L’X-Alpine 2021 : c’est du brutal…

Samedi 3 juillet 2021, il est 22h30, il fait nuit je viens de sortir du ravito de Bourg Saint Pierre. C’est ma 18ième heure de course, je suis au km 77 de l’X-Alpine et ai cumulé 6100 mètres de D+.

J’ai froid, j’ai mal dans le quadriceps. Je pense à la descente de cabane de Mille, j’ai peur. Ma frontal éclaire le bitume. Chaque pas me fait mal, j’ai froid. Je m’arrête, je fais un demi-tour à 90 degrés, j’hésite. Je n’hésite plus. Je retourne sur mes pas. En une fraction de seconde je prends une décision irrévocable et m’apprête à faire un choix irréversible. La flamme, trop faible jusqu’alors, s’est éteinte. J’abandonne.

Que s’est-il passé pour en arriver là ?

Vendredi 2 juillet 2021

Arrivé à Lausanne par le TGV Lyria je rejoins mon ami François ainsi que Thierry et son fils Léo qui vont courir l’X-Traversée. Nous prenons un bon plat de pâtes dans une commune au bord du lac Léman de Genève. Il fait très beau. Autant profiter de ces rayons de soleil car dès notre arrivée à Verbier nous ne verrons plus aucun rayon de tout le WE.

Cela dit depuis le matin je ressens comme une chappe de plomb sur la tête et le soleil qui me frappe ne contribue pas à l’alléger. Il faut bien me l’avouer je suis crevé. J’ai passé une très mauvaise nuit. Après le retrait des dossards je n’ai même pas l’envie de faire la traditionnelle photo avec François. Je croise mon ami d’enfance Sylvain qui courra l’X-Traversée également. On ne se voit que quelques minutes sur le parking ce qui est plutôt frustrant, et je n’aurai même pas la force de passer du temps avec lui pour boire un verre en fin d’après midi. J’ai besoin de repos. Quel décalage entre ce que j’avais imaginé des semaines plus tôt et la réalité : sitôt arrivé à Verbier Je m’étais imaginé courir vers l’arche de départ telle la petite fille du générique de « La petite maison dans la prairie » pour prendre des photos en exultant… La réalité maintenant que je suis à destination c’est que j’ai surtout envie d’aller sous une couette. Je m’effondre et m’endors immédiatement pour un dodo de plus d’une heure.

Le soir je suis invité par l’hôte de François, Thierry et Léo dans un chalet sur le golf pour prendre un excellent risotto concoctée par François. Ma grande crainte : est-ce que je vais pouvoir revenir suffisamment tôt à l’hôtel pour dormir ? Ai-je eu raison d’accepter l’invitation ? Je passe une excellente soirée, quel chaleureux accueil, il est là le bonheur. François, le master du risotto, me raccompagne en traversant le terrain de golf à ma voiture vers 21 heures. Très agréable aparté où l’on discute des derniers réglages d’avant course.

Samedi 3 juillet : 3 heures du matin

Je me réveille spontanément et je suis tout surpris d’avoir très bien récupéré. Oui je peux le dire enfin : j’ai le « GUANE » (NDLR : expression familiale qui signifie : j’ai la niaque, j’ai la pèche, j’ai du tonus, je vais tout faire péter… en bref cela veut tout simplement dire « je suis en forme »).

Je prends un petit déjeuner à l’hôtel où je rencontre un coureur de l’X-Alpine pour le départ de la vague de 4 heures comme moi. Nous nous rendons au départ.

4h : c’est le top départ.

Le départ de la course X-Alpine n’est pas simple. On attaque par un raidillon suivi par une descente extrêmement technique en direction de la vallée. Et là dans la forêt c’est le drame ! Le coureur qui me suit me signale que je viens de perdre une boîte blanche qui vient de tomber dans le ravin. Il s’agit de ma paire de lunettes de soleil. Impossible de remettre la main dessus. Cela aurait pu être catastrophique pour moi car je suis hyper sensible à la luminosité mais la météo s’annonce nuageuse, sans aucun rayon de soleil, qui plus est il est annoncé de la pluie toute l’après midi. Pas de quoi être trop affecté par cet avatar.

