Les Foulées Charentonnaises 2012 : une belle course, une mauvaise perf.

Quelle belle journée !

Ce fut malgré tout une très belle course. Il faisait très froid (aux alentours de -5 degrés) mais un radieux soleil et une atmosphère sèche permirent de passer un très bon moment.

Je me suis inscrit à cette course il y a un mois sans trop vraiment savoir pourquoi…enfin si ! C’était surtout pour me contraindre à me lever le dimanche matin pour aller courir. En effet à deux reprises en janvier l’appel de la couette a été la plus forte lorsque je m’apprêtais à me lever pour faire ma séance. Ainsi le cumul de kilomètres courus depuis le début de l’année flirte à peine avec les 100 lorsque je prends part à la course dimanche dernier. Et cela va se sentir durant la course.

Sur les Startings Blocks

Retrait de la puce et du dossard sans aucun problème. Une logistique à toutes épreuves. Dépose du sac juste après avoir croisé deux membres de la runnosphère – deux flèches bleues –  à savoir Jahom et Salvio. Quant à moi, l’escargot, je me place dans le peloton de queue du départ. Les quelques minutes d’attente passent finalement assez vite, je patiente en sautillant sur place pour pallier le problème du froid qui nous glace.

Top départ 

Dans la cohue du départ, un coureur me marche sur le pied sur lequel est fixé l’accéléromètre Polar ce qui a pour impact de complètement dérégler les allures que me donnera mon accessoire fétiche durant la course en sous estimant d’au moins 10% mon allure. Aïe, moi qui ne jure que par le tempo qui m’est communiqué par ma montre, je vais devoir durant toute la course la faire au juger en checkant mes temps de passage aux bornes kilométriques du parcours.

Cela dit très vite, je m’aperçois que mon objectif d’allure (fourchette de 4 min 25 ou 4 min 30) couru après les 10 Kms du 14ième (couru en 4’ 23’’) ne sera pas tenu.  Finalement j’en prends mon partie et décide de faire de mon mieux. Mais psychologiquement je n’arrive pas à m’arracher. Est-ce la grosse séance de Kettlebell de la veille (plus de 4 heures d’instruction à apprendre à faire des « swings » et des « relevés de Turc ») ou la séance de résistance de vendredi pas encore totalement assimilée ou probablement les deux ?  En fait, il s’avère plutôt que mon protocole d’entraînement n’est depuis le début de l’année (à peine deux séances par semaine … parfois rien) pas vraiment adapté et que je suis plutôt en roue libre.

Donc tant pis, je prends néanmoins beaucoup de plaisirs à courir. Sur l’épingle à cheveu du parcours dans le bois de Vincennes j’aperçois juste en face Jahom (à plus de 1 km devant) à l’allure féline courant avec une grande facilité (la grande classe). Sur la deuxième boucle il sera inutile d’essayer de le revoir remonter le parcours car il m’aura probablement pris au minimum 500 mètres supplémentaire.

J’arrive près de la fin du parcours et finalement je me mets à sprinter sur le dernier 100 mètres, ce qui ne m’était jamais arrivé dans aucune course comme quoi le mental ne m’avait pas vraiment permis de me donner à fond sur cette course. Juste après le fil de l’arrivée je salue Giao en train de récupérer.

Donc au final un 4 min 37 s d’allure sur ces 15 bornes, ce qui me place tout juste dans la première moitié de ma catégorie. Vivement le passage chez les vétérans 😉

BILAN DE CETTE COURSE 

1/ C’est la course à moyen kilométrage (entre 10 et semi) que je cours le plus lentement depuis octobre 2010. Il faut remonter au semi de Lyon que j’avais couru en 4 min 47 s.

2/ Désentrainement ? Cette performance est à mettre sur le compte d’un entrainement au volume Kms (20 kms/ semaine) et surtout au nombre de séances trop faibles depuis le début de l’année (une moyenne de sortie de 1.5 séances/ semaine est insuffisant pour entretenir ses performances).

3/ Du renforcement musculaire à la spécificité de la discipline Course à Pied ou autrement dit « Des séances de crossfit qui alourdissent le corps en privilégiant la densité musculaire…mais côté endurance course à pied cela a un prix ».

En effet, si je ne suis pas allé courir j’ai néanmoins beaucoup axé ce début d’année sur l’aspect renforcement musculaire en anaérobie (le Crossfit). Or si cela m’a permis d’avoir des ischio et des quadriceps affûtés, manifestment il n’y a pour l’instant aucun « transfert positif » vers la discipline de la course à pied qui nécessite un entraînement spécifique. Mais il est encore trop tôt pour faire un bilan. Attendons une année.

4/ Du renforcement musculaire la veille de la course : à éviter ! Il était prévu depuis longtemps de suivre un stage de Kettlebells le samedi après midi. Or c’était la veille de la course. J’y reviendrai car c’est un protocole d’entrainement de PPG particulièrement intéressant. Mais la récupération a été longue, j’aurai les ischio en feu pendant trois jours. Et effectivement durant la course, les cuisses tiraient pas mal même si les vrais courbatures sont arrivées durant l’après midi du dimanche (ce qui est logique en général les courbatures arrivent au minimum après 24 heures).

5/ Conditions climatiques idéales !

6/ Mon poids de forme était retrouvé lors de cette course (fourchette 64 – 65 kg à jeun et Taux de MG conforme à d’habitude) ; donc pas d’excuse de ce côté-là 😉

7/ C’était une très belle course que j’aurai plaisir à recourir l’année prochaine ; Bravo à l’organisation irréprochable !

5 réflexions sur “Les Foulées Charentonnaises 2012 : une belle course, une mauvaise perf.

  1. Philippe

    Tu es sûr que ‘est bien moi que tu décris ainsi 🙂 ?
    ça aurait été sympa d’échanger un peu plus mais avec ce froid et cette foule c’est déjà bien qu’on ait eu l’occasion de se saluer.
    C’est vrai qu’avec ton entrainement actuel, tu pouvais difficilement prétendre à beaucoup mieux. Je suis curieux de surveiller l’apport de tes activités annexes dans tes sensations et tes performances en course à pied. A bientôt.

    1. Bien sûr que c’est toi ! Tu as le style et le physique du parfait coureur de fonds.
      Ne sois pas désolé. A la fin d’une course, je cours pour rentrer chez moi très vite pour me réchauffer.

  2. boblemar

    Je pense pour ma part que tu oublies un élément qui n’a pas du t’aider : courir en charentaises, c’est loin d’être idéal : faible maintien et aucun amorti !
    Sinon, je trouve que ce n’est pas si mal compte tenu de ton activité musculaire les jours précédents et de ton faible volume d’entrainement (bon, personnellement, ce début d’année est compliqué : malade 2 semaines, puis 2 semaines à -10° avec du vent qui ne donnent pas vraiment envie de sortir. Petite sortie d’entrainement à -10°, avec beaucoup de motivation… et remalade une semaine…).
    Je me demandais pourquoi tu avais été faire une course en Charente… jusqu’à ce que tu parle de la traversée du bois de Vincennes. Là, j’ai tout d’abord été épaté par ta volonté : une course de 400km par -5°, RESPECT ! mais ma déférence ébahie n’a duré que le temps que je remonte en haut de la page et me rende compte de ma méprise… ça m’apprendra à avoir sauté les cours de lecture à l’école !

  3. Ping : Les Foulées Charentonnaises (15 kms) édition 2013 « First Quartile Runners

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