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15/02/2013 / Grégo

Demain samedi : c’est la Saint Valentin !! 10 kms de plaisir intense.

Une course un samedi matin : voilà qui est singulier.

Une course de la Saint Valentin un 16 février : voilà qui l’est encore plus !

Une course de la Saint Valentin de 10 kms dans le Parc des Buttes-Chaumont : là on atteint le surréalisme, limite l’extase ! Quelle émotion en perspective.

Ma femme a donc été priée d’être présente sur la course pour me prendre en photo : Saint Valentin oblige !

Pour les non parisiens, les Buttes-Chaumont cela monte, cela descend, c’est assez sport. Pour les parisiens c’est le terrain de jeu idéal pour faire du dénivelé intra-muros pour qui veut éviter les marches de la Tour Eiffel ou les escaliers de la Tour Montparnasse (de toutes manière interdits au public…à moins qu’il y ait le feu). J’en connais quelque chose puisque je travaille au 44ième étage de ladite Tour et que je me réjouissais d’avance avant le déménagement de pouvoir accéder aux escaliers pour finalement apprendre n’avoir accès qu’aux ascenseurs….

Donc les Buttes-Chaumont sont bel et bien le seul endroit dans Paris permettant de faire de la Côte ! Et quelle côte !!

J’y ai préparé la Saintélyon l’année dernière : pour le dénivelé et surtout pour me détruire les fibres musculaires des quadriceps dans les descentes en courant à VMA à 6h du mat en plein mois de novembre. NB : Pour la Saintélyon il faut impérativement s’entraîner en descente pour stimuler les muscles des quadri. dans les efforts dits concentriques.

J’y ai préparé également le marathon de NY en 2011… et je ne sais pour quelles raisons je me suis dit que se farcir des montées et des descentes c’était utile. Et je n’avais pas tort car les montées des tabliers des nombreux ponts du marathon de NY sont très casse pattes.

Donc rendez-vous demain avec tous les amoureux pour un 10 kms soit 5 tours de parc à fond les ballons : départ prévu à 10h30. Il fera froid, mais on aura chaud dans les coeurs. Et voilà je termine par une belle "cucutterie" Saint valentinoise. Et avec des fleurs !

11/02/2013 / Grégo

Les Foulées Charentonnaises (15 kms) édition 2013

Au téléphone après la course :

Moi : "chérie j’ai fini ma course."

Ma femme : "Je suis contente pour toi, tu as fait un bon chrono. ?"

Moi : "En fait je ne sais pas trop, j’ai fait à ma montre 1 h 11 minutes et des poussières, je ne me souviens vraiment plus de mon temps de l’année dernière."

Ma femme : [GRAND silence] "Euh je crois que tu avais fait bien mieux l’année dernière."

Moi : "Ah… bon ce n’est pas le plus important, je ne suis pas arrivé à m’arracher sur cette course."

Ma femme : "C’est ce que tu m’as déjà dit l’année dernière sur cette même course."

Moi : "Il faut que je te laisse, faut que j’attrape ma rame de métro."

Le CHRONO :

Verdict : effectivement mon temps réel sur cette course est de 1 heure 11 minutes 2 secondes (allure de 4 min 44 au kilo…Ho Hisse !!). Incroyable, plus cela va, plus je régresse, je n’ai jamais couru aussi lentement. L’année dernière très insatisfait de mon chrono si j’en crois mon article de l’époque j’avais alors couru à 4 min 30 secondes le km (chrono de 1 heure 9 min).

Jetons un coup d’oeil sur les courbes et comparons les deux courses puisqu’elles se sont déroulées sur le MEME parcours avec le MEME climat. J’étais dans le même état de forme que l’année dernière, tout au vert… j’étais peut-être plus en forme cette année. Bref toutes les variables sont sous contrôles. Ouvrons mon appli. préférée.

