Prépa UTMB 2017 : le point à J-31

C’est fini de compter à rebours en mois…maintenant il s’agit de jours : dans 31 jours exactement je serai à Chamonix avec mon frère Fabrice (mon assistant numéro 1 !) pour participer au « Sommet Mondial du Trail Running » comme se l’autoproclame l’organisation de l’UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc).

BILAN DU MOIS DE JUILLET :

Le point d’orgue de ce mois de juillet était bien sûr ma participation à la X-Alpine (mon récit). J’ai donc été obligé de me ménager les jours qui ont suivi et d’augmenter le cumul de journées OFF de CAP car la reprise a été beaucoup plus difficile que prévue (récit de la reprise). J’ai cumulé 12 journées OFF consécutives pour ne reprendre que le 21 juillet et encore … en rythme progressif. Le 25 juillet j’ai enfin repris mon rythme classique de ma morning routine de 23 kms environs autour d’un parcours normalisé (toujours, oui toujours la même routine) qui me mène de mon domicile (quartier Les Halles Montorgueil) au parc des Buttes Chaumont autour duquel je fais des ronds et ronds « petit patapon ».

Et force est de constater que j’ai vraiment eu la sensation d’avoir des enclumes pendant les 9 premières séances consécutives enregistrant mon plus mauvais chrono jamais enregistré (soit 2h22) pour ma séance du 29 juillet. Épuisé j’étais…

Et puis et puis, sans que l’on ne comprenne vraiment pourquoi. Lors de ma séance d’hier matin ce fut le déclic ! Enfin les bonnes sensations sont étaient revenues !!!!!!!!!!!!

Incompréhensible. Je n’arrive pas identifier les facteurs explicatifs permettant de comprendre que tout d’un coup les sensations disparues depuis mon Ultra Trail puissent revenir après 9 séances consécutives et près de 200 bornes dans les jambes en cumul.

Aujourd’hui (31 juillet 2017) cela fut la confirmation de ces bonnes sensations. Je reviens enfin à mon niveau pré X-Alpine de début juillet.

prepa juillet 2017tab de synthses till juillet 2017

BILAN DE L’ANNÉE 2017 A 1 MOIS DE l’UTMB

En cumul j’en suis à 3450 kms environ avec deux Ultra Trail courus en avril (La Trans Aubrac) et la X-Alpine (ce mois-ci).

L’enjeu pour moi : arriver frais le 31 août à Chamonix.

Cela va être néanmoins compliqué car l’arrivée de cigognes est imminente et j’imagine que celle-ci va, certes me permettre d’être aguerri à vivre mes 2 nuits blanches prévues lors de l’UTMB, mais que cela est aussi susceptible de fortement perturber l’organisation de mes sorties matinales. J’entre donc dans une période d’incertitude…de 31 jours.

Vivement le 31 août que je me couche 😉

Comment gérer la période récupération post Ultra Trail ? … à 1 mois de l’UTMB.

Un Ultra Trail cela laisse des traces !

L’état dans lequel se trouve l’organisme suite à une course de 26 heures et 8400 D+ / D- est inédite et particulière. Je me propose de vous faire part de mon expérience. Finisher de la X-Alpine le 8 juillet je pourrais prendre la décision de souffler plusieurs semaines or je ne peux me permettre d’être en roue libre alors que se rapproche à vitesse grand V ma participation à l’UTMB 2017 … dans exactement 6 semaines à l’heure où j’écris ces lignes.

NB important : les descriptions qui suivent n’engagent que leur auteur quand bien même j’utilise la troisième personne laissant suggérer qu’il s’agit de vérité universelle. Or il ne s’agit que de mon témoignage : n=1.

CONSTAT DES DÉGÂTS OU LE DOUBLE EFFET KISS COOL :

  • COURBATURES ET DOULEURS PHYSIQUES

Suite à un Ultra, l’organisme est perclus de courbatures. L’Ultra a généré de nombreux foyers inflammatoires. Quelques heures après la fin de l’épreuve on ressent des douleurs très vives comme si on avait de la « limaille de fer entre les fibres musculaires des quadriceps ». On ne peut plus descendre un escalier dans le sens normal de la marche. On les descend mieux à reculons. Les deux premières nuits sont difficiles car les douleurs ressenties sur les jambes vous réveillent dès que vous bougez.

