C’est la rentrée ! Où suis-je où courge !

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Ceci est une courge

Il est temps de reprendre un peu de service. Beaucoup d’occupation de préoccupations ces derniers temps m’ont poussé loin de mon clavier l’envie d’écrire quelques bafouilles sur ce blog.

Pourtant depuis ma remise de ma fracture je suis assez focalisé course à pied depuis le début du mois de juin. En fait je n’ai jamais cumulé autant de kms en un si court laps de temps : environ 6 séances par semaines (bon certaines semaines c’est plutôt 4, en fait 6 c’est dans le plan que je suis) avec une moyenne d’environ 60 kms. J’ai quelques objectifs de fin d’année qui me poussent à prendre mes runnings et je commencerai presque à prendre plaisir à courir. Comme quoi j’ai progressé :-). Se pose la question de savoir comment s’entraîner?

Vous, lecteur assidu de ce blog, vous savez à quel point j’ai fait du prosélytisme concernant les méthodes de CAP en HIIT que l’on pourrait traduire par « No Pain No Gain ». Il faut souffrir pour progresser. Et pour souffrir il faut pratiquer du fractionné, du fractionné et encore du fractionné. Probablement influencé par mon premier coach (et mon deuxième aussi d’ailleurs), par mes lectures anglo-saxones toujours très orientées recettes magiques « maximisation des protocoles d’entraînement », j’ai eu la foi et pratiqué consciencieusement les séances de type « se mettre la ratte au court bouillon ».

Pour quels résultats? Des performances qui stagnèrent (pas grave). Une envie de courir qui s’était envolée malgré moi (grave).

Et puis je suis tombé l’année dernière sur un petit bouquin : Hansons Marathon Method. Une méthode beaucoup moins chère qu’un coach dont je me suis passé il y a quelques temps déjà. En fait ce petit opuscule m’a fait beaucoup réfléchir (cela m’arrive)… Il m’a fait réfléchir parce qu’il remettait en question – un peu / beaucoup – toutes mes croyances dogmes en matière de d’entraînement.

CHANGEMENT DE PARADIGME

Qu’ai je appris à travers ce livre (informations que j’ai recoupées avec d’autres sources sur le web) ?

Nous courons trop vite à l’entrainement. Trop vite ! La base de l’entrainement c’est de courir en endurance fondamentale, à faible allure et que cette approche doit constituer le pilier principal de tout programme. Certes, la séance à haute intensité n’est pas absente (une seule par semaine) ni la séance à vitesse spécifique marathon (une seule). Tout le reste ce sont des séances en easy runnings que d’aucun nomment chez les anglo saxons « junk runs ». Et bien les « junk runs » constituent le plat principal de Hansons. J’avais déjà expérimenté sur une courte période l’année dernière cette approche 6 semaines avant le marathon de New York…pour finalement enregistrer ma meilleure perf sur la distance. J’avais été très sceptique sur l’efficacité de me mettre à courir à des allures que je n’avais jamais courues depuis 3 ans (6 min/ 6min 30 au km) en vue d’un marathon. Mais au-delà de cela ce qui m’avait fait du bien c’était le goût retrouvé de courir, de me lever le matin sans avoir une boule au ventre à la pensée de devoir effectuer une séance formalisée sous la forme « 4 séries de 10 répétitions à 4min/km pendant 30 secondes etc…… ». Au secours !!

ETRE LÉGER ET SE DÉBARRASSER DU SUPERFLU (le coach peut être considéré comme superflu et le formalisme de ses séances prises de tête aussi)

Bien entendu, je polémique un peu. Bien sûr un coach peut être utile, il permet notamment de se discipliner car on doit lui rendre des comptes. Néanmoins je n’ai pas à ce jour la certitude que ses plans, très compliqués, soient fondamentalement à plus haute valeur ajoutée qu’un protocole simple de type Hansons ou de celui que l’on peut trouver gratuitement par ailleurs. En la matière il n’existe pas à ma connaissance d’étude clinique en double aveugle avec randomisation d’une cinquantaine de coureurs entre deux groupes ; l’un suivant un plan compliqué (celui du coach), et l’autre un entrainement simple, pour apprécier l’alpha (la plus value) du protocole des coachs (si tant est que l’on puisse constater une différence).