GRAPHIQUE DES VITESSES COMPAREES DES EDITIONS 2012 ET 2013

ALLURES FOULEES CHARENTONNAISES

Dès le départ, je me traîne par rapport à l’année dernière. Et autant vous le dire, je n’ai pas eu l’impression de me traîner cette année sur les 3 premiers kms j’ai presque eu l’impression d’aller beaucoup trop vite sur le premier km. Or l’année dernière je suis parti finalement plus vite. Pour le reste de la course c’est presque en ligne…jusqu’à mon "abandon" à partir du 12 ième Km. Qu’est ce que j’entends par "abandon"? Et bien par l’envie de me battre qui me quitte. Je lâche en quelque sorte les armes. Je ressens un grand coup de mou après 50 minutes de course, je me sens décélérer très nettement et cela se voit bien dans les courbes ci-dessus. Je touche presque les 5 min/km en allure…soit mon allure tempo run d’endurance lorsque je fais des footings ! Mon retard se creuse donc très nettement entre le 12ième et le 14ième Km par rapport à l’année dernière.

Qu’en est-il des pulsations cardiaques?

pulsations cardiaques charentonnaises comparées

Mes pulsations cardiaques bien qu’en ligne avec le tracé de l’année dernière sur la première demi-heure de course décrochent nettement ensuite. Elles sont le reflet non pas d’une super adaptation de mon organisme à l’effort…mais plutôt un manque de persévérance dans l’effort ! Ces faibles pulses sur les derniers kilomètres sont le reflet d’une moindre envie de me faire mal sur la course. C’est ce que j’entends par "abandon".

(NB : Les pulsations cardiaques de l’édition 2012 ne figurent sur le graph qu’à partir de la 20ième minutes pour des raisons techniques…)

CONCLUSIONS :

Rien de très précis à conclure sur cette course. Certes, mon entraînement est en dent de scie actuellement mais il ne l’était pas moins l’année dernière à la même époque. En fait mon état d’esprit sur cette course me fait penser à la thèse de Tim Noakes sur l’hypothèse du "Gouverneur Central". Selon lui ce n’est pas le physique qui lâche le premier dans un le cadre d’un effort de type course d’endurance mais tout se joue d’abord "inside the brain" de manière inconsciente dans le but de préserver la machine.  Finalement cela ne cadre avec son modèle car autant vous le dire, dans le cas présent, j’en avais ras le bol de manière bien consciente ;-)

Allez on remet tout en jeu pour la course de la Saint Valentin samedi prochain…et là il n’y aura pas de graph sur mon prochain article, car cette course je la courrai pour la première fois. Vous êtes sauvé !

PS : jetez un coup d’oeil aux récits de mes amis de la runnosphère là je peux vous dire qu’il y a du lourd ! N’est-ce pas Jahom!

04/02/2013 / Grégo

Les foulées de Vincennes : un chrono plus acceptable

Quelle belle course. Alors qu’il faisait très froid mais sec, le soleil s’est levé juste après le départ nous permettant de courir dans un cadre presque enchanteur. Oui "presque" parce que lorsque tu cours un 10 Kil. on ne peut pas dire que tu aies le cœur à la contemplation non plus.

J’ai la chance d’avoir une puce Chrono Time Point ainsi qu’un dossard réutilisable et valable pour de nombreuses courses en région parisienne m’évitant de devoir aller chercher le matos trop longtemps à l’avance et de bénéficier d’un sas préférentiel ; le pied quoi ! Mais ce matin-là je suis arrivé à 10 heures devant la mairie de Vincennes pour une course prévue à 10h45, non mais pourquoi diable suis-je arrivé si tôt ? Il fait brouuuuuuuuuu bien froid. Je garde ma veste de civil et attend le dernier moment pour déposer mon sac. Là sur ce coup l’organisation "Chrono Time Point" n’a pas vraiment prévu un emplacement qui nous est réservé mais les bénévoles ont la gentillesse de nous prendre nos sacs et de pallier ce problème d’organisation. Oui je dois préciser qu’en tant qu’adhérent à ce service non seulement nous avons une puce et un dossard pour toutes les courses auxquelles nous sommes inscrits mais avons également un emplacement réservé pour la dépose sac (enfin sur ce dernier point cela n’était pas prévu pour les Foulées de Vincennes).