Et puis finalement ces courbatures disparaissent en l’espace de trois jours. Dès le mercredi vous pouvez enfin monter et descendre les escaliers normalement.

Mais comme le dit un certain Warren Buffet pour figurer les prises de risques non couvertes des portefeuilles en finance et qui apparaissent au grand jour : « c’est quand la mer se retire que l’on voit ceux qui se baignaient sans maillot de bain ». Certes mon illustration est tirée par les cheveux mais cela signifie en substance que c’est lorsque les « courbatures normales » disparaissent que les VRAIES douleurs physiques apparaissent, car celles-ci … et bien elles ne passent pas au bout de trois jours comme les courbatures, elles restent ! C’est l’heure du constat des vrais dégâts.

En ce qui me concerne, une grosse douleur en haut du mollet gauche au niveau de l’insertion dans l’articulation du genou a continué à me faire un mal de chien. Diagnostique : « c’est très gonflé, il y a un œdème ». Quel bonheur. Je n’ai donc pas pu répondre la course à pied comme prévu le dimanche suivant et les 6 jours OFF de course à pied prévus initialement se sont transformés en presque 15 jours d’arrêt.

  • BAISSE D’ÉNERGIE /  DE TONUS :

Les dégâts physique ne sont pas les seules séquelles laissées par un Ultra. Le deuxième effet Kiss Cool c’est une sorte de fatigue psychique, une sorte de vide qui arrive plus tard, lorsque les courbatures ont disparu. Le physique se remet bien mais on ressent comme un état de lassitude qui vous envahit pendant plusieurs jours. Pourtant on recommence à dormir correctement et malgré tout la récupération de cette énergie est assez longue. Dans mon cas il m’a fallu plus de 10 jours complets pour retrouver un certain tonus.

UNE REPRISE DE LA COURSE A PIED UN PEU COMPLIQUÉE :

L’entraînement en course à pied c’est ingrat ! Pourquoi ? Parce que le désentraînement est rapide. Le corps fonctionne selon le modèle de « Use it or Loose It ». Si tu ne lui appliques plus la stimulation spécifique et bien le corps fait tout pour se débarrasser des fibres musculaires inutiles, de l’usine à mitochondries inutiles. Et ceci semble se faire chez moi à une vitesse assez rapide. J’utilise l’image de la montée d’une échelle pour figurer la vitesse d’apprentissage du corps dans le cadre de l’entraînement / désentraînement. Il est long et difficile de monter une échelle barreau après barreau (c’est à dire atteindre un niveau de fitness en course à pied de plus en plus élevé)…or la dégringolade (et la descente des barreaux) est quant à elle bien plus rapide lorsque l’on arrête toute stimulation/stress de son organisme (le désentraînement). On fera un tout premier bilan de ce mois de juillet le 31. Alors nous serons à J-30 de l’UTMB.

 

Prépa UTMB 2017 : faisons le point à fin février

L’UTMB c’est déjà dans 6 mois. Un mois, certes court, vient de s’écouler. Mais il faut capitaliser dès le début pour que la routine s’installe et que l’organisme s’habitue à ma dose matinale de course à pied, je vais y revenir…

Mais tout d’abord le début du mois de février a très bien commencé avec une semaine de ski aux Saisies où j’ai désormais l’habitude de laisser mes skis de descente à la cave et d’utiliser mes ski de fond pour faire du skating. Et quel plaisir ! Quelle beauté : skier sur des pistes qui serpentent dans les sous bois percés par la lumière du soleil et apercevoir justement ce massif du Mont-Blanc qui me nargue au loin et qu’il faudra contourner début septembre avec chaussé de mes runnings.

Après ce bonheur qui dura une semaine retour à Paris et sur sa piste de tour du…. parc des Buttes Chaumont que j’ai retrouvé tous les matins (ou presque) aux alentours de 5h30 du matin après 3 bornes de traversée de Paris en passant par le Canal St Martin et la Place du Colonel Fabien longeant le dôme du siège du Parti Communiste.

MÊME KILOMÉTRAGE DE CAP EXACTEMENT SUR FÉVRIER vs JANVIER !

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Au compteur depuis le début de l’année : 960 kms à raison de 2 fois 480 kms respectivement sur les mois de janvier et février.

