Les foulées de Vincennes : un chrono plus acceptable

Quelle belle course. Alors qu’il faisait très froid mais sec, le soleil s’est levé juste après le départ nous permettant de courir dans un cadre presque enchanteur. Oui « presque » parce que lorsque tu cours un 10 Kil. on ne peut pas dire que tu aies le cœur à la contemplation non plus.

J’ai la chance d’avoir une puce Chrono Time Point ainsi qu’un dossard réutilisable et valable pour de nombreuses courses en région parisienne m’évitant de devoir aller chercher le matos trop longtemps à l’avance et de bénéficier d’un sas préférentiel ; le pied quoi ! Mais ce matin-là je suis arrivé à 10 heures devant la mairie de Vincennes pour une course prévue à 10h45, non mais pourquoi diable suis-je arrivé si tôt ? Il fait brouuuuuuuuuu bien froid. Je garde ma veste de civil et attend le dernier moment pour déposer mon sac. Là sur ce coup l’organisation « Chrono Time Point » n’a pas vraiment prévu un emplacement qui nous est réservé mais les bénévoles ont la gentillesse de nous prendre nos sacs et de pallier ce problème d’organisation. Oui je dois préciser qu’en tant qu’adhérent à ce service non seulement nous avons une puce et un dossard pour toutes les courses auxquelles nous sommes inscrits mais avons également un emplacement réservé pour la dépose sac (enfin sur ce dernier point cela n’était pas prévu pour les Foulées de Vincennes).

Top Départ :

10h45 tapante, c’est parti nous nous élançons. Je cours le premier Km asse vite, trop vite, ce dernier Km sera le plus rapide en 4 min 15 s. Il faudra pour moi penser à décélérer car je sens que je vais assez vite aller dans le rouge. Le parcours est magnifique sous les rayons du soleil. Les kms ne défilent…pas assez vite. C’est long un km quand on court un 10 kms. En fait je trouve qu’ils sont même plus longs que lors d’une sortie en endurance. Comme on souffre comme un âne on a hâte d’en finir et on trouve le temps bien long. Les centaines de mètres ne défilent pas suffisamment vites.

Le passage du 5ième km s’effectue en 22 minutes pile poil ! Bon on est à mi-course mais je sens que je ne pourrai pas maintenir cette allure. Le dernier Km se fait à l’agonie je n’ai pas la force d’accélérer. Finalement je termine ce 10 kil. en 44 min 35 secondes (donc le deuxième semi avec 35 secondes de plus que le premier) soit plus de 2 minutes de mieux que la semaine précédente aux Foulées du Huitième (rappel : 46 min 55 secondes).

Mise en perspective :

Ce chrono de 44 min 35 s (allure de 4 min 27 s au Km) est plus en ligne avec ceux que j’ai déjà enregistrés lors de ce type d’épreuve. Mon record reste toujours les foulées du quatorzième en janvier 2012 (courus en 43 min 54 s). Depuis j’ai enregistré les chrono suivants : 44 min à l’Anorgend (à Vincennes) et 45 min 22 s (à Vincennes encore).  Gagner une minute sur ce type d’épreuve semble pour moi difficile.

Prochain 10 kms pour moi, celui de la Saint Valentin : quel bonheur…alors là étant donné l’évènement je suis sûr de faire un carton !

Nota Bene : plusieurs bloggers suspectaient que le parcours des Foulées du Huitième était plus long de 200 mètres (GPS à l’appui), or il s’avère qu’à mon accéléromètre Polar S3+ (pas de problème pour capter des satellites) la distance parcourue est bien la même sur les deux courses.

10 réflexions sur “Les foulées de Vincennes : un chrono plus acceptable

  1. arnaudlegrandphoto

    Salut Gregory,

    J’avais bien repéré une crinière d’argent flamboyante au km 3, ce ne pouvait être que toi 🙂

    Pour répondre à ta question, j’avais fait 42’40 l’année dernière à Vincennes alors que je préparais le marathon de Barcelone, avec plein de séances de fractionné, donc ça tournait bien. Donc cette année, étant à la ramasse – pas d’entraînement cardio ni fractionné – je m’attendais à faire moins bien, mais les 10 km du 8ème m’ont assez décrassé pour me redonner des jambes. D’ailleurs, je vois que ça t’a également bien servi, bravo pour ta progression canon depuis 1 semaine ! Si tu veux encore gagner du temps sur un 10 km, il n’y a qu’une solution : entraînement vma !