J’arrive à Sembrancher dans la vallée au pied du Catogne à 5h36 du matin (1h36 de course). Je ne suis pas au mieux de ma forme d’ailleurs. J’essaie de me convaincre que j’ai le « guane » en prenant une photo qui ne paraît pas des plus convaincantes.

Sembrancher à 5h36 du matin

Et on attaque tout de suite le monstre de cette X-Alpine : les 1900 mètres de D+ du Catogne. Un ogre, un dragon dont il faut escalader (oui le terme est parfois adéquat surtout sur la fin de l’ascension) les épines dorsales. Les sensations dès le début ne sont pas excellentes, je manque un peu de puissance. Je décide de monter non pas en deçà de mes capacités aérobies mais plutôt encore plus en deçà que d’habitude ; en mode randonneur qui prend son temps. Pfuiiii ce n’est pas de la tarte. Manifestement ce n’est pas la joie. La montée attaque par un sentier en serpentin dans le sous bois, puis j’arrive au ravito de l’alpage où je n’aurais jamais pris autant mon temps pour boire et discuter, comme au bistrot. Ensuite on attaque la partie très minérale et aérienne de ce Catogne et je continue à prendre mon temps en mettant un pied devant l’autre. Et sans trop y faire attention j’arrive au sommet où nous attendent des bénévoles qui nous badgent. J’aurai mis 3h04 pour cette ascension soit mon plus mauvais chrono (en moyenne sur mes 4 dernières X-Alpines je grimpe ces 1900 mètres en 2h50). J’exulte comme à mon habitude au sommet en hurlant :  » Le Catogne c’est fait ! ». C’est en général la première et dernière fois, car pour les cols suivants je suis beaucoup moins frais.

On attaque la descente plongeante sur le lac de Champex : c’est hyper technique, il y a parfois des chaînes pour descendre en rappel, il y a rarement du répit, la descente n’en finit pas. La partie la plus dure se situe sur les derniers 400 mètres en sous bois. On voit le lac se rapprocher mais il est toujours trop loin. Les quadriceps en prennent un sacré coup, les gros orteils tapent le bout de la chaussure jusqu’à leur agonie (systématiquement après l’X-Alpine on perd l’ongle de ses gros orteils qui se nécrosent).

Arrivé à Champex à 10h08 (6 heures de course) je me ravitaille je suis toujours long à la détente pour repartir. J’ai besoin de ce réconfort, de discuter un peu avec les bénévoles. Ce n’est pas un très bon signe. Je n’ai pas vraiment le « guane » et pourtant ce qui m’attend c’est un deuxième très gros morceau : la montée vers la cabane d’Orny par la col de la Breya (1400 mètres de D+ sur à peine 8 kms avec des murs à 25% un peu partout) : les gants sont très très utiles pour grimper dans les pierriers. J’aime beaucoup cette ascension malgré son extrême difficulté : elle est brutale, « very hard » comme le disait un anglais au téléphone assis sur un rocher le téléphone en main. On passe de la forêt à directement un paysage lunaire et très minéral, et puis on longe un glacier. Il fait gris, il fait un peu froid, presque glauque. Je croise un photographe et je me force à lui scander que « j’ai le guane !!! ». On va dire que j’applique sans trop y croire la méthode Coué. Et je dois vous l’avouer, cela n’est pas très efficace sur moi.

« j’ai le Guane ! » Tu ne me crois pas ? Et bien tu as raison !

Grosse frayeur à la cabane d’Orny

C’est fait je suis à Orny en 2h50 d’ascension pour ces 1400 mètres de D+. Je me ravitaille je me fais prendre en photo. J’ai bien froid. Et puis une nouvelle va achever de me glacer le sang.