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QUELLES SENSATIONS ?

C’est bizarre, les très bonnes sensations se succèdent aux mauvaises sans que je ne puisse réellement en comprendre les raisons. Souvent le mauvais rendu est dû à des stocks de glycogènes trop basses si j’en crois le chiffre de ma balance juste avant de courir ; si le chiffre est dans les basses eaux cela signifie que je risque de manquer de jambes lors de ma séance. Mais cela n’est pas non plus systématique à 100%. Bref c’est assez pénible de ne pas tout comprendre. En revanche je suis très sensible à l’heure de mon endormissement. Si je dépasse les 23h30… les signes de fatigue apparaîtront, pour disparaître complètement après la première heure de course. Et c’est ça qui est incroyable, c’est systématique à 100% : lorsque je suis sur le chemin du retour je ressens un bien être extraordinaire et qui se poursuit toute la matinée. Et ça c’est l’effet des endorphines ou de la sérotonine de la course à pied matinale ! C’est le pied.

Pourvu que cela se poursuive jusqu’à la ligne de finisher de l’UTMB.

 

105 kms de l’Ultra Trans Aubrac : J-5

L’échéance se rapproche et c’est dans un état de grande fébrilité, dans tous les sens du terme, que j’aborde cette épreuve. Fébrile je suis car je ressens un grand état de faiblesse depuis dimanche : j’ai dû chopper un truc qui m’a complètement vidé de mon énergie. Chat dans la gorge, quelques frissons.

2016 vraiment

Mais très fébrile et excité à l’idée d’arpenter ces sentiers, ces plateaux magiques. L’Aubrac c’est quelque chose !

Alors je résumerais ce post à travers trois mots : Inconscience / Constance / Espérance.

Inconscience :

Quand on s’apprête à (re)courir un Ultra de plus de 100 kms oui il y a forcement une dose d’inconscience au sens de « ne plus ressentir la souffrance que l’on va vivre » ou encore « ne plus ressentir la souffrance déjà vécue ». La lecture de mon récit l’année dernière m’a permis de me remémorer le fait que j’avais souffert à un point … que j’avais oublié ! Finalement notre cerveau est très bien fait il érode les souvenirs de souffrance, en tous cas physiques. Oui je me souviens d’avoir été en hypothermie à Laguiole et être à deux doigts d’abandonner si je n’avais pas eu de sac de change, oui je me souviens de ces regards dans le vide de traileurs exténués à l’arrivée comme le mien, ce corps cabossé. Je me souviens mais ne ressens plus !

Constance :

Avec constance ma préparation a été effectuée. A l’instar de celle produite pour la SaintéLyon. Toujours la même routine :

1/ des séances matinales de 5h30 à 7h30 à jeun.

2/ en endurance fondamentale sur les sensations.

3/ durée : environ 2 heures.

4/ terrain de jeu : le trottoir de ceinture de la grille du Parc des Buttes Chaumont.

Pas de « séances dures » de type VMA ou seuil.

Bilan kilométrique : environ 9 heures / semaines soit environ 90 kms de moyenne.

Oui je suis mieux préparé que l’année dernière au vue de …chiffres mais seulement de chiffres.

tableau bilan

Espérance :

Le départ a encore lieu à 6 heures du matin. Et j’espère terminer en moins de 15 heures cette année c’est à dire au coucher du soleil et ne pas avoir à rallumer ma frontale.

Ma femme sera de l’aventure cette année…en voiture avec le road book sur le siège du passager. J’espère la voir à de maintes reprises sur le parcours.

Et pour finir j’espère me régaler chez Bras à Laguiole, pour la récompense…

 

 

 

SaintéLyon 2015 : BILAN de la Prépa (complément)

On est bientôt dans le vif du sujet, c’est la semaine S ! Depuis hier je fais un petit footing de 1 heure à la cool tous les matins aux Buttes Chaumont sur les coups de 6h30 : c’est ma manière de gérer le tapering. C’est assez perturbant de changer son organisation : je me lève plus tard, je cours moins … je suis crevé la journée et je dors mal. C’est assez paradoxal je n’ai pas eu ces « mauvaises » sensations lors de ma prépa spécifique même lors du pic de volume en S-2 à 150 bornes.

