Marathon de Paris 2011 : courir pour la science, presque une épopée !

Comme je l’indiquais dans les deux derniers posts j’ai couru mon premier marathon dans le cadre d’une expérience scientifique menée par l’équipe de l’UBIAE (l’Unité de Biologie Intégrative des Adaptations à l’Effort du LEPHE) dirigée par Véronique Billat. Vous connaissiez la conclusion à travers mon temps, mais il vous manquait toute l’histoire, la voici :

Cela commence bien !

Levé à 6 heures. Tous les coureurs participants à l’expérience de l’UBIAE doivent se rendre à 7 heures précise au stand GDF-SUEZ avenue Foch.

Je quitte la maison à 6h40, prends le RER direction l’Etoile. Arrivé avenue Foch, je prends conscience que je suis en retard (il est 7h15 bien sonné). Impossible de trouver le stand après les avoir tous longés, je commence à stresser et j’en suis à me demander si le stand se trouve non pas avenue Foch mais avenue Hoche !

Je tombe sur Greg à ce moment qui remontait l’avenue. Il remarque – fort justement – que je suis un peu stressé. Je le quitte en lui souhaitant bonne chance sans oublier de lui faire remarquer que finalement le plus important est de prendre du plaisir…

Après plusieurs circonvolutions, je trouve enfin ledit stand qui était tout en haut de l’avenue.

Préparation des coureurs au sein de l’équipe de l’UBIAE



C’est un processus de préparation à la chaîne. Les coureurs se suivent dans une chaîne et sont pris en main à chaque fois par un assistant du labo spécialisé dans une tâche. Parmi les différentes étapes :

  • Remise de son gobelet d’urine.
  • Positionnement des électrodes après le rasage préalable des poils du torse et la désinfection.
  • Mise en place de deux ceintures Polar et des deux montres correspondantes.
  • Mise en place d’une côte de maille en coton pour tenir les fiches d’électrodes en place lorsque le Coureur sera en mouvement.

  • Attache d’un harnais sur les épaules maintenant deux appareils : l’un sur la poitrine du coureur qui mesurera les échanges gazeux (le K4) l’autre dans le dos qui est la batterie.

Cette batterie devra être changée au kilomètre 9 et au kilomètre 30. On nous indique d’être attentif et de nous positionner le long du trottoir de gauche de la route pour le lieu de rendez-vous à venir sur le parcours du marathon. Si plus de batterie…plus de données sur les échanges gazeux.

  • Remise du masque relié au K4.
  • Attache d’une pince à l’index relié à un gros capteur sur le poignet

Les coureurs qui avaient songé à mettre un vêtement de compression et qui l’avaient oublié peuvent se rassurer car à ce stade là autant dire que l’on se sent compressé comme il faut.

  • Mise en place de deux ceintures bananes contenant deux autres appareils : l’un qui recueillera les informations métaboliques et les enverra par télémétrie et l’autre enverra les informations pour le site internet.
  • Calibrage des instruments et test de la télémétrie à partir des ordinateurs portables.

Pour terminer:

  • check final que tout est OK par Laurent Colas et Véronique Billat.



Le coureur peut alors rejoindre son sas de départ sur les Champs Elysées à 400 mètres de là.

Il est 8h45 (heure du départ officiel du marathon), je suis encore dans la file d’attente de la préparation des coureurs de l’expérience. Il y a devant moi au moins 6 coureurs qui en sont au stade du calibrage.

Une attente qui devient un peu angoissante :

9h00 : nous sommes encore deux coureurs en phase de préparation. J’apprendrai plus tard que le coureur qui est devant moi est Bernard Thomasson, journaliste chez France Info. En ce qui me concerne le calibrage de la télémétrie ne fonctionne pas et l’assistant ne sait plus quoi faire. Il fait cinq, six, sept tentatives en relançant chaque fois son application sur son PC portable (à chaque tentative cela prend au moins 2 ou  3 minutes). L’application indique qu’il ne peut faire la connexion avec l’émetteur que je porte sur ma ceinture. On change mon émetteur deux fois, on vérifie toutes les connexions de mes électrodes…rien n’y fait. Cela va durer près d’un quart d’heure. Quant à Bernard Thomasson il partira bien 15 minutes avant moi. Je me retrouve désormais le seul coureur un peu en rade. Il fallait que cela tombe sur moi ! Finalement cela finira à marcher après avoir constaté que deux électrodes avaient été arrachées.

