 1000 mètres après avoir senti une douleur au niveau du métatarse du pied droit. Je suis revenu à pied chez moi tranquillement…sauf que dans l’après midi le dessus du pied s’est mis à enfler. Je me suis mis à ressentir la douleur même en marchant ne pouvant plus vraiment développer normalement le pied sur le sol. La fracture de fatigue est suspectée et sera confirmée !
Rendez vous chez le traumatologue hier matin. Voici le contenu du dialogue, assez surréaliste :
Moi : J’ai une douleur sur le coup de pied au niveau des metatarses. Je pratique la course à pied.
Le traumatologue : Vous avez prévu une compétition?
Moi : Oui, je cours un marathon dans un mois.
Le traumatologue : Où cela?
Moi : New York
La traumatologue : Vous avez déjà pris vos billets ?
Moi : Oui il y a environ 1 an.
Le traumatologue (avec l’empathie d’une huitre) : Bon… vous ne pourrez pas courir, vous comprenez vous ne pourrez pas vous entrainer d’ici là, donc pas de marathon !
Moi (en état de décomposition) : Euhh comment? Vous êtes sûr du diagnostic ???
Le traumatologue (avec la compassion d’une moule) : Impossible de courir avant au moins 6 semaines (c’est un minimum!). Mais ne vous inquiétez pas vous pourrez vous remettre à courir ! Vous savez il y a des patients à qui je dis qu’ils ne pourront plus jamais courir car ils n’ont plus de cartilage aux genoux, pour vous pas de problème !
Moi : ah oui, effectivement, vue comme cela c’est vraiment réconfortant, là tout d’un coup je me sens tout requinqué de savoir que je pourrai reprendre des courses…en 2013.
The End
Bon voilà, je vais donc aller à New York en mode supporter de la runnosphère. Je vais pouvoir me concentrer sur cette nouvelle tâche et calibrer non pas mon allure mais surveiller l’allure de mes camarades pour pouvoir les immortaliser sur la première avenue ainsi qu’à Central Park. Ils auront des photos personnalisée comme cela?
Elle est pas belle la vie ? 😉
Je reviendrai dans quelques jours sur les raisons qui m’ont conduit à me blesser de cette manière. Mais avant cela, demain je passe une petite IRM, histoire d’avoir à mettre quelque chose dans mon album de course à pied d’ici la fin de l’année. Avec mes forfaits sur Paris Versailles / Semi de Lyon / 20 kms de Paris / Marathon de New York / SaintéLyon, il y a des pages vierges dans l’album qu’il va falloir combler.

Mes débuts en course à pied : 1 an déjà !

J’ai retrouvé sur mon disque dur un petit récit que j’avais envoyé il y a tout juste un an contant ma première tentative de sortie en course à pied. C’est plein de naïveté et comme cela ne tue pas je vous la dévoile ci dessous. Bien entendu vous êtes libre de rire à mes dépends !

Je vous rappelle le contexte. Il y a un an je me suis mis à la course à pied par hasard. Il est prévu que j’accompagne (en supporter) mon père et mon frère pour le marathon de NY 2010. Nous sommes déjà inscrits depuis quelque mois. Or, mon frère – autour d’un verre de cidre, c’est peut-être le détail qui change tout – me convainc de prendre un dossard et de les accompagner sur la ligne de départ pour cette aventure. Détail important : je ne fais plus aucun sport depuis l’âge du Lycée (soit environ une bonne vingtaine d’année). J’accepte la suggestion. Et la semaine suivante je me décide à faire de la course à pied « from scratch ». Et du jour au lendemain pour tester ma première père de running j’ai l’idée saugrenue de commencer à battre le pavé parisien en allant à mon bureau. Cette tentative fera long feu puisqu’elle me poussera dès le lendemain vers le cabinet d’un médecin… j’en dis trop en voici le petit récit écrit à cette époque suite à cette première tentative avortée.