kms courus par semaine prepa stl 2015

PETITE ANALYSE DE MES SÉANCES NORMALISÉES AUX BUTTES CHAUMONT

Comme je l’indiquais dans mon précédent post j’ai toujours couru le même parcours. J’ai également toujours effectué les même laps aux mêmes endroits. Je faisais le même parcours l’année dernière remarquez ! Et j’ai eu l’idée de mettre tout cela sous la forme d’un tableau. J’ai voulu afficher et analyser tous « mes deux premiers tours de Buttes Chaumont » en faisant ressortir le couple : Chrono/ fréquence cardiaque moyenne du tour.

Et voilà ce que j’en ressors :

comparaisons séances entrainemement

QUEZAKO CE TABLEAU CI-DESSUS ?

Le chiffre dans le tableau correspond au chrono (légende à gauche verticale) pour effectuer un tour de parc des Buttes Chaumont et la colonne à l’horizontale correspond à la fréquence cardiaque moyenne du tour. La couleur rouge correspond aux enregistrements des séances effectuées en 2015, celles en bleues aux séances de l’année dernière (2014). Prenons la première colonne à 127 de FC de moyenne : on remarque un seul enregistrement de tour de parc des Buttes Chaumont effectué en 13:21 et il a été effectué en 2015 (couleur rouge).

Donc l’analyse maintenant : plus les chiffres sont situés vers le sud est (en bas à droite) plus la séance s’est courue à une allure lente et plus la fréquence cardiaque était élevée. On a un tour de parc effectuée en 14:07 avec une fréquence cardiaque moyenne de 135 effectuée l’année dernière (couleur bleue).

Grille de lecture : ce tableau donne une vision de l’efficience des séances. Celles situées dans le cadran nord ouest sont plus optimales/efficientes (allure plus rapide et fréquence cardiaque plus lente) que celles situées dans le cadran sud est (allure plus lente et FC plus haute).

On constate qu’il y a deux essaims : l’un constitué majoritairement des séances effectuées l’année dernière, et l’autre des séances majoritairement effectuées cette année. Leur distribution révèle quelque chose qui peut être intéressante : mes séances cette année sont plus efficientes que celles que j’effectuais l’année dernière à la même époque sur le même parcours à la même heure.

ET ALORS ?

Et alors je ne pense pas que l’on puisse en tirer forcément la conclusion que je vais faire un meilleur chrono dimanche sous prétexte que je suis « plus économique » à l’entraînement. D’autres paramètres entrent en compte sur une course aussi longue que la STL. Peut-être que cette meilleure efficience a une contrepartie : une plus grande fragilité musculaire / un châssis moins solide. Ce que j’ai gagné en légèreté de la foulée (économie de foulée) je l’ai – peut-être – perdu en force/résistance, c’est à dire en capacité à tenir les chocs lors des fortes contraintes imposées au corps lors des descentes par exemple.

Cela, le graphique ne peut pas le révéler.

Je me traîne lors de mes séances de tapering toujours quelques douleurs à la hanche, un peu de TFL à gauche aussi : c’est très très léger mais pourraient me pourrir l’épreuve si la douleur devenait aiguë dans quelques jours.

Je me pose vraiment la question de savoir si je ne vais pas rechausser mes Hoka One One Rapa Nui mises l’année dernière. Il semblerait que le fort amorti/coussin d’air des Speed Goat ne me convienne pas.

Il va falloir se décider assez rapidement.

Check Up à l’institut MonStade : le bilan du moteur et de la carrosserie.

Je viens d’effectuer mon bilan complet chez MonStade. J’ai été analysé sous toutes les coutures à travers trois types de tests.


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1/ L’analyse de composition corporelle à travers le scanner DEXA.

2/ L’analyse cardiorespiratoire à travers un test d’effort sur tapi roulant.

3/ L’analyse de force musculaire à travers divers ateliers.

Tout d’abord présentons l’institut.

MonStade c’est quoi ?

C’est un complexe médico sportif privé situé en plein cœur du quartier rénové de Bercy. MonStade vous propose de faire votre bilan de condition physique et le cas échéant peut vous offrir un programme de remise en forme individualisé si vous le souhaitez. Cet institut a vocation à s’adresser à tout le monde. Le credo de cet institut pourrait être « le sport et la remise en forme par l’activité physique doivent être notre premier médicament ». Phil en a fait un article également.