Sauf que cela n’est pas fini, Laurent Colas doit également vérifier la connexion avec le serveur pour l’envoie des données sur internet à partir d’un émetteur fixé dans un autre sac banane. Et cela ne marche pas non plus. Plusieurs tentatives sont effectuées. On envisage de faire une toute dernière tentative avant d’abandonner la transmission des données sur le net. Et miracle cela fonctionne à la dernière tentative.

Je me sens bien seul !

C’est parti ! Je remonte en trottinant l’avenue Foch, traverse l’Etoile en direction des Champs Elysées. Et là j’assiste à un spectacle de désolation : les Champs Elysées sont déserts, l’avenue est jonchée de détritus et autres sacs plastiques laissés par les coureurs, il n’y a personne. Des bennes à ordures commencent à faire leur travail de nettoyage. Je devrai d’ailleurs les contourner pour me frayer un chemin. Cela ressemble à une ambiance de lendemain de fête. Quoique le fait de courir tout seul au milieu des Champs Elysées recouvert d’immondices avec mon masque et mes tuyaux dépassant un peu partout pourrait faire penser que je suis un des rares rescapés de je ne sais quelle catastrophe. Je cherche l’arceau du départ ainsi que le tapis magnétique permettant l’initialisation de ma puce électronique permettant de valider mon temps. Or il n’y a rien ; tout a déjà été démonté.

Je fais le constat suivant : pas de puce initialisée au départ, pas de temps officiel, je suis déjà radié du classement du marathon. Cela dit, ce n’est pas vraiment grave car j’ai toujours l’enregistrement GPS de Chrono Course pour estimer ex post mes temps de passages. Je saurai le soir même grâce à ce service que j’ai franchi la ligne virtuelle de départ 45 minutes après le coup de canon.

J’ai le soleil en pleine figure et j’aperçois non loin de la Place de La Concorde en contre jour des silhouettes. Cela me rassure. Je me dis que ce sont les derniers coureurs du marathon et que je vais bientôt les rejoindre. Or, une fois arrivé en bas des Champs Elysées ce que j’avais pris pour des coureurs sont en fait…des piétons qui commencent à envahir l’avenue désolée. Certains touristes, surpris de me voir dans cet accoutrement dans ce contexte surréaliste, me photographient.

A la recherche de la ligne bleue ou comment perdre encore du temps sans craindre le ridicule

J’arrive Place de La Concorde qui est également déserte. Or, je ne sais pas quelle direction prendre : A gauche ? A droite ? Je n’ai pas mémorisé le parcours. Oui je sais bien qu’à un moment il faut prendre la rue de Rivoli, mais à quel niveau ? Je ne trouve pas la ligne bleue… Et l’émotion causée par la situation me fait perdre un peu mes moyens et mes capacités cognitives sont des plus réduites. J’aperçois un CRS et lui demande la direction du marathon de Paris. Peut-être un peu surpris de me voir avec un masque et des tuyaux qui dépassent partout il ne semble pas avoir remarqué mon dossard de coureur. Il m’indique la mauvaise direction à savoir les quais. Je m’y engage en devant retourner un peu sur mes pas et là j’aperçois des spectateurs le long de la route. Je passe sous une trémie juste au niveau des Tuileries et soudain au bout de 50 mètres me trouve nez à nez avec le panneau 25 Km. En fait, le CRS m’a indiqué la portion du retour du marathon. Je ne m’y engage que sur 100 mètres, heureusement ! Encore un peu et je croisais le groupe de tête des Kenyans. Cela commence à devenir pathétique cette histoire, heureusement j’ai un masque et on ne me reconnaîtra pas ! Finalement je quitte les quais, repasse le long des Tuileries pour – enfin – retrouver le parcours qui débute bien au tout début de la rue de Rivoli. La perte de temps de ce contournement est de 5 minutes. Ce qui est certainement énorme pour quelqu’un qui vise le marathon en moins de 3 heures, mais quant à moi qui vais le finir en 4h55 cela n’aura aucune importance.

A la poursuite de la voiture balaie

Bien. Me revoilà remis en selle rue de Rivoli, il est 9h45 le départ du marathon a eu lieu il y a une heure déjà, je n’ai même pas parcouru 1 Km…

Angoisse : Où est la voiture balai ? Combien de temps me faudra-t-il pour la rattraper ?

Je vais donc courir rue de Rivoli à un rythme un peu plus soutenu que celui attendu. J’ai déjà essuyé plusieurs moments de stress mais je ne suis pas au bout de mes surprises.

