Les chiffres que je retiens de l’année 2016 … en course à pied.

C’est la journée du bilan. Je viens de terminer ma dernière sortie de l’année ce matin à l’image de toutes mes séances matinales qui se sont succédées durant cette année 2016 : Séance d’Endurance Fondamentale à jeun sur les coups de 5h30 d’une durée d’environ 2 heures de mon domicile (Paris 2ème quartier Montorgueil) jusqu’au Buttes Chaumont (Paris 20ème), quelques petits tours sur le trottoir qui ceinture le parc … et puis s’en retourne.

Alors justement il est l’heure de se retourner une dernière fois sur cette année 2016. Je l’illustrerais à travers quelques chiffres (c’est un peu mon domaine il faut dire).

 

Les chiffres que je retiens de cette année 2016 : 

400 : c’est grosso modo le nombre d’heures pendant lesquelles j’ai pratiqué la CAP (soit grosso modo 4000 kms avec une hypothèse de 10kms/h) effectués à 99% lors de mes séances matinales sur Paris (le solde ce sont des kms à Lyon et l’arrière pays varois). Soit une moyenne de 77 kms / semaine. J’ai exclu du total les kms de mes 4 compétitions.

4 : Le nombre de mes compétitions majeures (avec une distance marathon ou supérieure) de l’année 2016. Cela est largement suffisant pour moi. Plus serait trop.

7 : le nombre de jours OFF consécutifs que je m’octroie après chaque grosse compétition (UTA / X-Alpine / marathon de Berlin et SaintéLyon) : soit 28 jours de repos forcé cette année. J’ai toujours repris ensuite mes séances matinales.

47 : Le nombre de tartes au chocolat de La Maison du Chocolat que j’ai dégustées (engouffrées) cette année.

101 : (prononcer « One ô One ») mon classement sur ma dernière SaintéLyon.

2017 : Et bien c’est l’année d’une grosse mission pour moi (si le destin le veut) ! Je suis déjà tourné vers l’année prochaine. Je vous la souhaite belle et remplie de projets.

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Films et vidéos à voir dès que possible

Le film/documentaire Free to Run bientôt au cinéma (le 13 avril 2016) et la vidéo Discover sur Youtube sont deux occasions de permettre aux runners de s’évader et de se projeter. Ces deux œuvres sont également deux occasions, pour ceux qui ne courent pas, de mieux comprendre pourquoi ceux qui s’adonnent à cette discipline ne peuvent pas s’en passer.

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Alors commençons par le film Free to Run du réalisateur Pierre Morath. Il s’agit d’un documentaire sur l’avènement de la course à pied dans notre société. Et si je vous parle de la revue Spiridon, le grand champion américain Steve Prefontaine vénéré tel James Dean, Frank Lebow l’instigateur du marathon de New York, Kathrine Swizer… Cela peut vous paraître décousu d’autant que vous n’en avez jamais entendu parlé. Et pourtant, pourtant…ces personnages ont jalonné l’histoire d’une discipline que l’on appelait « Jogging » il n’y a pas si longtemps.

Les thèmes abordés dans ce document sont très bien ficelés. Et parfois cela se regarde comme un thriller qui met en haleine.

Parmi les sujets nombreux :

  • la course à pied une discipline non reconnue et considérée comme subversive il n’y a pas si longtemps.
  • la course interdite aux femmes jusqu’à très très récemment…pourquoi, comment?
  • les conflits de pouvoir entre autorités de tutelle de l’athlétisme et les associations de coureurs.
  • les enjeux commerciaux (pour ne pas dire pognon) et les problèmes que cela pose dans un univers de coureurs amateurs : thème bien traité. Le réalisateur ne tombent pas dans les poncifs et clichés du style : « l’argent c’est pas bien, cela pourrit la discipline etc… »
  • Les raisons pour lesquelles les gens prennent plaisir à courir.

Et j’en oublie… et franchement c’est une sacré prouesse de pouvoir entremêler tous ces thèmes sans que cela ne fasse trop patchwork décousu ou lénifiant. Le fil conducteur est chronologique.

J’avoue avoir vibré à plusieurs reprises, notamment lorsque j’ai revu les images qui me touchaient plus particulièrement : pour les avoir vues lorsque j’étais gamin à la télé comme cette arrivée du tout premier marathon féminin des JO lors de ceux organisés à Los Angeles en 1984. Épreuve dont j’avais oublié le nom de la championne mais pas les images de la suisse qui est arrivé dans le stade en titubant, complètement déshydratée. Et le documentaire nous apprend que ce drame aurait pu sonner le glas de l’épreuve féminine dont la première programmation à des JO n’avait tenu qu’à un fil.

Le passage sur le mythique marathon de Boston et des images de la participation incognito d’une championne féminine (l’épreuve était interdite aux femmes) nous semble aujourd’hui juste surréaliste. Et à ce propos les images d’archives sont extrêmement bien choisies, le montage digne d’un thriller ; la « mise en scène » fait penser à un docu. sur l’assassinat de JFK.

Le témoignage de Frank Lebow (président du NY Road Runners) sur la gestion des enjeux financiers à propos du marathon de NY est truculente…et l’émotion que l’on ressent lors de son arrivée lors de son unique marathon de NY alors qu’il se sait atteint d’un cancer, est poignante.

Et puis et puis…j’ai eu l’impression de faire partie de l’histoire… de ce documentaire, car on y fait allusion à la fameuse édition du marathon de NY 2012 si controversée avec ces images de hall des marchands du temple où j’appris 30 minutes après avoir retiré mon dossard que l’épreuve était annulée. Les images de cette matinée rayonnante où les coureurs se donnèrent rendez vous à Central Park…malgré les pancartes de protestations -surprenantes – que j’ai découvertes lors de la projection… vous comprendrez en allant voir ce film pourquoi, je ne vous révélerai rien !

LE DOCUMENTAIRE DISCOVER

En visionnage sur Youtube actuellement. 22 minutes pour planer découvrir 25 sites de trail. Je n’ai rien d’autres à dire que de vous suggérer d’aller prendre votre envol et d’éteindre la lumière. Après vous aurez beaucoup de mal à choisir votre destination, même si ma préférence va aux Alpes, notamment les Dolomites, la Eiger … mais je vous laisse choisir la vôtre.