Ci-dessous petit récit écrit le 15 mars 2010 (soit il y a 1 an)

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Vous souhaitiez que je vous tienne informés de mon programme de préparation au marathon de NY.  Donc voilà quelques nouvelles fraîches :

Lundi matin, le cœur vaillant je me suis dit qu’il serait finalement bien pratique d’aller au bureau en commençant l’entraînement et – pourquoi pas de faire une pierre deux coups –  en mettant à profit la distance qui me sépare du bureau en la transformant en piste d’entraînement ! A 8h00 du matin tapante, c’est donc armé de mes runnings flambant neuves, de mon coupe-vent en Gore Tex et…de mon jean (c’est vrai l’équipement n’est pas encore complet) que j’affrontais le pavé parisien en trottinant (faut commencer doucement d’après ce qu’ils disent dans les revues spécialisées).

 Le parcours était magnifique ; j’ai donc traversé la rue Montorgueil, le Pont Neuf, le quartier St Germain. J’imagine que les passants devaient probablement m’admirer (m’envier même !) avec mon style tout à fait particulier d’autant plus que j’arborai un magnifique sac à dos (avec mon costume et chaussures de villes à l’intérieur…). Et, je terminais par gravir le MontParnasse en commençant par l’ascension de la rue de Rennes, car oui -on pourrait en douter comme ça – mais je vous le confirme, la rue de Rennes elle monte ! Finalement, arrivé au bureau avec une telle facilité et décontraction, je me dis qu’au vue de tous ces obstacles franchis avec un certain brio et – je dois l’avouer – en ressentant même un certain plaisir, je pouvais même envisager de finir mon premier marathon en faisant un bon chrono !…. Bon c’est vrai, c’était un peu excessif, j’étais probablement victime à ce moment là de l’effet un peu euphorisant des fameuses endorphines générée lors d’un effort d’endurance.

Je me change dans les sanitaires du bureau, me douche, mets mon costume et arrive à mon desk la poitrine triomphante bien résolu à refaire le chemin dans l’autre sens pour revenir à la maison la journée de travail accomplie.

19H, je retourne me changer, remets ma magnifique tenue, sors de l’immeuble… commence à reprendre ma foulée  «  de marathonien en puissance de devenir » me dis-je ! (enthousiasme à mettre sur le compte des restes d’endorphine du matin pas encore complètement évacuées par mon organisme)

Et là … une foulée, deux foulées … et je ressentis une douleur sourde me transpercer les genoux. Impossible de reprendre une cadence de footing ! Je ressentais comme de la grenaille de fer dans les genoux. C’est donc en marchant que je fis le chemin du retour.

Depuis lors, impossible de descendre un escalier, et bien entendu incapable de courir ni de trottiner.

Bilan : RdV chez le médecin du sport ce matin qui m’a bien remis à ma place (à défaut de remettre en place les genoux pour l’instant) en me tançant d’avoir voulu battre le pavé parisien du jour au lendemain sur du béton après 20 ans d’arrêt de course à pied et de totale absence de pratique sportive.

BILAN : à défaut des substances bien agréables ressenties lors de la course à pied je me shoote au Voltarène en application externe et dois impérativement aller voir un orthopédiste lorsque tout sera remis en place si je souhaite persévérer dans ma tentative de faire de la course à pied. Cela dit, pour l’instant, j’ai troqué mes rêves de kilomètres de bitume de la Cinquième Avenue de NYC pour…. les pistes enneigées des Saisies.

FIN du témoignage écrit le 15 mars 2010 (il y a un an)

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Epilogue : je n’obtins jamais le dossard pour le marathon de NY 2010 pour inscription tardive (comme prévu j’allais supporter mon père et mon frère), en revanche je pris le virus de la course à pied dans les semaines qui suivirent.

J’ai testé pour vous…les effets du désentrainement

D’accord d’accord je vais arrêter de mentionner ma blessure, on en a suffisamment parlé. En revanche ce qui est plus intéressant est de savoir quel a été l’impact de mon arrêt de course à pied durant plus d’un mois sur mes performances. En effet tout coureur à pied a dû expérimenter ce que les physiobiologistes appellent le « Principe de Réversibilité » de l’entrainement. Malheureusement l’arrêt de la stimulation qui a permis au corps de mettre en place des mécanismes d’adaptation le conduit à annuler insidieusement ce que le coureur a patiemment construit au prix de nombreux efforts.

