Marathon de New York 2011, le compte à rebours est lancé

Il faut l’avouer, je suis assez fébrile à quelques jours de l’événement.

Ce sera mon deuxième marathon en tant que coureur mais le premier dans des conditions normales ; c’est-à-dire que je ne serai pas branché à une batterie et des électrodes comme pour le marathon de Paris.

Conditions normales ? Est-ce que courir le marathon de New-York peut être qualifié de courir dans des « conditions normales » tellement le contexte est surréaliste ? J’étais au marathon de New-York l’année dernière en tant que spectateur pour supporter ma famille (père et frère) et j’en ai encore des frissons.

Rappelons le contexte du marathon de New-York : c’est un évènement célébré par toute la ville au même titre qu’Halloween ou Thanks Giving.

Ce marathon est très populaire, il attire des gens de tous niveaux et de tous milieux. Il y a une ambiance incroyable le long du parcours (remarquez j’avais été surpris par la bonne ambiance le long du marathon de Paris cette année qui sur certains points n’avait rien à envier à NY). En revanche le lieu (ou plutôt les lieux devrais-je dire) a quelque chose de magique.

Il y a un côté paradoxal dans un marathon comme celui de NY : c’est de voir passer des athlètes d’élites (Gebremariam le vainqueur de l’année dernière, Mutaui le dauphin) suivis par d’excellents marathoniens puis par des bons coureurs puis par des mères de famille de toutes nationalités…tout cela en fait un patchwork extraordinaire. Certes, ce n’est pas exclusif à New-York mais en tant que spectateur l’année dernière j’avais été sidéré par le spectacle et je je n’avais pas vu le temps passer, pas loin de 7 heures à contempler le spectacle sur la première avenue puis à Central Park alors qu’il faisait très froid (5 degrés le matin).

Alors parlons du parcours :

New-York est composé de 5 Burroughs (autrement dit 5 communes) ; Staten Island, Brooklyn, le Queens, Manhattan et le Bronx tout au nord. Le marathon se doit de traverser ces 5 Burroughs (c’est la règle) d’où un parcours assez alambiqué. Départ de Staten Island, traversée de l’Hudson (à vérifier) pour arriver à Brooklyn pour une première vague d’hourra du public puis une incursion dans le Queens, nouveau pont avec le Queens Boro Bridge, Manhattan à travers la première avenue pour aller tout au nord faire une incursion dans le Bronx, l’épingle à cheveu pour redescendre Manhattan par la Cinquième Avenue, enfin Central Park pour terminer.

La difficulté du marathon ?

New-York n’est pas considéré come un marathon roulant comme peut l’être celui de Berlin. La principale raison ; les tabliers des ponts qui sont légèrement incurvés. Il y a en a 4 à franchir. Et sur la première moitié d’un pont, on grimpe. La première grimpette à effectuer se situe dès le départ : le Pont de Verrazano (qui rejoint Staten Island à Brooklyn).

Ci-dessus profil des 5 premiers Miles du marathon de N, pour avoir le profil complet aller à la Source.

L’altitude fera rire les traileurs il n’y a que 200 mètres à grimper, puis le pont de Queensboro (qui rejoint le Queens à Manhattan)…et pour finir il semble que le parcours dans Central Park contient de nombreux faux plats qui cassent les pattes lors des derniers kilomètres. Mais le public est toujours là pour encourager – que dis-je les porter ! – sur les trois derniers Kms.

A suivre…

6 réflexions sur “Marathon de New York 2011, le compte à rebours est lancé

  1. Léger dénivelé?

    Tout commence avec Verrazzano (3,2kms dont la moitié de montée) puis au semi celui de Queensboro qui commence juste après le chrono des 21.1kms avec un tablier en grille pas très agréable mais à la sortie quel bonheur!
    La fin est terrible mais comme tu le dis les spectateurs t’arrachent littéralement du sol;-)
    Cette année attention il y a un hic : la neige qui risque de durcir le jeu:
    Profites en bien surtout car avec les prochains critères de sélection dès 2013 , çà va devenir très chaud d’en être!

    1. Merci pour ta mise en perspective. Mon frère avait commencé à souffrir sur le Queensboro il m’en a beaucoup parlé. Pour moi cela sera un point crucial car sur mes sorties longues je commence à ressentir un coup de mou au 23ièm – 24 ièm, il ne faudra pas que le dénivelé du pont avance prématurément ce seuil.
      Oh et s’il y a de la neige et bien pourquoi pas…un reminder de la SaintéLyon 2010 en plein Central Park en somme ! Pourquoi pas?

  2. Je rêve de pouvoir courir New York en 2012 !! Je lis tes compte-rendus très précis pour me donner une idée de ce qui m’attend si, par chance, j’arrive à obtenir un dossard 🙂
    Tu as dû vivre un truc énorme et grandiose !!
    Je poursuis ma lecture 🙂

    1. Un très très grand et beau souvenir. Ce n’est que du bonheur et des émotions fortes. Je te souhaite de le courir l’année prochaine.
      Bonne lecture

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