Bon j’ai l’impression de digresser. En fait depuis mi juin je me suis débarrassé de toute ma bibliothèque : des dizaines de bouquins sur la nutrition, sur les protocoles d’entrainement, et j’en passe. C’est l’effet déménagement ça (pour l’emménagement va falloir être plus patient) ! Je n’ai gardé que le bouquin de Hansons pour la partie « topic sur le sport ». Je me sens super léger.

Léger comme les matins où je chausse mes runnings en me disant que je vais aller courir simplement pour me faire plaisir à 6min/km comme ça… et cela fait du bien !!!!!!!!!!!

 

9 réflexions sur “C’est la rentrée ! Où suis-je où courge !

  1. bblmr

    Arf ! Un monde s’effondre !
    Enfin si on veut. Je n’ai pas pratiqué de coach. Mais tout ce que j’ai lu sur internet indiquait effectivement que la base de l’entraînement devait être l’endurance fondamentale. Le problème est quand tu dois te limiter à 3 séances par semaines. Il faut quand même un peu de fractionner . Ce qui fait 1 séance fondamentale, 1 de fractionné et une longue avec un peu de fractionné. Ca me va ! Mais une séance de fondamentale supplémentaire ne ferait pas de mal je pense.
    De coach je n’ai pas, disais-je. J’ai tout de même un « conseil », vieux routard du marathon (plus de 70) en la personne de mon père. Pour lui, les runners courent trop vite à l’entrainement (bon il n’aime pas le fractionné, et ce n’est pas après 60 ans qu’il va se motiver pour en faire des excès !).
    Donc cela recoupe ta nouvelle théorie. Mais, autant il faut se faire violence durant les séances de fractionné, autant il est difficile de courir à une allure qu’on sait bien inférieure à ses possibilités. Il faut aussi se faire violence pour ralentir !

    1. Tu sais j’ai aussi un paternel « sub 3 heures au marathon » qui me regardait avec les gros yeux lorsque je lui disais comment je m’entraînais (époque du fractionné à tout crin). On devrait finalement toujours écouter « les anciens ». ;-))
      Par ailleurs d’accord avec toi, « courir lentement » est très compliqué.

    2. Attention, séance de fractionné ne veut pas dire « se faire mal », ou alors très rarement, le « no pain / no gain » bof bof… C’est avant tout une maîtrise de soi et de ses allures de course.

  2. Sylvain

    Merci Grego, je suis en plein entrainement pour la Marathon de Lyon, je vais baisser ma vitesse en sorties longues, mais c’est toujours dificille de ralentir

  3. Ping : Nous ne savons pas courir lentement et nous avons bien tort | Grégo On The Run

  4. je partage tout à fait ce redécouverte du plaisir de courir très lentement 🙂 mais pour lecoup chez moi c’est grâce à un plan « coaché » où le coach insistait sur le respect des allures d’échauffement et de récup qui m’a fait prendre conscience qu’il fallait courir à 6 au kilo et pas tout le temps à 5 en espérant progresser plus

    ceci dit je suis fatigué de m’accrocher à un plan, le dernier objectif de la saison est en ligne de mire et après j’allège comme toi 🙂

  5. Enfin… En effet, les Hansons sont dans la même philosophie que Jack Daniels ou Cottereau en France. L’endurance a une place centrale, et pas les « séances de VMA » prônées par une vaste majorité de coachs en France qui donnent quelques résultats à court terme (forcément quand on débute, même en s’entraînant n’importe comment on progresse), mais qui à long terme provoquent blessures, stagnation, … et de piètres résultats sur les longues distances.

    Tu as donc choisi la bonne voie.
    Pour info, pour moins de 3H sur marathon, je fais la grande majorité de mes km dans la fourchette dans la fourchette 4:45 – 5:45 / km

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