Semi-marathon de Paris 2013 : le récit

Et bien finalement ce n’était pas si catastrophique qu’annoncé. En effet, mes perfs sur les dernières courses ne laissaient rien présager de bon et finalement je termine sur un chrono de 1h 36 min et 16 secondes (temps officiel de la puce). Mon objectif affiché était de tenter de courir en moins de 1 h 40 min et peut être accrocher les 1 h 38.

Donc un chrono supérieur de 90 secondes par rapport à l’année dernière et dans les mêmes eaux qu’il y a 2 ans pour mon premier semi de Paris (2011) couru en … 1 h 36 min 19 secondes (soit un gain de 3 secondes VS semi de 2011) !!  A ce propos l’année dernière je m’étais pris la tête pour savoir si mon temps de 1 h 34 min 50 s (semi de 2012) constituait réellement un réel progrès par rapport à 2011 ; pour ceux qui aiment se prendre la tête lire mon billet de l’époque.

Bon il est temps de revenir à la course de cette année.

Tout d’abord un petit check up du bonhomme le matin de la course :

semi marathon Paris 2013

A la balance un poids équivalent à l’année dernière, composition corporelle itou… « nothing to declare » de statistiquement différent. Bien dormi, ai mangé un bon risotto la veille (tout pareil qu’en 2012), ainsi qu’un mille feuille, du pain avec du lard, bref que des choses diététiques. L’avant veille j’avais pris des frites pour la deuxième fois de l’année. Moi qui ai l’habitude d’être low carb (d’inspiration cadre alimentaire paléo), là l’idée était de faire un 180 degrés question diététique les jours précédents cette course. De toutes manières cela ne m’avait pas du tout réussi lors des premières compet de l’année de demeurer low carb avec plus rien dans le ventre au moment de prendre part à la course… Et voilà c’est donc chargé de glycogène comme une mule contrairement à tous mes 10 kilomètres courus depuis l’année – avec les résultats que l’on sait – que j’arrive à Vincennes à 9h30. Dépose du sac à 9h35, et arrivée dans le sas jaune des moins de 1 h 35 à 9h40.

Il fait plutôt beau ; un froid sec mais très supportable. Rien à voir avec la terrible matinée titanesque des Foulées du Huitième : un froid de canard plus de la pluie.

UN BON DEPART

Et c’est parti pour 21 kilomètres de plaisir. Et à ce propos je n’ai pas couru une distance de plus de 15 kilomètres depuis…. la Saintélyon en décembre dernier, puisque ma sortie la plus longue de l’année 2013 remonte aux 15 kilomètres des Foulées Charentonnaises du mois dernier.

(NOTA BENE : ma montre Polar sous estime d’environ 5% les véritables allures auxquelles j’ai réellement couru. Les allures que j’indique ci-après sont celles de ma montre sans correction de ce biais)

Le premier km est toujours un peu compliqué puisque nous sommes en plein milieu du pack. Il faut jouer des coudes, je manque même de m’étaler par terre à un moment donné en me prenant dans les pieds d’un coureur que j’essaie de dépasser. Je cours le premier km en 4 min 36 sachant qu’il faut courir à un rythme de 4 min 30 s pour terminer en 1h35 conformément à mon sas jaune. La traversée du bois de Vincennes se déroule sans problème avec un pack qui commence à s’effilocher, on commence à courir avec aisance. Le cinquième kilomètre sera couru pour moi le plus rapidement en 4 min 20 s. J’ai toujours en ligne de mire le fanion du meneur d’allure des 1 h 35 tout en ayant conscience que je ne pourrai pas le suivre jusqu’à la fin.

