L’UBIAE grandit dès le 9 décembre prochain

L’UBIAE (l’Unité de Biologie Intégrative des Adaptations à l’Exercice) dirigé par Véronique Billat va déménager dans de nouveaux locaux situés à l’Université d’Evry.

Au sein de son laboratoire, Véronique Billat élabore de nouvelles méthodes d’entraînement sportif, plus performantes et moins fatigantes ! L’objectif est simple : déterminer et prescrire la dose d’exercice optimale pour un individu donné qui induira la bonne réponse biologique pour ajouter de la puissance à son métabolisme en transformant de façon maximale les aliments en mouvement.

« L’homme ne s’adaptera jamais à la sédentarité qui constitue pour lui une forme d’agression majeure et déclenche un cortège de maladies qui s’inscrivent dans le tableau clinique du syndrome métabolique (diabète, obésité…)« , indique Véronique Billat. La mobilité est la condition de l’autonomie et du bien-être, indispensables pour profiter pleinement des années supplémentaires que nous offre l’allongement de la durée de vie « . 

Pour se faire il fallait des laboratoires tous nouveaux tous beaux.

Donc l’inauguration aura lieu le vendredi 9 décembre 2011 à l’Université d’Evry (bât Maupertuis, 3ième étage) à 14 heures en la présence d’Alain Calmat, ancien ministre des sports et président de la commission médicale du Comité national olympique français et européen, des démonstrations de tests à l’effort innovants seront effectuées. Le public assistera à un concert donné par la violoncelliste Isabelle Rettagliati dont la fréquence cardiaque sera simultanément projetée sur écran.

C’est dans ce cadre que j’avais couru le marathon de Paris « en masque et tubas » en avril dernier et que nous avions 1 mois après effectué un test de VMA pour apprécier notre métabolisme suite à cette épreuve -épique en ce qui me concerne -.

Je profite donc de cette annonce pour publier le compte rendu du test post marathon, article resté jusqu’alors dans mes cartons.

COMPTE RENDU D’EXPÉRIENCE

Courir pour la science : 1 mois après le marathon de Paris 2011

Rendez vous était donc pris avec le centre du LEPHE pour effectuer de nouveaux tests. Nous sommes 4 coureurs de l’expérience du marathon de Paris venus à participer à cette journée. Les autres coureurs ayant choisi d’autres journées de tests.

Nous sommes accueillis par Laurent Colas, Véronique Billat ainsi que par des assistants.

La matinée est consacrée à la prise de poids, mesure des taux de masse grasses, masses graisse par balance à impédance mètre ainsi que par la technique des plis cutanés. La balance Tanita mesure chez moi un taux de masse grasse de 3% ! Chez moi j’ai également une balance Tanita, évidemment beaucoup moins sophistiquée, qui me donne environ 5 à 6% de taux de masse grasse. En fait il faut savoir que ces balances s’appuient sur des profils statistiques (elles ont besoin de la taille, âge et sexe) pour donner ce qui n’est qu’une estimation de la masse graisseuse. En bref, la mesure absolue n’est en soi pas très juste ce qui compte est d’apprécier l’évolution des chiffres fournis sur la même balance. Ensuite, on nous fait passer un test de « conductivité » en nous branchant des électrodes aux pieds, je n’ai pas encore saisi à quoi cela servait. Et pour terminer on nous enfile le même matériel qui avait été utilisé pour le marathon de Paris.

Direction la piste d’athlétisme à 100 mètres du centre.

Il nous est demandé de suivre plusieurs protocoles enregistrés sur le lecteur MP3 embarqué que nous devons suivre à la lettre. Des plots sont espacés tous les 20 mètres le long de la piste en tartan et nous devons à chaque bip nous trouver sur le plot suivant. Entre chaque session de test nous nous reposons 30 minutes. Au début et à la fin de chaque test l’équipe de l’UBIAE mesure notre acide lactique en nous piquant le bout du doigt.

Le tout dernier test est un test de VMA « traditionnel » dont vous pouvez télécharger la bande sur le site du LEPHE. Ce test est progressif et continu, il n’y a pas de temps de récupération. La cadence augmente de 0.1 Km/h tous les 20 mètres. On démarre à 8km/h jusqu’à l’abandon (vous n’êtes plus capable de suivre la cadence).