En effet, la circulation automobile commence petit à petit à reprendre. Je me sens encore bien seul ! La circulation reprend sur tous les axes transversaux à la rue de Rivoli m’obligeant à m’arrêter à un feu rouge. Au niveau du boulevard Sébastopol, des voitures circulent désormais sur le parcours du marathon et elles me font face. Là, je commence à être à deux doigts de jeter l’éponge d’autant plus que j’habite à peine à 500 mètres de là, ce qui commence à être tentant. La situation est suffisamment absurde.

Allez ! Je me ressaisi, je ne suis plus très loin de Bastille pour le ravitaillement dont j’ai vraiment besoin car la soif commence à me tirailler.

Nouvelle inquiétude : et s’il n’y avait plus de ravitaillement !

Arrivé au Km 5, le tapis magnétique est à moitié démonté, il n’est pas désactivé puisque j’aurai un temps intermédiaire sur cette zone. En revanche sur le lieu du ravito il n’y a aucune bouteille sur les tréteaux qui sont en train d’être rangés. Je m’arrête, réclame une bouteille au bénévole. Finalement on m’en fournira une étant donné mon insistance.

Je continue 2 kms environ et enfin aperçois la voiture balaie rue de Reuilly. Enfin, je suis en train de me raccrocher aux wagons des derniers marathoniens. Hourra !!

J’aperçois quelques centaines de mètres après la voiture balai des coureuses qui sont un peu en peine. Je suis tellement soulagé de les avoir rejointes que je n’hésite pas à les encourager avec des gestes (avec mon masque, crier est peine perdue) pour leur dire de poursuivre leur effort.

A la recherche de la batterie

Mais le soulagement sera de courte durée puisque maintenant une autre inquiétude vient me ronger. Le point de rencontre du Km 9 pour le changement de batterie ! L’équipe du laboratoire m’aura-telle attendu pour ce changement crucial ? Car si plus de batterie, plus de données, si plus de données… je ne cours plus pour la science mais pour la gloire (une gloire toute personnelle de finir un marathon harnaché de matériels qui ne serviront à rien).

Je dépasse le Km 9 et je ne vois rien. Là je prends un coup au moral.

Et puis si, ils sont là un peu plus loin que le lieu de rendez-vous prévu. Yeeeees ! Trois personnes de l’équipe me font signe, elles me rassurent, elles m’encouragent. Quel bonheur ! Sans mon masque je les aurai embrassées. On effectue le changement de batterie que j’ai dans le dos comme on changerait les pneus d’une formule 1 au stand. D’accord je l’avoue, l’analogie est maladroite pour un coureur à 11 km/h et qui…terminera sa course en marchant.

Km 10 : fin de la course poursuite, le marathon commence maintenant

C’est reparti, je dépasse le Km 10 du marathon et pour moi la course dans ma tête commence réellement maintenant car jusqu’alors j’étais engagé dans une course poursuite anxiogène.

Traversée du bois de Vincennes : enfin du monde mais le début de la fin se profile déjà

A partir de maintenant je serai toujours en compagnie de coureurs, il y a enfin des supporters le long du parcours : une excellente ambiance. Je suis très surpris. Je pensais que cette atmosphère ne se retrouvait qu’au marathon de New York.

J’apprécie ce parcours d’autant plus qu’il me fait penser au parcours du semi marathon de Paris couru il y a un mois qui était un bon souvenir.

Mais assez vite je sens que je ne pourrai pas tenir la cadence de 11.5 km/heure. J’arrive au Km 20 et je me sens beaucoup plus fatigué que lors du semi alors que ce dernier avait été couru bien plus vite.

Le chemin de croix du deuxième semi

Je ne fais pas face à un mur car ce n’est pas brutal mais de manière insidieuse et progressive du Km 20 au Km 25 je sens un coup de pompe qui ne me quittera pas. Je vis un effondrement progressif. Je mets le pied à terre (je marche). J’essaie de reprendre la course et c’est très difficile. Ce n’est pas une question de souffle, mais une question d’énergie. Je veux reprendre ma course sur les quais en apercevant au loin le Pont Neuf, lieu de rendez vous avec ma famille, et je ne peux pas. Allez un peu de nerf, à 50 mètres du Pont Neuf je me remets à trottiner. Ils sont là, ils m’encouragent ce qui me permet de reprendre mon rythme de course. Ma femme m’accompagne sur 50 mètres, elle me parle et m’encourage. Et quant à moi je ne suis pas capable de sortir un seul mot tellement mes jambes accaparent toute l’énergie qui me reste.