    Malgré la beauté du parcours, je l’ai aussi trouvé long cette année, la faute à ces lignes droites interminables en faux plat et au soleil (trop de couches, j’avais vraiment chaud). Une belle entorse sur une branche dans les derniers virages de la course me fait bien mal aussi ce matin… En revanche, pour une fois, je n’ai que 70 mètres de dérive kilométrique à ma montre GPS (contre 300 à 400 mètres dans les courses en boucle dans les rues de Paris).

    Par contre le véritable scandale des foulées de Vincennes 2013, c’était l’absence de ravitaillement et d’eau pendant la course, et surtout le Red Bull à l’arrivée, cette merde toxique infecte qui n’a rien à faire dans le monde de la course à pied. Honte aux organisateurs !
    Pour la Saint-Valentin, j’en suis également, mais ne te réjouis pas trop vite, car le dénivelé est méchant, c’est violent au cardio de se taper 5 fois la côte des Buttes Chaumont 😉

    Arnaud

  2. Pour éviter d’avoir trop chaud, en fait pour moi c’est terminé les mille feuilles je ne cours qu’avec une couche quelle que soit la température, en l’occurrence la première couche Mika manche longue de Falke jusqu’à 10 degrés. Et j’ai même essayé de courir torse nu comme le fait un copain à moi (Phil.) à zéro degré ; géant !
    Pour la boisson, sur un 10 kil et même un semi je ne bois jamais. Mais je partage totalement ton avis sur Red Bull…mais j’irai plus loin on mettant dans le même sac Powerade et Gatorade : des boissons dont l’intérêt est limité alors que l’eau convient mieux à notre métabolisme.
    Je ne savais pas pour la course de la Saint Valentin ; on va bien souffrir.

  3. bblmr

    Merci !
    Pas pour le contenu sportif (pour une fois), mais pour la forme… plus précisément pour l’utilisation correcte du verbe pallier, transitif direct : je hurle plusieurs fois par semaine contre certains collègues (manifestement sans résultat probant, mais qui sait, un jour, peut-être…) s’évertuant à ajouter une maudite préposition derrière ce verbe.
    Mais heureusement, tu es là, alors il reste de l’espoir !
    Petite idée de post : « Comment se couvrir pour courir », en fonction de la température, de la distance. C’est vrai qu’on se pose souvent la question…

    1. Moi aussi cela m’énerve la préposition que la majorité des gens mettent à « pallier ». Au fait, en me relisant j’ai vu une énorme faute d’orthographe (elle n’y est plus je viens de corriger).
      Et pour répondre à ta question : je pense que l’on a beaucoup trop tendance à trop se couvrir. Une température positive quelle qu’elle soit ne justifie pas plus qu’une couche lorsque l’on court.

      1. arnaudlegrandphoto

        Sur cette histoire de température, je suis également vite chaud et les couches inutiles me pèsent. Ceci dit, pour avoir fait quelques marathons en short et t-shirt par grand froid (2°C), la quantité d’énergie perdue et la sensation de froid en cas de pluie peuvent conduire au mur sans s’y attendre. Par contre sur un 10 km, c’est vrai que tout le monde peut courir en slip et sans ravitaillement !

  4. Ben c’est une belle perf’ non ? Surtout qu’il me semble que ton assiduité à l’entrainement n’est pas très régulière il me semble…

    Félicitations !

    1. Merci Doune. C’est sympa de ta part, je sais que le temps t’est précieux et que tes centres d’intérêts sont plutôt orientés trail et ski et cela me fait plaisir que tu t’intéresses à mes – modestes – aventures sur le plat bitumeux.

  5. Ping : Récit : Les Foulées de Vincennes 2016 | Grégo On The Run

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