Mais parlons d’abord de la première étape à savoir le passage des tests pour aboutir au bilan complet.

Tout au long du processus on est pris en charge par un préparateur physique ainsi qu’un médecin cardiologue.

Bilan de Condition Physique :

ETAPE 1 : L’analyse de composition corporelle.

Vous passez sous un scanner dit DEXA qui émet un faible niveau de rayon X. Ce scanner va vous permettre de connaître votre composition corporelle à l’atome près.

X RayZ score


 

En quelques mots, ce qui est jaune c’est le gras en rouge le maigre et en bleu le sec (os). Mon % de masse grasse est de 14% soit en dessous de 2 écarts types pour ma catégorie d’âge. En fait cela signifie que je fais partie des 2.5% de la population qui ont un taux de masse grasse inférieur à environ 16% (si je lis bien le graph). La moyenne correspond à la ligne du milieu séparant les deux bandes de couleur. A noter que ce type de résultat diffère assez de ceux que l’on peut obtenir via une balance à impédancemètre sur laquelle mon taux de masse grasse s’affiche à 7% max.

J’ai appris quelque chose de passionnant :

Dans une analyse de masse corporelle on distingue l’eau extracellulaire (entre les tissus, sous la peau par exemple) et l’eau intracellulaire (dans les muscles et organes). Dans mon cas je suis composé de beaucoup de flotte. Ah ! Cela dit ma proportion d’intracellulaire est très élevée ouf ! En fait on aborde un concept inconnu pour moi qui est celui de la masse cellulaire active.

La masse cellulaire active = somme de la masse sèche + eau intracellulaire ou encore masse cellulaire active = Total masse musculaire – eau extra cellulaire.

En bref la norme de la masse cellulaire active est entre 40 et 50% du poids moyen d’un individu. C’est la « partie de l’organisme qui consomme de l’énergie ». Chez moi elle est de 55% donc au dessus du plafond moyen enregistré.

Cette notion est importante car plus l’on a de masse cellulaire active plus l’on brûle de calorie toutes choses égalent par ailleurs. Cela permet de mieux comprendre pourquoi à consommation de calorie équivalente (par la bouffe) deux individus ne brûlent pas forcément la même énergie (donc perdent ou gagnent du poids) quand bien même ils ont la même activité physique et le même poids total.

Donc tout cela pour dire qu’en principe j’ai un métabolisme qui brûle plus que la moyenne.

NB : Toujours avoir en tête que souvent en physiobiologie une mesure est souvent dépendante de l’instrument utilisé pour l’obtenir, c’est comme pour la VMA qui est également « protocole dépendant » (propre au protocole de mesure utilisé, car chaque processus a son propre système d’étalonnage si l’on peut dire). Alors justement puisque l’on parle de mesure de la VMA voici le deuxième test.

ETAPE 2 : Le test d’effort sur tapis sous le suivi d’un cardiologue.

http://youtu.be/6QklSxkWRDs

http://youtu.be/b3Yl0eXgG_k

Il s’agit d’un test à pallier progressif : 1 minute par pas de 1 Km/h. On me fait commencer à 6 km/h puis toutes les minutes on passera brusquement au pallier suivant. Je termine le pallier 15 km/h après 10 minutes et cela est très difficile pour moi. Je me sens capable de faire le pallier suivant à 16 km/heure que je mène au bout (pendant 1 minute) : stop !

pallier et Vo2 Max

Bilan du test cardio.

Mes deux seuils ventilatoires sont situés respectivement à 11 et 13 km/h. Ma Vo2 Max de 57.4 est enregistrée à 15 km/h ce qui correspond donc à ma VMA selon ce protocole de test.

Grosso modo on me dit que mon économie de foulée est plutôt mauvaise, que je suis certes très endurant en dessous de 11 km/heure mais qu’au delà cela se dégrade très vite.

Conseil donné par le spécialiste qui ne sait rien de la nature de mes entraînements : « faire du fractionné entre 11 et 13 km/h » car il semblerait que je ne travaille pas assez à ces niveaux d’allure. Touché !! Effectivement je cours 95% de mon temps en dessous de 10 km/h d’où mon endurance qui semble très bonne à ce niveau d’intensité en revanche je ne cours quasiment plus aux allures supérieures à 11 km/h.