Je commence à ressentir assez violemment la chaleur. Sous le pont des Tuileries, je me remets à marcher et décide de manger les nougats que j’avais dans ma poche. Je les mange tous, quatre bons morceaux. Et curieusement 10 minutes après je suis remis en selle. Je passe sous des jets d’eau destinés à rafraichir les coureurs : un vrai bonheur. C’est reparti, mais seulement pour 2 ou 3 kms de course à pied, cela ne durera guère plus.

Avant le Km30 : changement de batterie par Morgan et un assistant du laboratoire. Un grand plaisir de les voir. Mais il en reste encore 12 Km et je me mets à calculer le temps qui reste si je continue à marcher. A 6 Kms/h  il reste encore 2 heures. Ce n’est juste pas possible, je n’en peux plus. Le soleil est à son zénith, aux ravitos je garde toujours une bouteille avec moi mais je ne bois que gorgée par gorgée. Nous sommes nombreux à marcher, probablement la majorité des coureurs. On tente de s’encourager comme on peut, résignés. Je fais quelques tentatives de repartir en courant, rien n’y fait. La machine semble cassée, je commence même à avoir des problèmes de respirations.

Les Kms s’écoulent lentement… 33, 35, 37…je ne suis même plus dans ma course.  Ma tête est ailleurs. J’ai la sensation d’appartenir à un groupe d’éclopés dans le désert à la recherche d’une oasis. Au km 41, je cherche un couple d’amis susceptibles d’être là, manque de chance ils se seront lassés de m’attendre. Comme je les comprends.

Km 41.5 : ma femme et une amie sont là pour m’encourager et me photographier ! Allez ! Il faut que je fasse bonne figure. Je réunis les forces que je n’ai plus pour faire les derniers mètres en courant. Elles me suivent, j’arrive même à les semer. Je vois la ligne d’arrivée. Ces tous derniers mètres à courir sont très très pénibles. Je ressens même des frissons de fièvre ainsi que des nausées au moment de franchir la ligne. Je force ma respiration pour ne pas vomir mais la tête tourne. Et au final je ne ressens aucune émotion d’avoir franchi la ligne, rien ! Si ce n’est la conscience à ce moment là que ce marathon était mon premier et très certainement le dernier. Où est l’intérêt de ce type d’épreuve, plutôt traumatisante ?

Retour au stand du laboratoire

Un assistant du laboratoire m’attendait quelques mètres après avoir franchi la ligne : un rayon de soleil ! Il m’accompagne jusqu’au stand. Les membres du laboratoire m’accueillent en m’applaudissant. Je suis un peu gêné, je ne pense pas le mériter. Tout le monde vient vers moi pour me libérer de l’équipement (appareilles, électrodes, montres, balises, batterie, harnais etc…), me demander si cela va bien (dans le staff il y a des médecins), ou me donner des gobelets de boisson de récupération.

Quant à mes données enregistrées je suis un peu embarrassé que celles du premier semi correspondent à celle d’un coureur alors que celles du deuxième semi correspondent plus au profil d’un randonneur ! J’espère néanmoins qu’elles seront utiles à l’équipe de chercheurs et pourquoi pas permettront peut être d’identifier les raisons objectives de ma défaillance ?

L’équipe de l’UBIAE dirigée par Véronique Billat a été très prévenante tout au long de cette expérience. Je tenais à remercier très chaleureusement tous les membres de l’équipe du laboratoire ainsi que tous les assistants de recherche pour leur bienveillance durant cette mission.

25 réflexions sur “Marathon de Paris 2011 : courir pour la science, presque une épopée !

  1. Et bien quelle épreuve ! Pour un premier marathon, je comprends tes envies d’abandonner avec un tel équipement et en plus avec la météo au beau fixe, c’est vraiment super ce que tu as fait. Peut-être que l’équipe de V.Billat aurait dû vous donner rendez-vous bien plus tôt ? Et c’est tout de même bizarre que l’on n’ait pas attendu que tous ceux qui participaient à cette expérience soient partis avant de démonter. Enfin j’espère qu’avec le recul tu referas un marathon dans des conditions normales pour mieux l’apprécier 🙂

    1. L’organisation du marathon n’était pas prévenue qu’une expérience était en cours. Aucune raison de nous attendre…ce n’est pas grave je garde un très bon souvenirs de cette vision des Champs Elysées. Surréaliste !