Je suis assez surpris d’accrocher le 5 ième kilomètre dans les temps d’un semi en 1 h35 puisque je passe le cinquième Km en 22 minutes pile poil (ce qui confirme le biais de sous estimation des allures affichées par ma montre)

ENTREE DANS PARIS

Et c’est l’entrée dans Paris avec un premier morceaux de choix : la montée de la rue Taine juste après le huitième kilomètre. Ce neuvième kilomètre indique déjà une petite faiblesse dans l’allure puisque je passe au dessus des 4 min 30 au km. Mais je me remets assez vite en jambe dans l’avenue Daumesnil jusqu’à dépasser durant quelques centaines de mètres le meneur d’allure des 1 h 35 ! Je ne comprends pas bien, j’aurais dû être à la ramasse et pourtant je me sens assez bien. Et là surprise, la borne des 10 kilomètres n’est plus très loin…

MON MEILLEUR TEMPS SUR 10 KILOMETRES DE L’ANNEE EN 44 min 10 secondes à ma montre

Et bien mon meilleur temps sur 10 km de l’année 2013… c’est en courant le semi de Paris que je l’enregistre ! Comme quoi…

Certes j’imagine que le profil de la course sur les premiers 10 kms est probablement très roulant – à l’exception de la rue Taine – on a la sensation de ne courir que sur des descentes depuis Vincennes. Bon je me doute bien que cela va se gâter rapidement… et cela ne tarde pas trop.

LE DEBUT DES PETITS SOUCIS

Je commence à sentir un premier coup de mou, d’un coup d’un seul juste après le passage des 10 kilomètres. Je suis très contrarié de m’apercevoir qu’il n’y a que du Powerade au ravito…j’ai un coup de stress car je n’ai rien bu depuis mon petit déj. Et ô miracle le stand Vittel se situe 50 mètres plus loin. Je ralentis beaucoup pour prendre un verre et bizarrement je n’arrive pas à repartir, je ne suis plus en jambe. Le 11 ièm Km est couru en plus de 5 minutes !

RENDEZ VOUS EXPRESS DU BVD BOURDON

C’est avec ma femme qu’il a lieu. Clic Clac.

2013_03_040

Et c’est parti pour les quais.

Je suis remis en selle ! Les trois km suivants sont courus dans une fenêtre de 4 min 35 – 4 min 40…et puis nous sommes sur le chemin du retour rue de Rivoli et là je commence à franchement prendre un coup sur la tête. Nous dépassons la borne km 15, distance que je n’ai pas dépassée en continu depuis trois mois (mais je crois vous l’avoir déjà dit). C’est ma première vraie sortie longue de l’année qui commence et mon corps me le signale.

DEUXIEME RENDEZ VOUS EXPRESS RUE DU FAUBOURG SAINT ANTOINE

CLIC CLAC

2013_03_074

2013_03_079

LONGUE DESCENTE EN ENFER

Bon d’accord je pousse un peu mais si on checke mes chronos à partir du Faubourg Saint Antoine c’est quand même un peu laborieux. Je ne vois plus le meneur d’allure des 1h35 qui est loin très loin devant moi. Et on attaque la périlleuse montée qui tue : la Rue de Reuilly avec sa station TOTAL. Le fait qu’il y ait une station TOTAL n’a aucune importance, mais je ne sais pas pourquoi lorsque j’attaque cette montée qui vous casse les jambes je pense à cette station TOTAL. Peut être pour le besoin que l’on a, à ce moment, de se recharger en carburant alors que l’on est en cruel manque d’énergie? Bon allez je passe mon explication psychanalytique à deux balles… Quoiqu’il en soit mon allure sur les Km 16 (vous savez c’est la rue où il y a une station TOTAL à mi pente !) et 17 décélère dangereusement (5 min 15 et 5 min 03 respectivement).

KM 18 et 19 :

On sent que la fin approche…pour mon organisme. Vivement la finish line. Je ne veux plus regarder mon polar, de toutes façons je n’arrive pas à afficher mon chrono intermédiaire et comme mes capacités cognitives sont très réduites à ce moment là de la course je ne suis pas en mesure de l’apprécier. J’ai un petit regain d’énergie, probablement dû au profil de la course plus favorable. J’ai eu la sensation de descendre? Le km 18 couru en 4 min 48.

