Run In Lyon : récit du semi-marathon 2014

De retour dans ma ville natale pour courir comme le veut la tradition le semi-marathon de Lyon qui s’intercale chaque année entre Paris Versailles et les 20 kms de Paris. Et oui je suis un homme d’habitude. Sauf que cette année il n’y aura pas de 20 kilomètres de Paris dimanche prochain puisque mon choix s’est tourné pour mon marathon d’automne pour la ville de Chicago qui se déroule le même jour que l’épreuve parisienne.

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UN SEMI MARATHON LE DIMANCHE PRÉCÉDENT UN MARATHON : EST CE BIEN RAISONNABLE ?

Et bien on serait tenté de répondre par la négative. En tous cas si j’en crois les plans officiels des magazine spécialisés, ou même les plans de mes meilleurs ouvrages de référence de CAP, l’épreuve du semi n’est pas au programme une semaine avant un marathon.

Si j’interroge mes amis experts en course à pied je reçois des avis plutôt réservés. « Courir un semi juste avant un marathon ? Oui, mais attention de ne pas le courir à l’allure semi ! ».

Si j’interroge ma femme. « Il n’en est pas question, tu vas te fatiguer pour le marathon ! ».

Bref c’est donc complètement rasséréné que je m’aligne ce dimanche matin 6 octobre 2014 sur cette « semi distance »… en ne sachant pas vraiment à quelle allure je dois la courir. En effet je décide de courir en m’appuyant uniquement sur mes sensations.

RÉVEIL MATIN

Levé 7h30.

Petit déjeuner : fondant au chocolat home made par Shiho ma belle sœur, avec un œuf dur. Le gâteau est tellement bon que je me demande si je ne vais pas emporter dans mes bagages ma pâtissière préférée.  Je réserve la même chose dans mon sac à dos pour la récupération lors de la fenêtre métabolique post marathon.

Arrivée à 8h15 Place Bellecour où je salue Sylvain qui va courir le marathon.

8h45, je suis dans le sas jaune des moins de 1h35. J’ai un très gros problème avec le faux contact de ma montre Polar dont le chrono est déjà en marche et impossible de l’arrêter ni de faire des laps. Néanmoins il me reste la vitesse instantanée et les pulses, les deux seules fonctions qui demeurent encore opérationnelles.

PROBLÈME OPÉRATIONNEL

Cela veut bien dire que durant toute la course il me sera impossible de savoir où j’en suis, ni de connaître mon chrono final, je serai dans le brouillard total en dehors de l’info. sur l’allure instantanée.

9h03 c’est parti.

C’est le coude à coude, on se marche un peu dessus durant la longue remontée des quais de Saône. C’est une des portions les plus fastidieuses du parcours. Cela monte, je ne suis pas vraiment en jambe (pas chaud), il faut slalomer, faire attention de ne pas se prendre les bites qui démarquent la partie trottoir de la partie chaussée. Bref, ce sont 3 bornes un peu compliquées.


classement

 

ENTRÉE DANS LE TUNNEL

Une grande nouveauté du parcours cette année à signaler : nous empruntons le deuxième tunnel de la Croix Rousse (dénommé le « Tube Modes Doux »… je ne sais pas qui a trouvé ce terme, fruit de séances de brainstorming d’agences de com. payées une blinde) ouvert uniquement aux piétons, vélo et véhicules électriques je crois. Assez originale comme traversée, sauf que dans le tube il fait chaud. Pas sûr que les architectes aient prévu la ventilation pour des milliers de coureurs, en effet c’est l’étuve et je sue à très grosses gouttes. Je passe le kilomètre 5 à l’allure de 4 min 31s depuis le départ.

Lors des ravitos je m’asperge de flotte, je mange deux trois carrés de sucre.

Nous empruntons les quais du Rhône et enfin je commence à avoir de belles sensations. Le pack de coureurs commence à s’effilocher d’autant plus que les coureurs du 10 kms quittent notre parcours.

ENTRÉE DANS LE PARC DE LA TETE D’OR

C’est mon parc ! Mon bac à sable ! Là je me sens un peu chez moi.

Les sensations sont toujours là. Je passe le km 10 à l’allure de 4min 30s depuis le départ. Je me sens pas mal du tout. Je me demande si cela va tenir jusqu’à la fin…ou si j’ai intérêt à ce que cela tienne jusqu’à la fin. Contournement du lac, la Porte des Enfants du Rhône, puis sortie par le portail qui est devant le Lycée du Parc. J’ai rendez-vous avec mon beau frère et ma belle sœur (celle qui confectionne d’excellent fondants au chocolat) au km 16 sur le boulevard des Belges…. je ne les vois pas, ils arriveront trop tard. Zut !

LE FINAL

Et on aborde une portion assez difficile après l’épingle à cheveu du quai Achille Lignon. La remontée vers le pont Paul Morand casse le rythme, on est contraint de piocher un peu. La fin est proche avec le retour sur la Presqu’île. Je croise un coureur des Etoiles du 8ième de Paris et je luis dis « Allez les Etoiles du Huitième, Allez Adrien Marlauld ! ». Et là il me dit ; « Tu le connais ? ».  » Oui et salue le de ma part ! ».

Il commence à pleuvoir. Je commence à avoir les jambes un peu lourdes mais j’arrive sans trop de problème à relancer sur la rue de la République. La fin est proche, il reste 1 km : mais il est long celui-là….d’autant que les quelques gouttes se transforment en trombes d’eau. On est complètement trempé. Les foulées font « splashs » (onomatopée très approximative). C’est sous un déluge et une musique tonitruante (mention à l’organisation : inutile de nous rendre sourd à l’arrivée d’une course alors que l’on a surtout besoin de quiétude) que je franchis la ligne en 1h 34min 34s (je l’apprendrai plus tard sur le site) soit mon meilleur temps sur semi marathon toutes épreuves confondues.

Je franchis la barrière pour courir vers les vestiaires récupérer mon sac dans lequel il y a mon coupe vent. Je zappe sur la médaille.

chiffres

CONCLUSIONS / EN BREF / PÈLE MÊLE

Une bonne séance au seuil dans le cadre de mon tapering prépa marathon.

J’y ai pris beaucoup de plaisir contrairement à toutes les épreuves de cette distance où en général je souffre comme un âne.

Cela me conforte dans l’idée de courir à 4min 55s au km pour le marathon de Chicago dimanche prochain.

Gros problème avec ma montre, impossible de l’envoyer au SAV étant donné l’épreuve de dimanche…en recherche de solutions…

7 réflexions sur “Run In Lyon : récit du semi-marathon 2014

  1. bblmr

    Pour résumer, tu t’es cramé pour le marathon de Chicago… Bravo !
    Quand je pense que je n’étais pas sorti du parc quand la pluie a fait son apparition ! Enfin je suis finalement parti dans le sas 1h55 (pour continuer à discuter avec mon compère). Pour nous le départ fut après 9h30.

  2. Ping : Runnosphere.org - Foulées Gonessienne,

  3. Ping : Prépa Marathon de Chicago : A quelle allure courir le jour J ? | Grégo On The Run

  4. Ping : Bilan 2014 : ma plus belle année … je ne demande pas mieux pour 2015. | Grégo On The Run

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