ETAPE 3 : Les tests de puissance musculaire des bras et jambes et test d’endurances musculaire.

Ensuite alors que vous êtes bien rincés on vous fait passer des tests de forces des bras et des jambes à l’aide de presse. On monte les charges sous contrôle d’un ordinateur qui va apprécier la charge suivante jusqu’à l’échec.

Par la suite on vous fait passer deux tests d’endurance musculaire l’un pour les abdominaux l’autre pour les lombaires.

On continue avec un test d’équilibre dont je ne dévoilerai pas le protocole car c’est une surprise.

Et pour terminer le test de souplesse.

The End.

Ensuite vous avez droit à un debrief avec le préparateur physique qui vous a suivi tout au long du processus de mesure.

Au final on vous remet un document de synthèse accompagné de tous les fichiers édités lors des tests.

La synthèse :

bilan monStade

La ligne horizontale grise correspond à la note (sur 20) du résultat de chaque batterie de test calculée en comparant son résultat à celui d’une population de référence (même âge et même tranche d’âge). En l’occurrence pour les trois premiers critères j’obtiens la note de 20/20 (ou autrement dit je fais partie des 5% de la population ayant enregistré le meilleur score). Mes scores les plus faibles sont obtenus en « endurance abdominale » (12/20) et en souplesse (14/20).

BILAN DE CETTE EXPÉRIENCE

Tout le test a duré environ 3 heures. On est accompagné par un physiobiologiste préparateur sportif très sympathique qui a la patience de vous apporter toute l’information que vous jugerez nécessaire de lui demander. La fin des tests se termine par un debriefing pendant laquelle on vous fait le bilan.

Le représentant de MonStade vous donne même son adresse mail si nécessaire.

Vous repartez avec une liasse de résultats que vous n’avez pas forcément la compétence de pouvoir disséquer. Et c’est la raison pour laquelle je suis resté un peu sur ma faim car je dispose de plein d’informations qu’il ne m’est pas possible de dépouiller seul.

Vous disposez d’un compte sur MonStade avec la numérisation de tous vos résultats disponibles quand vous le souhaitez.

Expérience passionnante pour celui qui apprécie se mesurer et s’étalonner. Je me recheckerai probablement à intervalle régulier : tous les 2 à 3 ans me semble être une fréquence raisonnable.

Le coût : 355 euros.

 

DISCLOSURE  à l’intention des lecteurs sur la notion de conflit d’intérêt et de l’indépendance de la critique de l’auteur :

Je précise que cet article est le reflet de mon opinion personnelle et que celle-ci s’est construite en toute indépendance ou autant que faire se peut.

J’ai payé l’intégralité de la prestation et n’ai bénéficié d’aucun privilège ni ne compte en bénéficier à l’avenir de la part de la société MonStade.

La société MonStade n’a pas été mise au courant avant le test que j’étais susceptible d’écrire un article à propos de cette expérience. 

 

 

Après 6 semaines d’arrêt … « Et main-te-nant que vais-je fai-re ? »

… et bien c’est assez simple je vais essayer demain de recourir tout « DOU-CE-MENT » comme le dirait Gilbert.

Flashback il y a 6 semaines.

LIEU DU DRAME :

Lodge de Boulders à Wolwedans, Namibie, le jeudi 20 mars 2014, 17 heures 30.

Nous avons fait une longue visite d’une journée dans la Land Rover du guide, et nous voilà de retour au lodge. Le couple d’américain semble exténué et n’aspire qu’à se reposer sur un sofa. Quant à moi je suis tel un lion en cage. Depuis le samedi de mon arrivée j’ai fait une sortie de trail tous les jours. Ces sorties consistent à monter des petites collines ou des dunes de sables (comme à Sossusvlei, en plein parc national du désert du Namib). Ces sorties n’ont rien de très dangereuses si on fait très attention aux descentes. En effet, les pentes sont très abruptes et il est impératif d’assurer ses appuis. Sillonner en Namibie en montant une colline ou une dune ressemble plus à du trecking qu’à du trail. Ici il n’y a aucun sentier, on trouve son chemin comme on peut et on n’arrive jamais à redescendre sur le même tracé. Cela dit il n’y a pas beaucoup d’arbres, aucune forêt, impossible de vraiment se perdre.

