Mes débuts en course à pied : 1 an déjà !

J’ai retrouvé sur mon disque dur un petit récit que j’avais envoyé il y a tout juste un an contant ma première tentative de sortie en course à pied. C’est plein de naïveté et comme cela ne tue pas je vous la dévoile ci dessous. Bien entendu vous êtes libre de rire à mes dépends !

Je vous rappelle le contexte. Il y a un an je me suis mis à la course à pied par hasard. Il est prévu que j’accompagne (en supporter) mon père et mon frère pour le marathon de NY 2010. Nous sommes déjà inscrits depuis quelque mois. Or, mon frère – autour d’un verre de cidre, c’est peut-être le détail qui change tout – me convainc de prendre un dossard et de les accompagner sur la ligne de départ pour cette aventure. Détail important : je ne fais plus aucun sport depuis l’âge du Lycée (soit environ une bonne vingtaine d’année). J’accepte la suggestion. Et la semaine suivante je me décide à faire de la course à pied « from scratch ». Et du jour au lendemain pour tester ma première père de running j’ai l’idée saugrenue de commencer à battre le pavé parisien en allant à mon bureau. Cette tentative fera long feu puisqu’elle me poussera dès le lendemain vers le cabinet d’un médecin… j’en dis trop en voici le petit récit écrit à cette époque suite à cette première tentative avortée.

Ci-dessous petit récit écrit le 15 mars 2010 (soit il y a 1 an)

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Vous souhaitiez que je vous tienne informés de mon programme de préparation au marathon de NY.  Donc voilà quelques nouvelles fraîches :

Lundi matin, le cœur vaillant je me suis dit qu’il serait finalement bien pratique d’aller au bureau en commençant l’entraînement et – pourquoi pas de faire une pierre deux coups –  en mettant à profit la distance qui me sépare du bureau en la transformant en piste d’entraînement ! A 8h00 du matin tapante, c’est donc armé de mes runnings flambant neuves, de mon coupe-vent en Gore Tex et…de mon jean (c’est vrai l’équipement n’est pas encore complet) que j’affrontais le pavé parisien en trottinant (faut commencer doucement d’après ce qu’ils disent dans les revues spécialisées).

 Le parcours était magnifique ; j’ai donc traversé la rue Montorgueil, le Pont Neuf, le quartier St Germain. J’imagine que les passants devaient probablement m’admirer (m’envier même !) avec mon style tout à fait particulier d’autant plus que j’arborai un magnifique sac à dos (avec mon costume et chaussures de villes à l’intérieur…). Et, je terminais par gravir le MontParnasse en commençant par l’ascension de la rue de Rennes, car oui -on pourrait en douter comme ça – mais je vous le confirme, la rue de Rennes elle monte ! Finalement, arrivé au bureau avec une telle facilité et décontraction, je me dis qu’au vue de tous ces obstacles franchis avec un certain brio et – je dois l’avouer – en ressentant même un certain plaisir, je pouvais même envisager de finir mon premier marathon en faisant un bon chrono !…. Bon c’est vrai, c’était un peu excessif, j’étais probablement victime à ce moment là de l’effet un peu euphorisant des fameuses endorphines générée lors d’un effort d’endurance.

Je me change dans les sanitaires du bureau, me douche, mets mon costume et arrive à mon desk la poitrine triomphante bien résolu à refaire le chemin dans l’autre sens pour revenir à la maison la journée de travail accomplie.

19H, je retourne me changer, remets ma magnifique tenue, sors de l’immeuble… commence à reprendre ma foulée  «  de marathonien en puissance de devenir » me dis-je ! (enthousiasme à mettre sur le compte des restes d’endorphine du matin pas encore complètement évacuées par mon organisme)

Et là … une foulée, deux foulées … et je ressentis une douleur sourde me transpercer les genoux. Impossible de reprendre une cadence de footing ! Je ressentais comme de la grenaille de fer dans les genoux. C’est donc en marchant que je fis le chemin du retour.

Depuis lors, impossible de descendre un escalier, et bien entendu incapable de courir ni de trottiner.

Bilan : RdV chez le médecin du sport ce matin qui m’a bien remis à ma place (à défaut de remettre en place les genoux pour l’instant) en me tançant d’avoir voulu battre le pavé parisien du jour au lendemain sur du béton après 20 ans d’arrêt de course à pied et de totale absence de pratique sportive.

BILAN : à défaut des substances bien agréables ressenties lors de la course à pied je me shoote au Voltarène en application externe et dois impérativement aller voir un orthopédiste lorsque tout sera remis en place si je souhaite persévérer dans ma tentative de faire de la course à pied. Cela dit, pour l’instant, j’ai troqué mes rêves de kilomètres de bitume de la Cinquième Avenue de NYC pour…. les pistes enneigées des Saisies.

FIN du témoignage écrit le 15 mars 2010 (il y a un an)

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Epilogue : je n’obtins jamais le dossard pour le marathon de NY 2010 pour inscription tardive (comme prévu j’allais supporter mon père et mon frère), en revanche je pris le virus de la course à pied dans les semaines qui suivirent.

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