Entre courir un semi marathon et participer à la SaintéLyon (68 kms la nuit à -7 degrés)… c’est quoi le plus dûr ?

Je réponds à cette question : « Le semi-marathon sans hésiter ! »

J’ai beaucoup plus souffert sur le semi-marathon ou les 20 kilomètres de Paris que sur le raid nocturne de la SaintéLyon. J’ai même la sensation que la SaintéLyon de par son côté un peu surrélaliste (courir sur la neige la nuit avec des lampes frontales pour courir une distance un peu folle) mets le coureur dans un état un peu second. En fait c’est tellement gratifiant comme expérience que les émotions transportent un peu le coureur et le laisse indifférent à la douleur, à la dureté de la tâche.

Cela dit parlons de l’effort à proprement parlé. Est-ce que l’intensité de l’effort sur un semi-marathon est comparable à celui déployé sur une course de plus de 8 heures ?

Evidemment non. Lors d’un semi marathon on court à bloc, autrement dit au seuil. Lors d’un raid nocturne de type SaintéLyon il est très difficile de courir à une telle intensité, en tous cas pour moi ! Par ailleurs il y a beaucoup de changement de rythme dans un Trail, on monte, on récupère dans les descente. Tous ces changement sde rythme font que l’organisme fait toujours face à de la diversité durant laquelle il peut se régénérer. Dans le cas d’une course sur bitume de type semi marathon ou 20 kilomètres de Paris, c’est très intense sur une surface qui est toujours la même (le bitume). Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil aux pulsations cardiaques pour s’en convaincre. Elles sont d’une très grande monotonie et caractérisées par une dérive vers le haut dans le cadre d’une course courte alors qu’elles sont TRES différentes dans le cadre d’un Trail.

Oui la perception de l’effort est beaucoup plus intense dans le cadre d’un semi-marathon que lors d’un trail en tous cas pour moi (je n’en ai couru qu’un seul en ce qui me concerne). Et cela change tout.

12 réflexions sur “Entre courir un semi marathon et participer à la SaintéLyon (68 kms la nuit à -7 degrés)… c’est quoi le plus dûr ?

  1. Tu as tout à fait raison. C’est la distinction entre l’endurance et la vitesse. Pour plusieurs ça peut paraître ridicule, mais il est plus facile de récupérer d’un ultra que d’un semi.

    1. Effectivement, et en ce qui concerne le plan de la perception de l’effort (qui est aussi propre à chacun). Il est clair que les efforts proches du seuil me marquent plus personnellement que les efforts d’endurance fondamentale.

  2. hummmm… c’est une bonne question.
    Personnellement, je trouve que la saintélyon fût plus dur (au moins pour mes articulations et mon moral) qu’un semi ou un 20 km à « fond » les ballons….

    1. Remarque Doune, tu as couru cette SaintéLyon avec un sacré entrain. Ton temps le prouve ! Je comprends que ta perception soit différente de la mienne car moi je l’ai courue plutôt à une allure de sénateur 😉

  3. intéressant !
    je tombe sur ce billet en venant du CR de l’écotrail de Djailla où je venais de laisser un commentaire sur les différence entre ces 2 types de courses.
    Pas facile de désigner la plus dure, mais avec ma faible expérience (dans l’ordre, marseille-cassis, saintexpress et un semi) le semi me semble le plus dur si on cherche un chrono (quel qu’il soit…)
    Il faut être à fond, sans cesse se battre pour ne pas baisser d’allure, à la limite de la rupture.
    C’est une autre forme de plaisir…

  4. @Julien :
    Tu résumes parfaitement le problème. J’apprécie ta dernière phrase où je me reconnais totalement « à la limite de la rupture », il faut « sans cesse se battre ». Sur les courses de semi fonds on est à bloc et là on peut avoir des perceptions différentes selon les sensibilités de chacun, mais en ce qui me concerne c’est très éprouvant.

    1. c’est peut-être pour ça que je me suis pas trop fait plaisir pour mon premier semi (qui est venu après la saintélyon)
      Mais je vais insister un peu pour être « sur » ; je me suis inscrit à un 10km 😉

      A coté je rêve quand même d’un bon petit trail de montagne de 30-40 km, mais impossible à caser en ce moment…

    1. C’est bien ce que je pense. C’est comme mes séances de résistances… je les crains comme la peste ! Quant aux sorties « longues » du WE : c’est les vacances !

  5. Ping : Semi-Marathon de Rueil 2012 : compte rendu - Mangeur de Cailloux

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