Selon l’excellent ouvrage de Véronique Billat Physiologie et méthodologie de l’entrainement (je m’appuie sur cette source pour ce qui va suivre) le désentrainement apparaît déjà au bout de 2 semaines d’arrêt ! Argh !!

Selon les papiers de recherches de V. Billat, ce sont « les réserves de glycogènes qui sont le paramètres le plus sensible au désentrainement en raison de la rapide diminution des enzymes oxydatives ». En conséquence la Vo2 Max va inexorablement diminuer et ceci assez rapidement. On estime qu’au bout de 3 semaines d’arrêt la Vo2 Max va baisser d’environ 8%, de même que le débit cardiaque dans les mêmes proportions et également la fréquence cardiaque maximale (FC Max) qui peut perdre au moins 4 pulses. Oui, rien que ça !

Et la VMA quant à elle ? Et bien on se doute qu’elle en prend un sacré coup. J’avais pu calculer ma VMA avant ma période d’arrêt juste après les 20 kilomètres de Paris en octobre dernier (2010)… et la recalculer la semaine dernière à deux reprises, sur piste et en labo.

Le résultat ?

Avant la blessure ma VMA était à 16 km/h, et la semaine dernière elle était de 15 Km/h : oui on peut perdre 1 Km/h de VMA après seulement 4 semaines d’arrêt complet.

J’ignore combien de temps il me faudra pour revenir à l’état initial. En tout cas, j’y travaille.

Ma blessure…suite et fin. Enfin !

Ma blessure…suite et fin ?

Bon, je me suis un peu emporté sur la thérapie de l’anti-inflammatoire. Cela soigne la conséquence (la douleur) mais pas la cause. Fin décembre j’arrête les Felden (après 4 jours de prises) mais je ressens toujours la douleur lancinante au genou. Et c’est étrange mais la douleur semble s’être déplacée. Chaque fois que je passe de la position assise à la position debout j’ai l’impression d’avoir des contractures des tendons en haut du mollet ou en bas de l’ischio jambier derrière le genou. Bref, tout semble se contracter autour de l’articulation comme si cela nécessitait de « huiler les tendons » devenus complètement rabougris. Finalement les antis inflammatoires ce n’est pas la panacée.

Donc, après avoir consulté plusieurs experts appartenant plus ou moins au corps médical « officiel » – plutôt moins que plus je l’avoue – dont je résume les résultats ci-dessous je me suis résolu à changer de fusil d’épaule.

Ma femme : thérapie « prendre des Felden ». Résultat : arrêt des douleurs le temps de la prise mais aucun impact sur l’origine de la douleur.

Un ostéopathe : thérapie « je vous secoue bien le bassin pour le remettre en place ». Résultat : j’ai bien mal au dos en sortant de la consultation

Mon médecin généraliste : thérapie « surtout ne prenez pas d’anti inflammatoire et arrêtez de courir ». Résultat : RAS, j’ai toujours mal.

Un podologue : thérapie « mettez des semelles ». Résultat : j’ai toujours mal en courant.

Un acupuncteur : thérapie « je vous perce l’oreille avec un aimant, cela va vous soigner le genou ». Résultat : j’ai une oreille percée désormais, du plus bel effet.

Finalement je me suis décidé à aller retourner voir mon médecin du sport, traumatologue. Mais pourquoi n’y ai-je pas songé avant ?????

Mon médecin du sport a fait le bon diagnostic et m’a prodigué la meilleure thérapie.

Diagnostic : Inflammation du TFL (Tendon du Fascia Lata) en concluant que les sensations de genou de vieux était dû à des adhérences tout à fait normales dans mon cas car j’étais sur la voie de la guérison. Il m’a prescrit 15 séances de Kiné. Et finalement en sortant de son cabinet, rasséréné par le diagnostic que j’ai trouvé pertinent, je me suis senti presque complètement guéri. J’avais trouvé !!!! Eurêka !!!