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Jusqu’à mon arrivée dans ce lodge je menais ma vie comme je l’entendais, j’étais seul. Je partais un peu à l’aventure, choisissais une colline et hop je partais avec mon appareil reflex à la main ainsi qu’un smartphone, utile non pas pour téléphoner (pas de réseau) mais pour utiliser la fonction vidéo. Je n’avais jusqu’alors jamais prévenu qui que ce soit de mon point de chute (c’est le cas de le dire…ah ah ah). Mais aujourd’hui à Wolwedans c’est un peu différent, je me sens dans le devoir d’informer le personnel du lodge que je vais gravir cette colline, de les rassurer sur le fait que j’ai une lampe frontale (celle que j’utilise pour la Saintélyon) et que je suis susceptible de la mettre en mode flash si jamais je me cassais une jambe. Je fais même une démonstration avec ma frontale sur la tête (telle l’hôtesse de l’aire donnant ses consignes de sécurité au début du vol) devant un personnel namibien médusé ! Au fond de moi je trouve que j’en fais peut-être un peu trop. Je me trouve à la limite du ridicule à prendre toutes ces précautions comme si j’allais gravir l’Anapurna.

DÉPART VERS L’INCONNU

Prêt à partir pour l'accident
Prêt à partir pour l’accident

C’est parti en direction de la colline qui se trouve…et bien finalement beaucoup plus loin que je ne pensais de prime abord. En fait plus j’avance, plus la colline recule. J’aurais parié que le début de la pente se trouvait à quelques centaines de mètres. En fait je me rends compte à force d’avancer qu’il doit y avoir au moins 3 bornes. C’est très bizarre comme dans ce lieu, ce paysage non familier, on éprouve énormément de difficulté à apprécier les distances convenablement. J’ai eu également cette illusion dans le désert du Namib deux jours auparavant. J’avais choisi ma dune à grimper. J’avais estimé à 10 – 15 minutes le temps nécessaire pour joindre sa base en quittant la piste à pied, et finalement je mis 45 minutes. Ici on est sujet non pas aux mirages mais aux illusions d’optique.

Aujourd’hui sur les contreforts du Namib le paysage est rocailleux, je grimpe sans trop me retourner, mon objectif est d’arriver au sommet pour le coucher du soleil.

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Arrivé au sommet j’ai le temps de contempler un panorama à 360 degrés. Je reste là plusieurs dizaines de minutes. Je prends une petite vidéo sur laquelle avec ironie, comme si j’étais en direct, je m’adresse à la caméra en indiquant qu’il ne faut pas s’inquiéter pour moi pour le chemin du retour.

ET PUIS VIENT LE DRAME 😉

Je me décide à revenir sur mes pas. Le soleil a disparu, la clarté est entre chien et loup. J’essaie tant bien que mal à me frayer un chemin entre les énormes roches que j’escalade parfois en rebroussant chemin, parfois il y a même des crevasses entre les boulders (noms donnés aux énormes rochers qui jonchent la pente). J’ai toujours mon appareil reflex en main, je me demande bien pourquoi ? Mais j’ai la flemme de m’arrêter pour le ranger dans mon sac à dos de trail et de lui substituer la lampe frontale qui s’y trouve toujours bien rangée au fond. Je commence à ne quasiment plus rien voir mais je me sens tellement bien, je ne veux pas interrompre ma petite allure de sénateur. Je suis bien en jambe, sautillant comme un oryx et je me dis que dans 30 secondes il faudra bien s’arrêter pour prendre la frontale… « allez encore quelques pas et je m’arrête pour de bon » me lance une petite voix. « Ce serait quand même dommage de se blesser parce que tu ne vois rien » me susurre une autre… D’accord d’accord je vais bientôt m’arrêter c’est sûr.

