Les Foulées Charentonnaises (15 kms) édition 2013

Au téléphone après la course :

Moi : « chérie j’ai fini ma course. »

Ma femme : « Je suis contente pour toi, tu as fait un bon chrono. ? »

Moi : « En fait je ne sais pas trop, j’ai fait à ma montre 1 h 11 minutes et des poussières, je ne me souviens vraiment plus de mon temps de l’année dernière. »

Ma femme : [GRAND silence] « Euh je crois que tu avais fait bien mieux l’année dernière. »

Moi : « Ah… bon ce n’est pas le plus important, je ne suis pas arrivé à m’arracher sur cette course. »

Ma femme : « C’est ce que tu m’as déjà dit l’année dernière sur cette même course. »

Moi : « Il faut que je te laisse, faut que j’attrape ma rame de métro. »

Le CHRONO :

Verdict : effectivement mon temps réel sur cette course est de 1 heure 11 minutes 2 secondes (allure de 4 min 44 au kilo…Ho Hisse !!). Incroyable, plus cela va, plus je régresse, je n’ai jamais couru aussi lentement. L’année dernière très insatisfait de mon chrono si j’en crois mon article de l’époque j’avais alors couru à 4 min 30 secondes le km (chrono de 1 heure 9 min).

Jetons un coup d’oeil sur les courbes et comparons les deux courses puisqu’elles se sont déroulées sur le MEME parcours avec le MEME climat. J’étais dans le même état de forme que l’année dernière, tout au vert… j’étais peut-être plus en forme cette année. Bref toutes les variables sont sous contrôles. Ouvrons mon appli. préférée.

GRAPHIQUE DES VITESSES COMPAREES DES EDITIONS 2012 ET 2013

ALLURES FOULEES CHARENTONNAISES

Dès le départ, je me traîne par rapport à l’année dernière. Et autant vous le dire, je n’ai pas eu l’impression de me traîner cette année sur les 3 premiers kms j’ai presque eu l’impression d’aller beaucoup trop vite sur le premier km. Or l’année dernière je suis parti finalement plus vite. Pour le reste de la course c’est presque en ligne…jusqu’à mon « abandon » à partir du 12 ième Km. Qu’est ce que j’entends par « abandon »? Et bien par l’envie de me battre qui me quitte. Je lâche en quelque sorte les armes. Je ressens un grand coup de mou après 50 minutes de course, je me sens décélérer très nettement et cela se voit bien dans les courbes ci-dessus. Je touche presque les 5 min/km en allure…soit mon allure tempo run d’endurance lorsque je fais des footings ! Mon retard se creuse donc très nettement entre le 12ième et le 14ième Km par rapport à l’année dernière.

Qu’en est-il des pulsations cardiaques?

pulsations cardiaques charentonnaises comparées

Mes pulsations cardiaques bien qu’en ligne avec le tracé de l’année dernière sur la première demi-heure de course décrochent nettement ensuite. Elles sont le reflet non pas d’une super adaptation de mon organisme à l’effort…mais plutôt un manque de persévérance dans l’effort ! Ces faibles pulses sur les derniers kilomètres sont le reflet d’une moindre envie de me faire mal sur la course. C’est ce que j’entends par « abandon ».

(NB : Les pulsations cardiaques de l’édition 2012 ne figurent sur le graph qu’à partir de la 20ième minutes pour des raisons techniques…)

CONCLUSIONS :

Rien de très précis à conclure sur cette course. Certes, mon entraînement est en dent de scie actuellement mais il ne l’était pas moins l’année dernière à la même époque. En fait mon état d’esprit sur cette course me fait penser à la thèse de Tim Noakes sur l’hypothèse du « Gouverneur Central ». Selon lui ce n’est pas le physique qui lâche le premier dans un le cadre d’un effort de type course d’endurance mais tout se joue d’abord « inside the brain » de manière inconsciente dans le but de préserver la machine.  Finalement cela ne cadre avec son modèle car autant vous le dire, dans le cas présent, j’en avais ras le bol de manière bien consciente 😉

Allez on remet tout en jeu pour la course de la Saint Valentin samedi prochain…et là il n’y aura pas de graph sur mon prochain article, car cette course je la courrai pour la première fois. Vous êtes sauvé !

PS : jetez un coup d’oeil aux récits de mes amis de la runnosphère là je peux vous dire qu’il y a du lourd ! N’est-ce pas Jahom!

10 réflexions sur “Les Foulées Charentonnaises (15 kms) édition 2013

  1. bblmr

    N’oublies pas un paramètre important:maintenant, tu es vétéran!
    plus sérieusement, n’es tu pas arrivé à un stade (ou un palier) auquel tu te dis que pour l’instant,tes précédents temps ne sont au mieux qu’atteignables. Dès lors, à quoi bon arracher si ce n’est pas pour faire mieux.
    Autre explication : l’envie, ça va, ça vient…

    1. Je pense que tu as parfaitement raison. Effectivement on pense que l’amélioration des performances suit une fonction linéaire du temps. Or tel n’est pas le cas d’une part et d’autre part il est tout à fait possible que j’ai déjà touché l’asymptote l’année dernière et qu’il va falloir m’en contenter.

      1. bblmr

        Résignation ?
        Tu as peut-être déjà oublié ta fin d’année 2012 : 2 mois d’arrêt, préparation condensée pour un marathon finalement annulé, puis Sainté-Lyon.
        Je ne suis pas certain que tu sois réellement complètement remis de tout ça…

  2. arnaudlegrandphoto

    Bravo en tout cas !
    Pour l’avoir courue il y a deux ans, j’avais eu la même sensation de coup de mou sur les derniers kilomètres. Peut-être la faute à l’enchaînement des 10 kms du moment ?
    La bonne nouvelle c’est que tu te sentiras léger samedi avec une distance plus courte.

  3. Ping : Runnosphere.org - Inter-Régionaux de Cross, Foulées Charentonnaises, Trail de Trevarez

  4. Ping : Semi-marathon de Paris 2013 : le récit | First Quartile Runners

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