Récit : 20 kms de Paris 2016, cela plafonne.

Je repasse au-dessus des 1h 30min cette année avec un chrono de 1h 31min 42s soit mon deuxième plus mauvais chrono parmi mes 5 participations aux 20 kms de Paris. Cela dit j’avais globalement de bonnes sensations, surtout à partir du 10 ième kilomètre.

Cette année cette course des 20 kms de Paris fait partie intégrante de ma préparation pour la SaintéLyon qui est traditionnellement mon objectif MAJEUR de la fin d’année. C’est la raison pour laquelle cette épreuve de 20 kms succédait à mes quatre séances consécutives d’endurance fondamentale de 2 heures ; soit 80 kms en 4 jours. Je ne peux pas dire que j’ai vraiment ressenti de la fatigue durant cette course. Je me suis même plutôt senti bien sur la fin.

UN DÉPART POUSSIF

Lors du départ, je suis à quelques mètres des élites dans le premier sas. En fait bien qu’inscrit en sas « préférentiel 2 » je me retrouve in fine dans le tout premier sas, un peu par hasard. Le fait d’arriver au Trocadéro avec Laetitia à seulement moins de 10 minutes du départ m’a fait accélérer le mouvement. J’ai pénétré à travers la première porte grillagée ouverte. Les officiels ont bien checké mon dossard mais m’ont laissé entrer.

Ainsi j’ai la chance de partir avec assez peu de monde, en tous cas avec des coureurs ayant une vive allure.

La temps est froid et sec mais le thermomètre va très vite augmenter…. disons qu’après 1 km j’ai déjà bien chaud. La montée en direction de l’Etoile est très très casse patte. Certes j’ai chaud…mais je ne suis pas chaud. Je ne suis pas très bien en rythme.

DES SENSATIONS QUI REVIENNENT APRES 10 KMS

C’est la première fois que je démarre aussi lentement. Le dixième kilomètre, je l’ai franchi un peu tard, après 46 min et 9 secondes. A partir de là, on attaque les quais de Seine et ses fameuses montagnes russes. La lumière est belle. J’ai de l’espace pour courir. Bref cela baigne.

Et c’est déjà l’arrivée. Le dernier 10 kms est couru en 45 min 33 secondes. Je suis assez surpris par mon chrono qui me déçoit.

SYNTHÈSE COMMENTAIRE PÈLE MÊLE

  • Les check points de ce 20 kms de Paris 2016

20-kms-2016-portions-de-5-kms

  • Ci-dessous le bilan de mes 5 participations au « 20 Kms de Paris » courus depuis 2010 :

tableau-synthese-maj-de-2016

Plusieurs commentaires :

  • Plus les années passent plus je m’allège…mais pas de corrélation avec la performance.
  • A noter que lors des 4 autres participations au 20 kms de Paris j’avais systématiquement couru le semi marathon de Lyon le dimanche précédent, sauf cette année ! A noter que sans exceptions, les 20 kms de Paris avaient toujours été courus à une allure plus rapide que le semi de Lyon. Peut-on en conclure que le semi de Lyon m’a toujours permis d’avoir un niveau de forme me permettant de courir les 20 Kms de Paris plus rapidement le dimanche suivant … et c’est ce qui m’aurait manqué cette année ?
  • Ce 20 kms faisait suite à 4 jours consécutifs de séances de 20 bornes chacune concluant une semaine de 111 kms au total. Aurais je vraiment eu de meilleures sensations si j’avais coupé ? Franchement je ne le pense pas.
  • Un 20 kms nécessite pour être couru au maximum de son potentiel d’avoir entretenu ou amélioré sa VMA. Or je ne pratique plus aucune séance de ce type depuis 2 ans. Ma VMA (de 15.5 km/h depuis le Check chez MonStade) a probablement régressé au mieux stagné.