Top Départ :

10h45 tapante, c’est parti nous nous élançons. Je cours le premier Km asse vite, trop vite, ce dernier Km sera le plus rapide en 4 min 15 s. Il faudra pour moi penser à décélérer car je sens que je vais assez vite aller dans le rouge. Le parcours est magnifique sous les rayons du soleil. Les kms ne défilent…pas assez vite. C’est long un km quand on court un 10 kms. En fait je trouve qu’ils sont même plus longs que lors d’une sortie en endurance. Comme on souffre comme un âne on a hâte d’en finir et on trouve le temps bien long. Les centaines de mètres ne défilent pas suffisamment vites.

Le passage du 5ième km s’effectue en 22 minutes pile poil ! Bon on est à mi-course mais je sens que je ne pourrai pas maintenir cette allure. Le dernier Km se fait à l’agonie je n’ai pas la force d’accélérer. Finalement je termine ce 10 kil. en 44 min 35 secondes (donc le deuxième semi avec 35 secondes de plus que le premier) soit plus de 2 minutes de mieux que la semaine précédente aux Foulées du Huitième (rappel : 46 min 55 secondes).

Mise en perspective :

Ce chrono de 44 min 35 s (allure de 4 min 27 s au Km) est plus en ligne avec ceux que j’ai déjà enregistrés lors de ce type d’épreuve. Mon record reste toujours les foulées du quatorzième en janvier 2012 (courus en 43 min 54 s). Depuis j’ai enregistré les chrono suivants : 44 min à l’Anorgend (à Vincennes) et 45 min 22 s (à Vincennes encore).  Gagner une minute sur ce type d’épreuve semble pour moi difficile.

Prochain 10 kms pour moi, celui de la Saint Valentin : quel bonheur…alors là étant donné l’évènement je suis sûr de faire un carton !

Nota Bene : plusieurs bloggers suspectaient que le parcours des Foulées du Huitième était plus long de 200 mètres (GPS à l’appui), or il s’avère qu’à mon accéléromètre Polar S3+ (pas de problème pour capter des satellites) la distance parcourue est bien la même sur les deux courses.

27/01/2013 / Grégo

Les foulées du huitième : un coup de vieux pour ce 10 Kil.

Quelle grosse surprise en consultant les résultats cet après midi. Je ne parle pas de la performance en tant que telle qui est médiocre, cela je l’avais deviné…avant même de prendre part à celle-ci. Non, en fait ce qui m’a scié c’est ça !!!!

vétéran

J’ai changé de catégorie : bienvenue au club des vétérans !

Je ne pensais pas que les catégories étaient affectées sur base de l’année de naissance (au lieu de la date), je pensais naïvement avoir encore quelques mois de répit. Mais non, c’est tombé comme ça : comme un couperet cet après midi alors que j’étais tranquillement sur mon canapé en train de siroter une tasse de thé avec mon chromebook sur les genoux, j’ai pianoté résultats Top Chrono…et là d’un coup d’un seul on se prend ça en pleine tronche, sans même être averti par un pop up préliminaire mentionnant "attention vous allez apprendre une nouvelle susceptible de vous faire avaler votre thé de travers, voulez vous continuer?". Non c’est parti d’un seul coup, en pleine figure. "Je SUIS VETERANNNNNNNNNNNNN".

