Post partum X-Alpine…et après on fait quoi ?

Cela me fait penser à la chanson de Gilbert Bécaud : « Et main_te_nant…ta ta ta, ta ta ta que vais-je_fai_re ! ». SVP, faites moi plaisir avant de poursuivre ces lignes, réécoutez cette chanson disponible sur toutes les ondes de Youtube. C’est du pur bonheur pour ceux qui … ne sont pas déprimés.

Et oui, lorsque l’on a son objectif numéro 1 de l’année derrière soi et que cela nous a apporté tant de bonheurs – au-delà de ses espérances – comment aborde-t-on la suite ? Cela fait 18 mois que j’avais dans le collimateur la X-Alpine, que je me levais X-Alpine, que je courais X-Alpine, que je me douchais X-Alpine (en référence à mes douches post course à pied exclusivement, je précise !).

Certes, maintenant je me couche avec mon T-Shirt de finisher X-Alpine ! Bon là d’accord, je pousse un peu, mais cela dit c’est quand même mieux que de se coucher avec le T-Shirt comportant la figurine de Mickey sur la poitrine non ?

Et pour commencer, comment il va le monsieur 1 mois après ce grand événement ?

Il est pas fatigué ?

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Et heureusement, je ne suis pas dans l’état dépressif tel que décrit dans la chanson de Gilbert Bécaud. Cela dit le changement de régime en terme d’entraînement (baisse drastique du volume) a eu un impact significatif sur mon métabolisme. Je m’explique…

Condition physique lors des jours qui suivent la X-Alpine :

  • Courbatures :

Les courbatures apparaissent en général 24 heures après le déclenchement des micro-déchirures musculaires. Donc en ce qui me concerne, sur une course qui a duré 26 heures, je peux vous confirmer que les courbatures sont apparues pendant la course notamment lors de la descente sur Verbier. Mes quadriceps lors du travail en excentrique (sur une descente) se sont mis à hurler alors que la course n’était pas encore achevée. Ces courbatures ont commencé à disparaître en J+3. Le jeudi matin je ne ressentais plus aucunes douleurs.

  • Fatigue générale :

C’est assez singulier comme sensation. En fait, lors de la semaine qui a suivi l’Ultra je n’ai pas vraiment ressenti une fatigue au sens de « j’ai envie de dormir toute la journée », « à la recherche de l’oreiller perdu ». J’ai pu sans problème reprendre une activité normale dès le début de ma semaine. En fait cette « fatigue générale » je l’ai ressentie lors des … montées d’escaliers. On ressent une sorte de torpeur, un vide lors de ce type d’effort. Cette sensation a bien duré une bonne semaine.

  • La faim ! :

On passe d’un cadre alimentaire où il faut compenser les 10 heures de course à pied par semaine à un nouveau cadre où l’on ne fournit plus d’effort physique du tout. Et bien quel chamboulement pour le métabolisme ! Certes, la semaine qui a suivi la X-Alpine on n’a pas vraiment faim, on ne peut plus voir en peinture les pâtisseries pendant 3 ou 4 jours, encore un peu écœuré de tout ce que l’on a ingurgité durant l’Ultra … Et puis une semaine après, c’est le feu d’artifice pour les synapses : Youpiii !! Binge et Sugar Craving sont au rendez-vous !!!!!!!! Le corps / le cerveau en redemandent toujours plus. On mange sans faim, sans fin. J’ai le souvenir fin juillet d’avoir enquillé 6 pâtisseries de Lignac and co… et j’aurais pu aller plus loin. Bref, les centres de la faim et de la satiété sont complètement désorientés. Seule la reprise de l’activité physique permet un reparamétrage global de ces derniers.

Et justement comment ai-je géré la reprise de la course à pied.

Une sortie à J+7 de 1h30 : très poussive en endurance fondamentale d’escargot.

Puis je suis passé à des semaines à 3 séances de 2 heures chacune sur des blocs de 3 jours consécutifs (vendredi/samedi/dimanche). Autant le dire, je ne me rendais pas compte à quel point l’activité physique régulait à ce point la sensation de faim. En effet, dès le mercredi (donc troisième jour consécutif d’arrêt de la CAP) j’ai une envie de manger, accrue, qui est assez palpable.

Bon et bien maintenant quels sont mes objectifs à terme ?

A la faveur d’un tirage au sort favorable l’année dernière je suis enrôlé pour retourner à Berlin pour le marathon dans un mois. Cela n’était pas vraiment prévu, je ne comptais pas sur une issue positive. Je serai un tout petit mieux entraîné que l’année dernière pour courir Berlin, le programme (j’ai pas d’programme !) sera interrompu par une semaine de vacances dans le Cantal début septembre (je ferai un peu de dénivelé) ensuite il restera 3 semaines à tout casser. Bref, je ne vais pas battre mon record sur ce marathon mais j’essaierai de faire un chrono en ligne avec celui de l’année dernière.

Sur le rythme de la chanson de Gilbert Bécaud =>>

« Et Main – Te – Nant … Ta Ta Ta, Ta Ta Ta, je sais c’que j’vais fai-re… »

 

 

 

6 réflexions sur “Post partum X-Alpine…et après on fait quoi ?

    1. Oh chocolats et pâtisseries diverses, j’essaie de bien diversifier mes sources d’alimentations. Je viens à l’instant de dévorer la Tarte Maître de Thierry Marx tout en prenant sa tarte au chocolat (photo en tête de ce post) pour le tea time. Et pour finir la soirée cela sera tarte au chocolat de la MdC.

  1. Marc

    Merci Grégory pour ce « retour »

    Cela interroge vraiment sur le fonctionnement de l’organisme en général et du « cerveau » en particulier.
    En tout cas, c’est super que tu nous le partages.

    1. Hello Marc,
      Oui on ne passe pas « impunément » d’un cadre où l’on dépense près de 9000 Kcal / semaine en activité physique à moins de 2000 Kcal / semaine. L’impact sur le sentiment de satiété est significatif. Je le résumerai ainsi :
      Dans un cadre de forte dépense physique (j’évite d’utiliser le terme de « régime », – pourtant mieux adapté que « cadre » – car ambiguë et connoté restriction ce qui est impropre) =>> forte fréquence de l’apparition de sensation de faim (et parfois la nuit) mais seuil de satiété atteint très vite lors de la prise alimentaire (très très vite rassasié).
      Dans un cadre de baisse sensible de la dépense physique =>> baisse de la fréquence de l’apparition de sensation de faim mais le niveau de satiété est plus difficilement atteint avec parfois des envies compulsives de manger tout le met qui est à notre portée… (sucré ou salé, c’est indéterminé) jusqu’à vouloir bouffer l’assiette.

  2. André Loïc

    Bonsoir
    Et maintenant que vais je faire?
    Tenter ma chance à l Utmb

    Ce n’est pas la bonne réponse ?

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