MA CONCLUSION :

Finalement ce résultat des 20 kms de Paris traduit bien le fait que mon métabolisme de coureur à pieds s’est fortement orienté vers les courses de formats Ultra ou Trail qui mobilisent ou requièrent beaucoup moins la filière anaérobie. Mais il est dit, il me semble, que le développement de l’un (anaérobie) se fait au détriment de l’autre (aérobie) ou en tous cas que le développement des fibres musculaires rapides (pour la puissance aérobie) se fait au détriment du développement des fiblres musculaires lentes (endurance / aérobie). Bref tout un jeu de compromis. En ce qui me concerne j’ai depuis 2 ans choisi mon camps et en définitive n’ai rien à espérer de plus en terme d’amélioration de chronos sur des formats de type semi / marathon ou à fortiori sur les 10 kms (de la mort).

 

9 réflexions sur “Récit : 20 kms de Paris 2016, cela plafonne.

  1. Tu devrais calculer ton indice d’endurance, tu es très très proche de ton temps du 10km sur ton 20km, je ne sais pas comment tu fais. Je pense avoir 20 ou 30 secondes d’écart au km … mais pas sur une course de 10 km 😉
    Très heureux de te revoir sur la SaintéLyon, mais je ne fais aucun souci pour toi pour TA course !!!

    1. Merci à toi. Sur le 10 kms j’ai 10 secondes de mieux au km et au marathon c’est 10 secondes de plus que sur semi. Pour la STL je suis déjà dedans ; tous les matins à la frontale. Ma prépa spécifique a commencé mardi. Pour toi aussi j’imagine ?

  2. Ce que tu décris est assez ineluctable… j’ai arrêté de fractionner sérieusement il y a deux saisons et mes perf’ sur 10 km ont chuté assez durement, les cross sont devenus un suplice car en dessous d 10 kil, c’est envore pire !! Ma VMA est toujours autour de 17,5/18 mais je ne parviens plus à l’utiliser en course… cette saison, je vais axer mon travail sur le seuil pour essayer d’utiliser au maximum la vitesse qui me reste sans chercher à la développer – si je tourne autour de 15km sur l’heure, ce sera au poil ! Bonne STL.

    1. @ Runonline Tu as un sacré potentiel (eu égard à ta VMA calculée). Perso je n’ai pas les mêmes gènes (VMA 15.5). J’étais inscrit à deux 10 kms en début d’année auxquels je n’ai pas participé car j’avais la trouille le matin au réveil le jour de la course, tellement ces épreuves me font du mal (je souffre tu peux pas savoir !). Comme je l’indique dans mon post, il faudra quand même songer à un faire un peu : un saupoudrage dans le mois car je pense qu’à la marge cela apporte inéluctablement de la valeur.
      Merci à toi. Pour la STL, c’est trop mon truc !

  3. change de camp !
    passer les 4 à 6 premiers mois de 2017 à faire des séances (très) courtes, de la vitesse sont un moyen presque facile de reprendre de la vitesse, d’y prendre goût !
    Le 10 de la mort qui tue passeront beaucoup mieux après. Ce qui me semble intéressant c’est aussi de s’essayer sur des 5km (et pas un seul car il faut se régler)
    Sans compter que je suis persuadé que la « biomécanique » profitera de ce travail de vitesse (appuis toniques, forts) et de vélocité pour gagner en économie pour les course plus longue.
    (à condition c’est vrai que la carcasse soit suffisamment solide)

    1. Je ne vais pas changer de camp…mais plutôt faire des compromis. De tous petits compromis… Juste quelques accélérations sur la montée des Buttes Chaumont : une fois par semaine. Et encore trois accélération de 20 secondes. Après j’suis bien fatigué…
      Et j’ai oublié de faire cet exercice cette semaine… vraiment sans le vouloir !
      Et puis faire de la vitesse c’est aussi le moyen très rapide de se blesser. Depuis que j’ai arrêté pour l’instant aucun pépin, je ne sais pas si c’est lié.

      1. je pense que non. faire de la vitesse est bien trop générique pour dire que c’est générateur de blessure 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s