Bon ben voilà, il a fallu faire face. Après avoir renversé ma tasse de thé, je me suis refait une santé,  j’ai ouvert une bouteille de gin :-)

La course :

Il s’agissait de ma première course de l’année : un petit 10 kilomètres à se mettre sous la dent après l’annulation la semaine dernière des 10 Kms du 14ième arrondissement. Je commence à m’y faire maintenant aux annulations de course (de mon fait ou pas), le dossier "course annulées" commence à bien se remplir (Paris Versailles, 20 kms de Paris, semi de Lyon, marathon de NY…).

Finalement OUIIIIIIIII j’ai couru. Et pour fêter mon entrée chez les vétérans j’ai couru à un petit train de sénateur de vétéran. Comme quoi inconsciemment je devais peut être déjà le savoir sur la ligne de départ !

C’est sous un ciel radieux – la pluie nous aura accompagnés durant toute la course – que je prends part au départ Place Saint Augustin puisque ce 10 kms est organisé par la Mairie du huitième arrondissement de Paris.

Le départ prend un peu de retard car il y a un petit embouteillage pour la dépose des sacs. J’arrive dans les tous derniers à me faufiler dans le sas, et je me gèle grave ! L’humidité fait que la température ressentie est toute proche de zéro, et je n’ai pas pris mes gants ni mon bonnet qui m’aurait été pourtant fort utile pour me camoufler juste après l’arrivée pour ne pas avoir à assumer cette performance désastreuse ;-)

Bon donc on se met à courir et je me mets assez vite en jambe. Nous allons parcourir deux boucles qui emprunteront l’Avenue de Messine, la montée – difficile – de l’Avenue de Friedland, la descente – difficile aussi faut pas croire – de l’Avenue Hoche, puis le contournement du Parc Monceau, pour revenir Place Saint Augustin avant de repartir pour un tour.

Donc mes sensations? Franchement plutôt bonnes, on peut le constater sur la photo ci-dessous (copyright ma femme) prise juste avant la grille du Parc de Monceau.

Foulées du huitième

J’étais juste derrière le porte étendard des 45 minutes porté fièrement par Adrien qui n’arrêtait pas de nous encourager et de nous dire que c’était bien ce que l’on faisait…

Adrien Foulées du huitième

…c’était donc tellement bien ce que je faisais, que j’ai décidé de le laisser filer devant moi jusqu’à le perdre de vue. Le saligaud il ne m’a pas attendu ! Franchement Adrien tu aurais pu aller un peu plus doucement pour que je te suive.

Durant la course j’aurai salué Bastien (tout fringant avec ses cannes) à deux reprises, puis dépassé Giao…avant qu’il ne me redépasse à 500 mètres de la fin.

Une belle course terminée en 46 min 55 secondes (allure de 4 min 41 s au Kilo) soit mon plus mauvais chrono sur la distance mais après 10 jours d’arrêt de course à pied je m’attendais à une telle douche froide (au sens figuré…même si on l’a eue au sens propre également !).

Rendez vous la semaine prochaine pour Les Foulées de Vincennes.

Attention amis vétérans, J’arriiiiiiiiiiiiiiiiive !!!!!!!!!!!

10/01/2013 / Grégo

BILAN DE L’ANNEE 2012

On a jusqu’à la fin du mois pour se souhaiter la bonne année, donc je n’ai pas l’impression de faire ce bilan 2012 avec retard même si tous mes congénères de la runnosphère ont déjà tourné la page ; pas moi !

Donc que retenir de cette année 2012 pour moi?

  1. Une blessure? une bien belle celle-là !
  2. Un marathon qui n’a pas eu lieu?
  3. Un triptyque que je n’ai pas pu courir?

Bon allez on ne va pas retenir que les moments où on fait choux blanc.

Bon ce n’était pas une année à perf pour moi. Pas grand chose à se mettre sous la dent, si ce n’est mon record de Cindy en crossfit ! Oui  une belle perf celle-là faite dans mon salon. Cindy c’est un enchaînement de 5 barres fixes, 10 pompes et 15 air squat ; faire le plus grand nombre de Cindy en 20 minutes (pour moi c’est 23!) sans "dégobiller" à la fin sur son parquet : la voilà ma perf de l’année 2012. J’ai renouvelé l’exploit dimanche dernier, ce qui m’a valu de ne pas courir pendant 4 jours tellement les courbatures m’envahirent telle de la grenaille de fer au sein des fibres des quadriceps.