A la cabane d’Orny 2824 mètres d’altitude. Un temps magnifique qui donne envie d’y revenir.

Cette nouvelle je la reçois comme une douche froide. J’entends un bénévole dire : « la barrière horaire à La Fouly c’est 16h45…il vous reste 3 heures ! ». Je ne me suis jamais soucié d’aucune barrière horaire sur aucune course mais comme je sais que je suis un peu escargot sur cette édition je prends peur ! Et 3 heures cela me semble très très juste connaissant déjà le parcours qui reste jusqu’à La Fouly.

La course contre le chrono jusqu’à La Fouly

Il se met à pleuvoir dans le début de la descente qui requiert au moins 1300 mètres de D- c’est juste terrible. Les pierres deviennent glissantes. Il faut assurer chaque pas, chaque appui pour ne pas se faire mal. Cela demande une vigilance de tous les instants. Mais au moins la peur d’être fauché par la barrière horaire m’a réveillé telle une gifle. La descente jusqu’à Saleinaz n’en finit pas. Je demande à un bénévole qui nous distribue quelques bouteilles d’eau : « combien de kms jusqu’à La Fouly svp ? ». « Oh cher Monsieur il vous reste 7 kms ». Un conseil que je vous donne : toujours multiplier par 1.5 l’estimation de kms que les randonneurs ou piétons vous donnent. Je ne sais pas pourquoi on vous donne toujours une sous estimation de la distance qui reste à parcourir. Je cours tel un fugitif comme si une meute de chiens d’un pénitencier était à mes trousses. Il pleut toujours, j’alterne marche rapide et trot sur quelques centaines de mètres. La montée en faux plats jusqu’à La Fouly sur le sentier de l’UTMB est super roulante … dans le sens inverse c’est sûr, mais pas dans le sens de l’X-Alpine. Je sens que c’est bon il me reste 45 minutes, je redemande à des VTtistes qui me répondent qu’il reste 3 kms (je multiplie par précaution ce qu’ils me disent par 1.5) et cela devrait le faire même au rythme de la marche rapide. Mais je bourrine comme un bourrin (il faut le dire) pour avoir de la marge….. et Yessssssssssss je pointe à La Fouly à 15h50. Il me reste 25 minutes pour me ravitailler. Quel bonheur, quel soulagement. Je ne suis jamais arrivé si tard à La Fouly n’est ce pas Sylvain ? (NDLR : en moyenne lors de mes 3 dernières X-Alpine j’arrivais à 15h30).

En direction du Grand Saint Bernard : simple as usual

J’aime bien cette partie de la course qui en général me repose. Le parcours emprunte un sentier de 4/4 très simple. Puis on arrive après 800 mètres de dénivelés sur un plateau le long d’un lac magnifique. Or c’est sympa quand il fait beau. Mais aujourd’hui c’est un crachin épouvantable qui nous tombe dessus, et sur le plateau on doit traverser des champs de neige. Les pieds sont mouillés constamment. Grand Saint Bernard vient à notre secours !!!

J’arrive enfin au ravito du Grand Saint à 19h30 soit 40 à 50 minutes de retard par rapport aux éditions précédentes. Cela me déprime. J’ai du mal à me descotcher du ravito mais il faut y aller. Et je fais une bêtise, je n’ai pas rempli mes flasques et une angoisse m’étreint jusqu’au col des chevaux. Seule consolation, le temps semble s’éclaircir. Au col des Chevaux la vue est magnifique sur les coups de 20 heures. Cela restera ma plus belle émotion de cette X-Alpine… car la suite sera une descente en enfer.