J’abandonne au palier 16.4 Km/h ce qui est ma VMA. A noter que j’avais fait exactement le même test deux semaines après le marathon de Paris avec pour résultat 16.3 Km/h donc cela est cohérent. Bien entendu, à plus ou moins 0.2 km/h votre VMA est globalement la même, il n’y a pas de différence statistiquement significative. Il faut que le delta soit au moins de plus ou moins 0.3 ou même 0.4 km/h pour considérer que votre VMA a changé.

Après cet ultime test nous retournons au centre du LEPHE, un peu exténués. Je remercie encore très chaleureusement l’équipe de l’UBIAE pour leur attention et bienveillance à notre égard.

7 réflexions sur “L’UBIAE grandit dès le 9 décembre prochain

  1. J’ai du mal à comprendre comment tu as une VMA aussi « faible » avec un taux de MG aussi bas, plus bas même que les pros du marathon (~5%)…
    Soit il y a erreur de mesure de ta MG (je que je comprendrais avec la Tanita mais la mesure en labo doit être précise par contre…), soit tu as un vrai problème de santé, d’alimentation, …
    Il n’y a pas eu de remarque au labo concernant ton taux de MG si bas?
    Pour info mon taux de MG (Tanita) oscille entre 12% et 15% selon l’affûtage, je le soupçonne d’être un peu sur-évalué.

    1. Dans ton raisonnement on comprend que VMA est uniquement fonction du taux de masse grasse. Malheureusement, la VMA est fonction de beaucoup d’autres facteurs – et plus importants – comme la Vo2 Max, la qualité de ta foulée (fonction elle même de la « qualité de tes muscles et tendons ») et également de ton poids (ce qui n’est pas la même chose que taux de masse grasse). Tu peux très bien avoir ton taux de MG qui baisse et avoir un poids qui ne bouge pas. Ce qui a été mon cas ! Je pesais 65 kg pour 1m75 avant de faire de la CAP (pour un taux de masse grasse qui était de 9% environ) et aujourd’hui je pèse toujours 65 kg. (mais mon taux de masse grasse est passé à moins de 6% après). Qu’est ce qui a bougé alors? Et bien ma masse maigre a augmenté au détriment de la masse grasse, et la masse maigre est constitué des os et des muscles. Comme il est difficile de gagner des os, cela signifie que j’ai donc gagné des muscles. Ma silhouette a changé pour le même poids.
      Cela dit, s’il fallait uniquement maigrir à en devenir anorexique pour être champion de marathon alors tous les modèles des podium de défilés de mode seraient susceptibles de courir le marathon en moins de 3H30, or il n’en est rien…
      Concernant mon taux de MG, non pas d’erreur : calculés à partir de plusieurs balances et plusieurs méthodes. Au labo j’ai eu des remarques sur mon caractère assez sec et désolé de le dire « assez musclé ». On m’a demandé si je faisais d’autres sports à côté de la CAP. Effectivement je pratique des exercices de crossfit, ce qui a la vertu de faire chuter ton taux de MG et de gagner en muscle…et aucun impact sur le poids total. Donc en soi pas très bon pour la CAP. J’aurais une VMA plus élevée si je perdais des Kg en monnaie sonnante et trébuchante (c’est à dire en perdant de la masse maigre = muscles + os principalement, car au niveau graisse je ne peux plus perdre grand chose).

    1. @calimero13990 : Approche pro, je ne sais pas, en revanche une approche rationnelle et scientifique. Peut on tout mettre en équation et rationaliser toutes les variables permettant d’améliorer la performance? On peut s’approcher de la vérité sans jamais toute fois l’atteindre, mais là c’est un autre débat…
      @Jean Philippe : merci pour le lien, intéressant.

  2. Bonjour Grego.
    Après tous ces tests as tu pu avoir une sorte de compte rendu de tes résultats, des approches plus scientifiques sur comment mieux t’entrainer, séance VMA, seuil…?
    Si oui, as tu pu mesurer une augmentation de tes résultats?
    As tu toujours des contacts avec l’équipe de Véronique Billat?
    Patient temps je voulais servir de « cobayes » à leur équipe. Mais je m’y suis pris trop trard.

    1. Après cette expérience je n’ai pas eu de feedback en dehors d’un compte rendu oral qui indiquait que « mon économie de course avait chutée durant la course ». Selon mes sources, sur toute l’équipe de « cobayes », 4 personnes ont reçu un compte rendu plus formalisé (document papier), j’ignore ce qu’il contenait. Je sais que quelqu’un l’a réclamé à plusieurs reprises sans qu’il n’obtienne satisfaction. A ma connaissance l’UBIAE n’a pas encore publié un papier scientifique sur cette expérience.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s