LE ZOO DE VINCENNES

Et c’est la fin qui approche, je ne veux pas accélérer, de toutes manières je sens que je dois être aux alentours de 1 h 40, peut être légèrement moins. Mon meneur d’allure n’est pas visible à des km à la ronde. Je fais le cabotin pour les photographes (Maindru ?). Allez un dernier « petit coup de cul » d’ici l’arrivée.

C’EST FINI !!!!!

Je regarde ma montre… 1 h 36 min ??? Si j’avais su !!

19 réflexions sur “Semi-marathon de Paris 2013 : le récit

  1. Philippe Delanghe

    ha tu as déjà écrit ton compte rendu !!! moi j’ai pris un bain et bu du rouge. Cette course est traitre en fait : ça descend tout le temps au début et effectivement à partir de la rue taine ca monte plus ou moins sans arrêt. N’empêche : tu est sacrément photogénique (je parle de ta foulée, toujours aussi bondissante. tu dois avoir une gazelle dans un des tes ancêtres lointains :-))

    1. Merci pour le compliment, mais ce que tu dois savoir c’est que je suis surtout un bon sélectionneur des photos les plus flatteuses. ;-))) A ce propos j’attends ton compte rendu. Tu as le matériel pour l’illustrer en plus, et ceci sans attendre Maindru !

  2. Sylvain

    Bravo pour le temps, toi qui visait les 1h40, encore bravo ! Et surtout merci grâce à tes chocolats et ton très bon mille feuilles j’ai pu finir sans crampes … un vrai bonheur !!

    1. On a également passé un très bon après midi. Et tant mieux si les effets du magnesium de mes chocolats et le chargement en glyco grâce aux mille feuilles t’ont permis également d’enregistrer un bon chrono alors que cela n’était pas ton objectif. Donc pour Lausanne il faut te fixer un sub 2 heures !

      1. Sylvain

        Dans un mois et demi ce sera Annecy. Moins de 2 heures me semble encore loin, disons objectif sous les 2h05 en faisant le plein de hydrates de carbone et pourquoi me lancer tout comme toi dans les tests alimentaires … en commençant par un grosse entrecôte la veille!?!?!

    1. Sylvain

      Je te dirai la semaine prochaine, un petit 9km pour le décrassage, je vais essayer l’entrecôte et les frites les filles vont adorer !! Merci pour le conseil

  3. bon il faut d’abord commencer par t’engueuler ; parce que battre son record sur 10 pendant un semi, il y a un problème… 😉
    J’espère que tu rectifieras ça rapidement avec un 10k abordé avec la bonne prépa (côte de boeuf / frittes!)

    Bravo quand même pour cette remise en selle qui dot faire du bien au moral après un début d’année en dents de scie.

    Je ne sais pas ce que tu as prévu pour la suite de l’année, mais il y a des records à faire tomber, sur 10 et 21km.

    1. Je crois avoir trouvé effectivement la bonne formule au niveau diététique. Mais le prochain objectif c’est un marathon ; et il se déroulera à Londres. Cela va pas être simple pour trouver une bonne côte de Boeuf + french fries là bas !

    1. Non je n’y serai pas à cette course. Je serai en train de faire une séance de Crossfit…et là aussi pour le cardio cela déménage pas mal.

  4. Record battu sur 10km! Il faut dire que le terrain est propice à faire un bon chrono sur la première partie du parcours (et à griller de l’énergie trop rapidement?).
    En tout cas, un grand bravo pour cette course.
    Je regrette juste qu’on ne se soit pas vu avant la course.

    1. Oui moi aussi je le regrette. En fait je suis arrivé à la bourre et je me suis planté dans le choix des stands pour la remise du sac, j’ai perdu un temps fou. Et puis je n’avais pas l’étiquette du sac : un vrai boulet !! J’étais un peu stressé et je suis vite allé rejoindre mon sas de départ.
      Bravo pour ta perf, c’est hallucinant !

    1. Oui ce n’est pas si mal finalement ! En fait j’étais assez content eu égard à ce que j’escomptais initialement. Si j’avais su à 2 ou 3 kms de la fin que je pouvais titiller les 1h35 je me serais lâché un peu plus : elle est là ma petite déception.
      Merci à toi.

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