Semi-Marathon de Lyon 2011 : « Zut ! Merci de ne pas m’adresser la parole »

Un rapide compte rendu de ma performance sur ce semi-marathon de Lyon très bien organisé – enfin ! – cette année.

J’ai couru en 1h36min 50 secondes (allure de 4min35 le kilomètre) ce qui sur l’échelle de satisfaction à laquelle je faisais allusion dans mes objectifs de performances correspond au titre de mon post ;-).

Bon, allez allez, je ne suis pas si mécontent. C’est toujours mieux que l’année dernière (1h41) sur Lyon même si en léger retrait par rapport au semi de Paris cette année.

Un mot sur l’organisation : Tip Top ! Le parcours? Magnifique !

Revenons sur la chronologie :

Je dormais chez mon beau-père dont l’appartement est juste derrière Fourvières à 2 minutes de la ficelle permettant de rejoindre la Place Bellecour en 10 minutes. Après avoir très bien dormi, petit déjeuner composé de pains/biscottes et beurre. Lors de la préparation je m’aperçois que j’ai oublié mon cuissard de CAP ! Petit moment d’angoisse. J’ai bien le slip FALKE noir (anti-frottements et tout et tout) mais pas de short, ni de cuissard de CAP. Impossible de courir avec uniquement le slip FALKE ; certes le ridicule ne tue pas mais c’est à la limite de l’attentat à la pudeur. Impossible non plus de demander à mon beau-père (qui est inscrit pour le 10 kms) un short, nous n’avons pas du tout le même tour de taille. Donc, je fouille mon sac à dos et j’exhume un caleçon/slip (d’une marque de styliste américain) noir qui peut donner l’illusion d’un short de sport alors que cela n’en est pas du tout un. Bon, et bien je n’ai pas le choix, j’opte pour cette solution très seillante.

8h30 : nous voilà place Bellecour

La remise du sac se fait en un clin d’œil. L’installation dans le sas B (des 1h25 – 1h35) se fait sans problème en quelques minutes. Franchement tout se déroule à la perfection côté organisation.

9H le départ est donné par Monsieur le Maire Gérard Collomb.

C’est parti pour une virée en direction des quais de Saône. Cela piétine sur 200 mètres mais ensuite cela se passe bien. Mes sensations sont tout de suite mauvaises, je ne suis pas en jambe. Je ressens comme une douleur de type courbature au niveau des tibias. Le premier Km est couru à une allure de 4.25 min.

Le deuxième Km poussé par les bip bip de mon Polar avec un seuil à 4.25 max est effectué en 4.13, et autant dire tout de suite que cela restera le km couru le plus vite de toute l’épreuve. Je ne me sens pas super bien et je sens – déjà –  la chaleur me tirailler. Les quais de Saône sont assez difficiles à négocier, il y a un faux plat montant et l’entrée en matière est plutôt corsée.

Je vais courir jusqu’au parc de la Tête d’Or à une allure supérieure à 4.25.

Km 8 : c’est l’entrée dans le parc après avoir longé la Cité Internationales. Ça y est je retrouve mon jardin d’enfant. En plus c’est ombragé, je me sens presque revigoré. Le Km 9 est couru en 4.20 (bonjour les canards). Le 10 ièm kilomètre est couru en 4.17 (bonjour les flamands roses). En revanche les 11, 12 et 13 ième Kms (toujours dans le parc) sont courus en plus de 4.25 (bonjours les éléphants !).