La descente vers Bourg Saint Pierre : le début du purgatoire

Autant le dire tout de suite. Je me dirige vers Bourg Saint Pierre qui n’aura jamais aussi mal porté son nom. Car il faut bien l’avouer je n’ai pas la sensation de me diriger vers les portes du paradis mais plutôt vers les portes de l’enfer. Et cela commence de manière tout à fait banale par l’apparition d’une douleur localisée dans le petit vaste interne, le muscle qui est juste au dessus du genou côté intérieur. Zut, je suis en plein pierrier hyper technique de la descente du col des Chevaux, il y a beaucoup de neige et de déclivité. Ce n’est pas le moment de glisser. Et je suis tout en retenu dans cette descente, peut être un peu trop crispé, comme un petit vieux qui a peur de se ramasser. Mon attention n’arrête pas d’être attiré par cette petite douleur à la cuisse, ce furoncle. J’essaie de ne pas y penser et pourtant la douleur est là qui se manifeste à moi telle une petite voix : je suis là ! Ne m’oublie pas ! Tu penseras à moi jusqu’à la fin ! Tu ne termineras pas !….

Et la douleur se fait de plus en plus forte. C’est d’autant plus terrible que j’aime beaucoup cette partie du parcours où j’ai l’habitude « d’envoyer du lourd » pour reprendre cette expression très élégante souvent employée par des ultratraileurs qui veulent te montrer qu’ils ont les plus grosses cuisses. Il fait déjà nuit alors que je longe le lac des Toules…alors que j’ai l’habitude de sortir la frontale après Bourg St Pierre et jamais avant ! J’entends le téléphone de ma femme : « J’imagine que tu dois être à Bourg St Pierre non ? ». Et bien comment te dire ?…. « je n’y serai pas avant 1 heure, cette année je suis un peu dans les choux, mais tout va bien, j’ai super bien géré jusqu’à maintenant car ce n’est pas un bon jour ». Voilà comment je m’en sors en donnant le change à ma femme et surtout pour me rassurer moi-même en voulant minimiser ce qui se maximise dans ma cuisse.

J’arrive en pleine nuit à Bourg Saint Pierre n’arrivant pas vraiment à soutenir un pas de course, je traîne la pate. J’entre au ravito de BSP…

La cour des miracles

J’imagine que vous n’imaginez pas à quoi ressemble un ravito de l’X-Alpine après 77 kms et 6100 D+ (et près de 19 heures de course), du moins vous n’imaginez pas nos visages d’Ultrarunners à la dérive. Certains sont allongés par terre et font des exercices très étranges, les pieds nus au dessus de leur tête. D’autres sont prostrés devant leur plat de nouilles et manient avec une telle lenteur leur fourchette que l’on se demande s’ils ne vont pas se statufier d’ici le lendemain matin, d’autres vomissent et éructent dans les coins. J’ai l’impression d’être dans une scène du film « Vol au-dessus d’un nid de coucou »…sauf que j’en suis un des acteurs, mais pas avec le panache d’un Jack Nicholson. J’en suis très loin. Je baffre ma quiche aux brocolis qui m’a suivi dans le sac de change sans aucun plaisir, je gloutonne. Bref cela va mal. Il faut que je parte de cet endroit de malheur. Je donne mon sac de change, je sors. Des bénévoles m’encouragent, sauf que quelque chose se gangrène en moi. Et puis quelque chose de terrible va sonner le coup de grâce, j’ai froid. Je suis sur le bitume pour entamer l’ascension vers la cabane de Mille. Ma frontale éclaire ce bitume, je dois accélérer pour me réchauffer, j’ai froid. Et j’ai mal à mon muscle de la cuisse, comme jamais, je n’arrive pas à faire un pas sans que cette douleur se rappelle à moi. J’ai froid, j’ai peur quand je visualise la descente de la cabane de Mille à quelques encablures de Lourtier. « Je n’y arriverai jamais ». J’ai l’impression qu’un mur magnétique s’est abattue devant moi. J’ai besoin d’aide, de soutien. J’entends le téléphone portable qui s’allume dans mon sac à dos mais je ne réponds pas tout de suite car cela me demande un gros effort, je suis presque dérangé. Je continue à marcher quelques mètres. Quelque chose de terrible vient de me tomber dessus, d’un coup d’un seul. C’est la pire menace qui peut tomber sur un Ultrarunner, pire qu’une blessure, pire que la soif, pire que la souffrance physique. Cette menace terrible c’est …. ne plus y croire. La foi que je peux terminer m’a quitté, l’envie s’est évaporée. Comme ça en une fraction de seconde.

