Paris Versailles 2011 : premier anniversaire !

Quel plaisir de retrouver Paris Versailles qui était ma toute première course l’année dernière ! Je fêtais donc ma première année de « compétitions officielles de CAP ».

Cette année, j’avais la chance de retrouver tous les membres de la runnosphère dans un sas que l’on peut qualifier de préférentiel grâce à Clara qui nous offrit ce « passe droit ». Je la remercie chaleureusement une nouvelle fois. En effet, il était convenu que nous partions juste derrière les élites à 10 heures pile ! Un départ trois étoiles en quelque sorte.

Quelles étaient mes ambitions pour mes retrouvailles avec cette épreuve ?

L’année dernière j’avais couru en 1h 17min 42s (allure de 4min 51s / km). La température était idéale, je me souviens avoir claqué des dents dans le sas. Or, cette année il était prévu qu’il fasse très chaud pour dimanche et comme je suis super sensible à la chaleur j’étais quelque peu inquiet de l’impact de cette variable sur ma perf. Par ailleurs, mes sensations depuis début septembre étaient pour le moins mitigées avec la sensation d’être beaucoup moins en jambes que l’année dernière à la même époque. Cela dit, j’avais été rassuré par ma dernière séance de fractionné de jeudi qui s’était bien déroulée. Finalement la veille au soir de la course, dans un moment d’inconscience, je me donnais pour objectif sur mon petit tableur Excel de faire ce Paris Versailles en 1h13. Je programmais mon Polar avec les allures cibles sur 4 portions du parcours : le plat de 6 Km, la côte des Gardes, la forêt de Meudon, le cimetière de Viroflay et pour finir l’interminable faux plat de l’Avenue de Paris. L’avantage de la programmation de la montre Polar : un signal sonore retentira si je cours trop rapidement (et donc risque de me cramer) de même qu’un autre signal sonore retentira pour me rappeler à l’ordre si je cours trop lentement et ceci pour chaque partie du parcours préprogrammé.

Réveil à 7h30, petit déjeuner composé de quelques tartines de pain au levain naturel à l’épeautre (faits maison) avec du beurre et un thé.

9h30 je retrouve les membres de la runnosphère ;  David, Julien, Salvio, Jahom

10h00, c’est le top départ !

Les 6 kms de plat :

Cela commence mal. Au bout de 200 mètres je n’entends pas le signal sonore de mon Polar…et pour cause, le programme actif n’est pas celui que j’ai enregistré la veille au soir mais le programme « libre » par défaut. La tuile ! Impossible de le changer en courant car il faudrait aller dans plusieurs sous menus (l’enfer !), tant pis il faudra que je jette des coups d’oeils à ma montre pour surveiller mon allure instantanée. Bref il va falloir la faire aussi à la sensation car je ne peux pas non plus avoir les yeux rivés à la montre.

Les 6 kms de plat ne sont pas évidents, je ne me sens pas vraiment en jambe. Dès le début j’abandonne mes espoirs de terminer en 1h13. Puis arrive la côte des Gardes…

La côte des Gardes :

Finalement je suis assez surpris de constater que je la grimpe à environ 5 min/km. Autre fait surprenant, je maintiens une fréquence cardiaque très élevée aux alentours de 165 – 170 (NB : ma FC Max est à 176) et ceci sur quasiment toute la montée alors qu’en générale de tels niveaux de FC, je ne peux les maintenir sur le plat que quelques minutes.

Arrive le plat de l’observatoire permettant de se refaire une santé avant d’attaquer une nouvelle montée. Et dans mon souvenir j’avais complètement oublié à quel point cette côté était longue. J’arrive en haut complètement cramé.

La forêt de Meudon (descentes et faux plats) :

Sur la première partie de la descente je suis incapable d’accélérer, mon corps a besoin de récupérer. Arrive le ravitaillement, je prends une bouteille d’eau pour accompagner ma petite dose de sucre (radapurra) que je sors de ma poche. J’ai l’impression de me refaire une petite santé. Finalement je me mets à accélérer dans les descentes. J’arrive au niveau de Julien et nous courrons ensemble jusqu’à la fin en nous dépassant mutuellement.

Le cimetière :

C’est la dernière côte, mais ô combien difficile ! J’arrive tout en haut complètement vanné. J’ai encore beaucoup de mal à me relancer je suis dans un état minable. Des bénévoles nous tendent des bouteilles d’eau, je n’hésite pas à m’en asperger le visage et le buste. On se dit que la fin est proche et que le plus dur est fait. Pas vraiment…

Le faux plat de l’Avenue de Paris :

On devrait rebaptiser cette Avenue en « Chemin de Croix pour coureurs de PV ». En fait dans mon souvenir, j’avais bien retenu le fait que ce faux plat était long et pénible…mais à ce point non !!! J’ai l’impression d’avoir fait face à une illusion d’optique.

Le pire est que ce faux plat est très légèrement en virage sur la droite, on pense que la ligne d’arrivée est juste derrière la rangée d’arbre qui bouche l’horizon. Or, non seulement ce virage à droite semble infinie mais une fois arrivé sur la rectiligne, on s’aperçoit que l’arceau d’arrivée est situé à des années lumières ! Pourtant en voyant le panneau 14 km, on se remémore ce que représente 2 Km, notamment en visualisant une piste de 400 mètres qu’il faut faire 5 fois. Cela ne semble pas insurmontable. Et pourtant sur cette Avenue de Paris j’ai vraiment la sensation que les Kms comptent double.