C’était il y a une semaine…. Et aujourd’hui après seulement deux séances de kiné, j’entrevois très sérieusement la voie de la guérison.

Conclusion : quand on a mal, on va voir des professionnels du corps médical spécialistes. Arrêter de croire aux poudres de perlimpinpin ou aux magiciens. Un traumatisme de genou est un problème mécanique, et quand on a un problème mécanique on va voir un vrai « spécialiste de la mécanique » qui a une approche scientifique !! Donc on va voir un médecin du sport avec spécialisation traumatologie/rhumatologie. Lors de la consultation j’ai vu la différence, le discours de mon spécialiste était d’une limpidité désarmante. Pourquoi l’ai-je consulté si tard alors que c’est lui qui m’avait permis de me remettre à courir après mon premier jour de blessure en mars 2010 ?

A ce jour, cela reste pour moi une énigme.

Douleur à l’extérieur du genou ; autant de remèdes (ou diagnostics) qu’il y a de médecins !

La douleur contractée à l’occasion de la SaintéLyon ne passant pas, j’ai décidé de m’en remettre à des spécialistes. Et pour mettre toutes mes chances de mon côté j’en ai consulté plusieurs :

1/ mon podologue pour me refaire faire des semelles

2/ un ostéopathe

3/ mon médecin généraliste et …

4/ ma femme qui, bien que n’appartenant pas au corps médical, est toujours de très bon conseil.

Voici en substance la synthèse de mes rendez vous :

1/ Bilan du Rendez Vous chez le podologue :

Et oui vous n’avez pas mis vos semelles !… ce n’est pas bien et c’est ce qui a causé votre inflammation. Je vous les refais. Et ne les oubliez pas cette fois !

Résultat : je sors de chez le podologue avec de nouvelles semelles orthopédiques dans mes runnings.

2/ Bilan du Rendez Vous chez l’Ostéopathe :

Vous avez un décalage au niveau du bassin qui a provoqué un déséquilibre sur votre genou, je vais vous manipuler.

Mettez de la glace pendant 20 minutes au moins deux fois par jour sur votre genou.

Faites des exercices d’étirements (il me montre les exercices qui effectivement tirent sur mon tendon in flammé…oui oui cela fait bien mal !)

Ne courrez pas pendant encore une semaine

Surtout ne mettez pas vos semelles : une hérésie, la jambe et votre pied vont s’adapter.

Résultat : Je sors de chez l’ostéopathe avec la même douleur au genou, en revanche j’ai « gagné » un petit mal de dos contracté lors de la manipulation pour « me remettre le bassin en place » (sic). Et puis la recommandation de ne pas mettre de semelle est en contradiction avec celle du podologue. Je dois faire un choix : semelles or not semelles ?

3/ Bilan du Rendez Vous chez mon médecin généraliste :

Surtout ne faites pas d’exercice d’étirement, c’est une hérésie, vous avez le tendon in flammé, vous voulez vous faire encore plus mal ??!

Si vous avez mal, écoutez votre corps, ne courrez plus jusqu’à ce que la douleur s’apaise.

Non je ne veux pas vous prescrire d’anti inflammatoire !

Résultat : Je sors de chez mon médecin généraliste avec toujours ma douleur au genou, une recommandation en contradiction avec celle de l’ostéo (qui lui est « pro étirements ») et aucun médicament. Je dois encore dans ce cas faire un choix : étirement or not étirement ?

4/ Bilan de ma consultation avec ma femme :

Chérie, tu vas prendre l’anti inflammatoire Felden, en deux jours tu n’auras plus rien.

Résultat :

Je dois faire un choix : anti inflammatoire or not anti inflammatoire ?

BILAN FINAL :

Je suis le conseil de ma femme depuis hier soir, j’ai pris un FELDEN…et ce matin miracle, ma douleur au genou est quasiment estompée ! C’est peut être certes un peu trop tôt pour conclure, mais quoiqu’il en soit, je pense qu’il est important de toujours écouter les conseils de son épouse. Et les « experts du corps médical ou para médical » ne sont pas forcément les meilleurs conseils.