Le 14ièm Km me voit faire un sursaut en 4.19 probablement dû au fait que nous longeons la voie TGV située le long du Parc côté Villeurbanne. Puis c’est la sortie du côté de la grille du Lycée du même nom devant les serres botaniques. Nous sommes sur le boulevard des Belges et là je pioche en 4.28 pendant 3 bornes et notamment sur les quais du Rhône avec une étrange épingle à cheveu qui nous faisait retourner en direction de la Cité Internationales. De retour en direction de la Presqu’île, le parcours emprunte le pont Morand, nous passons devant l’Opéra, la fin de l’épreuve approche et cela me donne un peu plus de courage pour accélérer…mais c’est dans ma tête puisqu’au vue de ce que me dit mon Polar je fais le 18ièm Km en 4.36. Je vois au loin la Place des Jacobins. Et ô surprise, nous faisons un épingle à cheveux pour remonter en direction de l’Opéra laissant derrière nous la place Bellecour où est situé l’arrivée !! D’accord un semi fera toujours 21.1 Kms qu’il faut parcourir quoiqu’il en soit, mais le fait de revenir sur nos pas me donne un coup au moral. Nous revenons enfin sur la bonne trajectoire en empruntant la rue de la République, il reste 1 km. Allez c’est bon je jette un coup d’œil à ma montre et, ô damned, je m’aperçois que je risque de faire un temps plus mauvais que le semi de Paris. La foule est agglutinée devant le cinéma et la FNAC, l’ambiance est fantastique et là je me mets à sprinter pour les derniers 200 mètres.  C’est d’ailleurs la première fois que j’ai la possibilité de piquer une accélération à la fin d’une course. C’est terminé !

Comment justifier ce temps un peu en dessous de mes attentes ?

1/ OK j’avais Paris Versailles dans les jambes, cela je l’ai bien senti.

2/ Mes deux séances au parc de la Tête d’Or jeudi et vendredi matin étaient peut être en trop (j’aurais dû me limiter à la séance de fractionnés). Mais que voulez vous ? Je ne peux pas résister moi si vous me mettez à côté du Parc à l’aube. Non et non je ne regrette en rien ces deux magnifiques séances : que du bonheur (bonjour les flamands roses, les daims et les ours…) !

3/ Ma femme me faisant promettre que je devais me ménager pour cette course. Oui certes, mais je ne peux pas dire que j’avais envie de l’écouter. Cela dit,  mon temps final était un excellent alibi pour lui prouver que j’avais suivi religieusement son conseil. Je m’entends lui dire au téléphone  après la course « Tu vois je n’ai pas trop forcé cette fois…j’ai fait seulement 1h36 ! ».

4/ Mais plus sérieusement. Aujourd’hui je n’avais pas l’envie réelle de forcer. D’ailleurs j’ai beaucoup moins souffert qu’à Paris Versailles. Mes fréquences cardiaques l’attestent. Pour ce semi marathon ma moyenne de FC est de 157 pulses contre 165 sur PV. D’un certain côté,  j’ai un peu lâché psychologiquement, au fond de moi il n’y avait pas cette « volonté de m’arracher » et de me faire mal.

Le semi-marathon de Lyon est finalement pour moi la transition entre Paris Versailles et les 20 kms de Paris. Et là je me dépasserai un peu plus pour passer la barre des 1h30, il y a 1.1 kms en moins, sûr que cela va m’aider 😉

 

 

5 réflexions sur “Semi-Marathon de Lyon 2011 : « Zut ! Merci de ne pas m’adresser la parole »

  1. sympa cette visite commentée du parc 😉
    Et content d’appendre que l’organisation à été à la hauteur pour Lyon !
    Normalement on ne doit pas te parler du chrono… mais je vais le faire quand même…
    C’est sur que Paris-Versailles a du laisser des traces. Volonté de se faire mal ou pas. En plus tu n’es pas vraiment reposé entre temps.
    PS : tu ne t’échauffes pas ?
    PS2 : il manque de photo de coureur en slip falke ce billet !

    1. Hello Julien !
      Il est clair que la semaine ne peut pas être qualifiée de semaine « d’affûtage », j’ai pratiqué un entraînement classique à l’instar de toutes les autres semaines sans penser à la récupération. Mais justement pour les 20 kil de Paris à venir je vais me faire une vraie semaine d’affûtage.
      Non je ne m’échauffe jamais avant une course.
      Quant à la photo….j’hésite 😉

  2. Ben c’est pas si mal que ça finalement quand on prend en compte tout l’historique d’avant course non ?

    Prend le temps de bien te reposer, ca sert à rien de caler des sorties les jours précédents une course. Enfin, je le crois….

  3. Ping : Bilan de l’année 2011 de course à pied « First Quartile Runners

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