J’arrive quasiment à l’agonie, il ne fallait pas 50 mètres de plus. Il m’est impossible d’accélérer ou de sprinter, d’ailleurs je n’ai jamais réussi à accélérer sur la fin d’une quelconque course même si quand je me projette ou visualise une fin de course je me vois accélérer avec en bruit de fonds la bande sonore des Chariots de Feu. Et bien non !! A défaut des Chariots de Feu sur mes fins de courses il faudrait mettre la BO d’Apocalypse Now.

Temps final : 1h 13min 14sec (allure de 4min 27s / km)

En synthèse que retenir de ma course (plus de questions que de réponses) :

Attention, se méfier de ses souvenirs de courses :

Il semblerait que la sensation de souffrance s’émousse ou s’évapore totalement de la mémoire (en tous cas de la mienne). Par ailleurs, le fait de ne retenir que des bribes de souvenir d’une course vous donne la sensation que les distances sont plus courtes qu’elles ne le sont en réalité.

Un seuil anaérobie repoussé ? :

J’ai réussi à maintenir un régime de FC plus élevé (j’y reviendrai dans un prochain billet) que lors de mon premier PV. Peut-on dire que mon entrainement m’a permis de repousser mon seuil anaérobie ?

Ou est-ce tout simplement que mon cerveau arrive à soutenir un niveau plus élevé de souffrance à force de l’avoir endurci à travers mes séances de fractionné ? 😉

Un Target atteint à quelques secondes près, comment est-ce possible ? :

Je suis surpris d’avoir atteint mon objectif à quelques secondes près comme cela a été le cas pour le premier Paris Versailles, tous mes semis ainsi que pour les 20 kilomètres de Paris (il y a une seule exception sur un 10 kms). Et là je m’interroge… Est-ce parce que je me connais parfaitement ainsi que tous les paramètres de courses à l’avance (ce qui est impossible évidemment) qui font que j’arrive la veille au soir à deviner mon temps de course du lendemain à quelques secondes près ? Ou est-ce que mon organisme se programme au moment de la course pour calibrer son effort de manière précise pour faire en sorte que j’atteigne mon objectif ? Impossible à dire. Le mystère restera entier.

En tous cas je m’inscris pour le prochain Paris Versailles sans hésiter.

19 réflexions sur “Paris Versailles 2011 : premier anniversaire !

  1. Ping : Paris-Versailles 2011 m’a mis la fièvre ! | Jahom, runner

  2. Bravo à toi pour ta course que tu as su gérer de mains de maître !!
    Je te rassure concernant les souvenirs, on a tendance à les édulcorer et à ne retenir que les points agréables et positifs. Et c’est vrai que le dernier faux plat est long, mais long !!!
    En tout cas, cela m’a bien fait plaisir de te revoir.
    Dommage que tu ne figures pas sur la photo de groupe. 😦
    Allez bon courage à toi pour Lyon.
    A bientot

    1. Merci à toi pour tes encouragements.
      Effectivement je regrette de ne pas avoir pu rester pour la photo ! Mais il fallait que je rentre pour me préparer un bon plat de récupération et mettre la main à la pâte : gnocchis faits maison aux girolles (les pommes de terres cuites m’attendaient) et tutti quanti…

  3. Bravo, objectif atteint!
    Pour le FC, je pense qu’il s’agit surtout de ton organisme qui tolère un peu plus l’acide lactique, ce qui permet sur ce genre de distance d’augmenter ta FC (par contre, la quantité d’acide lactique est plus importante en fin de course, ce qui te donne l’impression d’être à l’agonie).
    Dans tous les cas, dans quelques jours, tu oublieras tout ces soucis, et tu auras le souvenir d’une course parfaite… 😉

    1. Oui tu as parfaitement raison. Il y a eu clairement une plus grande tolérance à l’acide lactique ou tout du moins une meilleure « clearance » de celle-ci me permettant de supporter un haut régime. Il est claire que le travail de fractionné y est pour beaucoup dans l’amélioration de cette variable. Mais là il faudrait la confirmation de scientifiques car ce n’est là de ma part « qu’interprétation sauvage ».

  4. Encore plein de questions avec cette nouvelle course…
    Pour moi le maintien d’une fc plus élevée est un des bénéfice direct de l’entrainement. (en plus de baisser à vitesse égale)

    Tu as l’air d’avoir quand même bien géré ce retour sur Versailles, un an après !
    Par contre me faire l’aspi en haut de chaque côte pour me poser quelques secondes sur la ligne d’arrivée c’est pas très fair-play 🙂
    C’est comme si tu avais été plus vite que moi dans les montées et descentes, et que je te reprenais sur le plat !

    Et après la course j’ai oublié de te dire que j’ai trouvé ta foulée très « mécanique », un peu comme un robot dont le torse ne bouge pas du tout !

    1. Hello Julien !
      C’est top ça ! Comme pour les cyclistes j’ai joué le rôle de l’aspirateur… en revanche sur le plat je n’ai pas réussi à me faufiler derrière toi !
      Concernant la foulée : c’est vrai que l’on m’a souvent dit que j’avais une posture très étrange. Il faudrait vraiment que l’on me filme car je ne comprends pas bien. Cela dit cela ne doit pas être super efficace car j’ai une très mauvaise économie de course (dixit le LEPHE).

      1. essaye d’imaginer les robots des films des années 80 😉
        de mémoire je dirais que tu lève beaucoup les genoux et bouge beaucoup les bras tout en étant apparemment très « raide », pas relâché…

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