 » Ma frontal éclaire le bitume. Chaque pas me fait mal, j’ai froid. Je m’arrête, je fais un demi-tour à 90 degrés, j’hésite. Je n’hésite plus. Je retourne sur mes pas. En une fraction de seconde je prends une décision irrévocable et m’apprête à faire un choix irréversible. La flamme, trop faible jusqu’alors, s’est éteinte. J’abandonne. »

J’appelle ma famille pour les informer de mon choix alors que je retourne au mouroir de Bourg Saint Pierre car il y fait chaud. Je crois que c’est ma dernière X-Alpine.

Deux heures après je suis à Verbier après avoir été transporté dans un véhicule pour éclopés.

Il est minuit.

Je sors du véhicule.

Je n’ai plus mal à la cuisse.

L’X-Alpine, « c’est du brutal »… et c’est cruel.

EPILOGUE

Félicitations à Sylvain mon fidèle compagnon qui est finisher de l’X-Traversée ! Chapeau tu fais partie des super Ultrarunners.

Bravo à toi Léo pour ta première sortie longue tu as choisi une énorme épreuve. Je te souhaite de continuer à apprécier notre discipline tellement exigeante mais qui offre tellement de belles émotions.

Bravo à toi François, tu as pulvérisé ton estimation de chrono.

Bravo à toi Thierry, tu as mérité des tablettes de chocolats au lait que je t’enverrai dès ma prochaine fournée.

Bravo à toi Guillaume, une vraie horloge suisse.

Bravo à toi le finisher, tu es mon héros.

5 réflexions sur “L’X-Alpine 2021 : c’est du brutal…

  1. C’est sans vitriol mais j’ai pris du plaisir à lire ce récit. Je suis déçu pour toi, mais l’abandon fait partie du jeu de l’ultra. Et pour jouer il faut avoir envie. Tu as bien fait de stopper là avant l’overdose. Trop de x alpine nuit à l’X alpine.
    C’est pareil pour la Sainté ! Il faut varier, faire les versions courtes.

    Bon récup et bel été !
    J’espère qu’on se croisera bientôt pour échanger de vive voix.

    1. Tu me connais Julien. Je n’y vais pas avec un pot de peinture rose quand j’écris, c’est brut de décoffre, mais je l’espère, respire l’authenticité.
      Pour la SaintéLyon j’adore le format classique : c’est celui qui m’attire et qui me fait envie. Et je ne peux fonctionner autrement : c’est mon envie qui me gouverne.
      A très bientôt.

  2. Jarrosson

    Salut mon Greg. On te vois cette année pour la Saintélyon ? J’espère que tu auras plus de chance que les deux dernières années !

    1. Bien sûr Yves ! La SaintéLyon et notamment la préparation nutritionnelle et mentale dans la famille YJ à Villars c’est du sacré ! Bises

  3. Parfois on imagine pas en regardant le profil d’une course, le défi que cela cache. C’est uniquement cette année en regardant ma petite X-Traversée que j’ai réalisé le monument qu’était la X-Alpine. Les chiffres me paraissaient énorme + de 8000m de D+ sur à peine 110km. Mais de voir cela en vrai et dans une bien moindre mesure, m’a fait réaliser ce qu’était d’être finisher de la X-Alpine.
    J’étais déçu que tu ne finisses pas et que je puisse te prendre en vidéo à l’arrivée. Mais étant blessé, tu as pris la bonne décision et quel plaisir de te voir à l’arrivée
    Encore toute mon admiration pour ces 2 monstres passés (Catogne et Orny) rien que ces 2 là, me font déjà mal aux cuisses.

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