  2. laurent

    Quel courage!!!
    Je suis sur que maintenant avec un peu plus de recul, tu es fier de l’avoir fini et il y a de quoi après autant de péripéties!!!
    Tu as été au bout de toi même et de tes limites et tu as participé à une AVENTURE UNIQUE!
    Moi aussi je devais participé au test mais ma blessure s’est aggravé et j’ai du jeté l’éponge deux jours avant (on avait fait le test VMA ensemble).
    Ton parcours me rappelle mon MDP 2010 ou j’avais franchement galèrer à partir du semi pour finir en marchant en 4h58 (je participais déjà au test en 2010)
    Encore félicitations!!!

    1. Merci à toi !!! Assez unique comme expérience surtout pour un premier marathon, d’ailleurs on me l’a reproché dans mon entourage. « Jamais, tu n’aurais jamais dû t’engager dans cette expérience pour ton premier marathon ! »
      Au fait, tu as fait l’année dernière le même temps que moi : on est collègue !!

  3. Philippe

    Cette histoire est totalement sidérante !! Ta volonté de mener à bien cette expérience dépasse tout entendement 🙂 Tu vas t’en souvenir longtemps de ce 10 avril 2011 !! Bravo.

    1. totalement d’accord avec Philippe … et t’inquiètes pas, à chaque fois que j’ai fini un marathon, je me suis dit « plus jamais… trop long, trop traumatisant, trop chiant… » et pourtant, j’y retourne à chaque fois !

  4. Salut Greg,

    Quel courage de partir après tout le monde avec en plus un masque et la chaleur. Quelle aventure!

    Bravo pour la ténacité et pour avoir fini ce marathon. Cela va me motiver pour finir celui d’Annecy ce week-end.

    Sylvain

    1. « Au bout du chemin … un marathonien ». Toutes mes félicitations à toi maintenant que je sais que tu as été jusqu’au bout !!!

  5. Bravo ! Quelle tenacité !
    Avec toutes ses occasions de baisser les bras, tu as su trouver et t’accrocher à chaque petit « bonus » croisé en chemin.
    J’espère que les données recueillies seront bien exploitées !
    Par contre je ne comprends pas pourquoi l’équipe n’a pas réussi à mieux anticiper les temps de préparation…

    Et il ne faut peut-être pas dire que c’était ton dernier marathon ! Le prochain sera tellement plus simple, plus beau, concentré uniquement sur ta course 🙂

    1. Concernant le temps de préparation, je crois que les pépins techniques ne pouvaient vraiment pas être anticipés.
      Ténacité ? En fait tu n’as pas le choix, tu dois aller jusqu’au bout coûte que coûte étant donné l’enjeu de l’expérience et de la logistique mise en place, j’aurais terminé en rampant s’il avait fallu 🙂
      Mais vivement le prochain marathon,je l’attends désormais avec impatience…comme quoi !!

  6. J’admire ton courage et un peu ta folie d’avoir voulu participer à une telle expérience pour ton premier marathon, quelle pression tu as subie!
    Avec en plus un début assez catastrophique, je comprends que tu aies eu envie de laisser tomber.

    Bravo et bon courage pour ta récupération (et au plaisir de te croiser lors d’une PRP!)

    1. Oh non vous savez, il n’y a rien d’admirable dans ce qui a été fait. Il fallait le faire et puis c’est tout. On est engagé, on est lié, on va jusqu’au bout. L’abandon aurait été psychologiquement beaucoup plus coûteux, on le sait quand on court, donc on continue. Finalement, je n’avais pas le courage d’assumer l’abandon, donc on continue lâchement…;-)

      Merci pour ton message SebRom.
      En espérant te voir à une prochaine PRP (malheureusement pas la prochaine) ou une Veillée du Bois.

      1. Si si j’insiste, ce fut une sacrée expérience que tu as vécue là! Bravo.
        Pourquoi pas à la prochaine Veillée, je ne suis pas encore sur de mon agenda mais je vais essayer de m’y rendre.

  7. Superbe CR pour cette course épique !
    Tu as su tenir bon, malgré toutes ces désagréments !!
    Tu as un moral d’acier !
    La prochaine fois les bonnes sensations seront au rendez-vous !
    Désolé pour le retard de lecture !

    1. Quant à moi c’est ton récit de ton propre marathon qui m’a halluciné !! Comment peut-on ressentir une telle euphorie?…presque un orgasme si j’ose dire. En tous cas ton témoignage prouve que l’on peut aussi ressentir des sensations radicalement à l’opposé de celles ressenties lors d’un chemin de croix.

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