Répercussions de la SaintéLyon 2010

En guise de deuxième post sur le blog j’espère qu’écrire un article sur ma blessure ne me portera pas malheur.

Car depuis la SaintéLyon je n’ai pas pu reprendre une seule séance. Que s’est il passé ?

Une douleur à l’extérieur du genou gauche, la même semble-t-il que celle qui s’était déclarée lors de ma première journée de course à pied en avril dernier. Mon médecin du sport sélectionné pour l’occasion avait diagnostiqué le syndrome ilio tibial ou autrement dit « Syndrome de l’essuie glace ». Selon Wikipedia, ce mal de genou est causé par un tendon qui relie le fémur au péroné. Ce tendon se déplace lors de la marche ou de la course à pied de part et d’autre de l’articulation du genou tel un essuie glace. Or il arrive que ce tendon touche un relief osseux externe appelé le condyle externe.

Mon médecin à l’époque m’avait prescrit des semelles orthopédiques à mettre dans mes chaussures de running. Et effectivement, la reprise de la course à pied s’était faite sans aucun problème.

Cela dit, en octobre dernier je me suis débarrassé de mes semelles (après 1200 kilomètres de bons et loyaux services) après avoir suivi le conseil d’un « expert » qui était anti semelle. Et j’étais très surpris de me rendre compte que les douleurs ne réapparaissaient pas !! Youpi, mes jambes dans le cadre de la course à pied s’étaient adaptées de telle sorte que je pouvais me passer de semelles pour courir. Du moins c’est ce que j’avais conclu alors.

Puis arrive l’épreuve de la SaintéLyon qui s’annonce difficile à appréhender étant donné le terrain neigeux et verglacé. Mes runnings (Asics Gel Stratus 3) ne pouvaient pas tenir le choc et je décide de me procurer impérativement d’autres chaussures à J-3 ! Le mercredi précédent la SaintéLyon, je décide de casser mes toutes nouvelles chaussures (des Asics Lahar) acquises une heure avant en courant dans mon quartier (le 2ième à Paris). Je parcours rapidement 5 bornes environ à vive allure avec tout mon équipement (frontale comprise) sur les trottoirs parisiens.

Or, le lendemain je ressens une très très légère douleur derrière le genou gauche, du même type que celle d’avril dernier. Et cette douleur m’angoissera jusqu’au départ de la STL.

Puis arrive l’épreuve, c’est donc chaussé de mes chaussures de trail (avec seulement 5 bornes, oui c’est pas bien…mais avais-je le choix ?) ainsi que des chaines YakTrax prêtées par mon frère (un GRAND merci à lui !) que je m’engage dans la SaintéLyon. Grand soulagement lors des premiers kilomètres, je ne ressens aucune douleur ! Je me dis que c’est gagné.

Puis arrive le 45ième kilomètre où la douleur à l’extérieur de mon genou gauche revient de manière vive ! Certes, je n’ai jamais glissé, certes j’ai toujours d’excellents appuis stables alors que la plupart de coureurs devant moi glissent et se font pour certains très mal, en tombant sur le sol verglacés ; parfois les scènes dont je suis témoin semblent sortir tout droit d’un dessin animé de Tex Avery. Alors oui je peux dire que mon équipement m’a protégé des glissades et m’a prévenu de me rompre les os… mais il est probable que l’équipement soit aussi, en partie, responsable de mes douleurs. En effet, mes appuis (chaussures + chaines) sont un peu bancals sur le sol verglacé de la partie descendante sur Lyon.

Quoiqu’il en soit, ayant les mêmes symptômes qu’au printemps dernier, ma blessure est très certainement due à l’absence de mes semelles dans mes nouvelles chaussures de Trail, d’autant que la douleur avait commencé à s’installer le lendemain de l’essai nocturne.

Bon et bien voila. Il va falloir que je retourne chez le podologue, car les fameuses semelles, je les avais jetées il y a un mois !