Et puis je prend un très mauvais appui en sautant sur un rocher, une douleur aiguë me foudroie sur place, je m’étale en faisant attention de ne pas lâcher l’appareil photo encore en main. C’est la catastrophe. Je me rassois quelques secondes. Je sais que je me suis fait une blessure très sérieuse. Je viens de me fouler la cheville en sautant sur un rocher et je me suis réceptionné de tout mon poids sur l’extérieur du pied droit, toute ma masse multipliée par au moins deux (à cause de l’accélération) sur le cinquième métatarse. Je dois me rendre à l’évidence, je viens de me fracturer le pied et il faudra au moins deux mois pour m’en remettre, c’est le tarif…ma vraie inquiétude c’est ma cheville. Est-ce que les tendons ont des séquelles ? Cela serait autrement plus sérieux.

Bon et bien maintenant je peux prendre mon temps pour ouvrir mon sac à dos, ranger mon appareil photo et prendre la frontale. Je n’ai pas trop le temps de traîner, est-ce que je vais pouvoir remettre le pied par terre?

LA DESCENTE EN FRONTALE

Il fait nuit noire. J’aperçois les lumières du lodge tout là bas en contre bas. J’arrive à poser néanmoins le pied droit par terre malgré la douleur, en revanche je ne peux pas m’y appuyer avec tout le poids de mon corps. Je me dis, et la suite me donnera raison, que la douleur sera probablement très aiguë dans quelques heures à froid. Pour l’instant je peux descendre même si je ne vois pas au-delà de ce que peut éclairer la lampe. Mais surprise ! Je vois tout là bas au loin les phares de la Land Rover venir dans ma direction. Ils sont trop forts ! Le personnel de Boulders a identifié la lumière projetée de la frontal et a pris la décision de venir à ma rencontre même si je ne l’ai pas activée en mode « emergency ». Ouf, cela m’épargnera les 3 kilomètres de plat me restant à effectuer jusqu’au lodge… dont d’ailleurs je n’aperçois plus du tout les lumières. Je continue à descendre très laborieusement, j’ai parfois besoin d’être à quatre pattes pour passer entre les énormes rochers, rebrousser chemin en escaladant car je ne peux pas continuer tout droit, et si je dévisse les oiseaux de proies seront les premiers à me retrouver au petit matin.

Et zut j’ai perdu le contact visuel avec les phares de la Land Rover. J’éteins ma frontale et je ne vois plus rien du tout, ou plutôt si ! Je lève les yeux et je contemple une voûte étoilée absolument magnifique, la Namibie est l’un de ses seuls endroits où l’on peut si distinctement voir la traînée de la voie lactée. Je dois être comme dans un goulot d’étranglement ou un couloir car les étoiles brillent de tout leur feux juste au dessus du flanc de la colline sur ma droite et ma gauche. A un moment j’ai l’impression sur la crête située à ma droite d’apercevoir le scintillement d’une lampe torche, or il s’agit en fait d’une étoile dont la lumière affleure. Je ne dois pas traîner et rallumer ma frontale pour continuer à descendre en réduisant mon propre univers à la seule portée de ma lampe, soit quelques dizaines de mètres.

Enfin j’arrive sur le plat et localise la Land Rover dont les phares sont allumés, celle-ci n’a pas l’autorisation de quitter les traces de la piste pour préserver l’environnement de la Réserve qui est privée. Je ne boîte pas encore même si j’ai bien conscience que je vais probablement chanter toute la nuit. Frances – le nom du boss du lodge Boulders – m’accueille, tout sourire aux lèvres.

« Dès que nous avons vu la lumière de ta frontale, on a décidé de venir à ta rencontre ».

« Comme vous avez bien fait !…si tu savais ».

 

PARIS 17ième, CLINIQUE NOLLET : une semaine après

04-05-2014 08-26-25

La radio confirme la fracture sans déplacement. La spécialiste me demande de mettre une atèle par précaution et de prendre des cannes pour au moins 10 jours d’ici la radio de contrôle. Les tendons n’ont rien.

 

La couleur des canes est assortie aux chaussures mais cela n'est que fortuit !
La couleur des cannes est assortie aux chaussures mais cela n’est que fortuit !

Le tarif : 6 semaines d’arrêt complet de la course à pied.

Aujourd’hui je suis arrivé au terme après une fonte musculaire impressionnante, j’ai perdu près de 4 kgs. Ma composition corporelle n’a pas bougé.

Et maintenant que vais-je faire?

Et bien repartir courir … au moins réapprendre, en repartant de rien.