Bon quand même un record sur semi marathon, celui de Paris en début d’année : 1h 34min 50s. Et puis cela sera à peu prêt tout.

Des déceptions sur 10 kilomètres, il y en a eu à commencer par celui du 14 ième arrondissement de Paris. Oui cela fait pas rêver comme course je sais, d’autant que c’était à 2 minutes du bureau, un dimanche matin. Eh ! Qui a dit que je n’avais pas l’esprit corpo ? Donc un 10 kil couru en 43 min 57 secondes, couru comme une feignasse pour commencer l’année. Les fêtes de fin d’année étaient proches et je n’avais pas terminé de purger ma cure de chocolats Bernachon (les lyonnais me comprendront).

Et sur 10 kil. je ne me suis pas amélioré durant l’année de mal en pis ; les 10 kil de l’Anorgend couru en 44 min pile poile !

Et pour terminer sur cette belle série, les 10 kil du château de Vincennes couru en juin : 45 min 22s. Mon pire chrono jamais couru sur la distance, c’est bien pour finir le semestre non?

Bon et maintenant que reste-t-il à dire?

Les trails : deux à mon actif.

Le prestigieux Trail d’Issou dans les champs de luzerne de la périphérie parisienne. Oui je sais il fait rêver ce trail, vivement celui de l’édition 2013. Je me revois encore dans ce champs traversé par un pylône à haute tension avec au loin une perspective sur autoroute après avoir couru 25 bornes. Non franchement j’étais bien :-)

Allez on va terminer par celui qui me fait pleurer quand je franchis la ligne d’arrivée ; la Saintélyon. Comme quoi tout ne peut pas mal tourner. Je revenais d’une blessure, j’ai fait une prépa express de 15 jours pour essayer de m’en tirer. Et puis il y avait de la neige, du froid du verglas et pour finir les larmes : oui mon plus beau souvenir de 2012.

Alors là oui, je signe tout de suite ; vivement la soixantième édition de la Sainté en 2013 !!!

21/12/2012 / Grégo

Saintélyon 2012 : une histoire de coeur. Analyse des pulsations durant un raid nocturne.

« J’entends ton cœur qui bat qui bat …je ne sais pas s’il bat pour moi. » Interprète non identifié.

Donc il m’a semblé intéressant de faire une analyse des pulsations cardiaques d’une course surréaliste telle que la Saintélyon pour essayer d’en extraire quelque chose. J’avais en mémoire ce que Cyrille Gindre (Volodalen) avait écrit en analysant mes pulsations sur le marathon de New York en 2011.

J’avais été frappé par son commentaire que je cite ici : «  Niveau cardiovasculaire, on repère davantage une légère baisse de FC qu’une stabilité. C’est toujours ainsi lorsque la vitesse de course baisse. Cette baisse signifie que les muscles fatigués n’arrivent plus solliciter le système cardiovasculaire au même niveau. Le cœur ne fait que s’adapter à la moindre demande en diminuant sa vitesse de contraction et le débit de sang envoyé dans l’organisme. Sur ce point également, sur les longues distances le système cardiovasculaire n’est pas le premier facteur limitant. Dans les trails par exemple, les FC baissent à des niveaux bien supérieurs à ceux que l’on observe sur toi. (ici sur le marathon de NY) On repère la même chose en cas de surmenage (fatigue). » Cyrille Gindre (Volodalen)

J’ai souligné les points importants de son commentaire. En effet ce qui m’avait frappé c’est le fait de mentionner une BAISSE des pulsations au cours du temps alors que nous sommes plutôt habitués à entendre parler de dérive cardiaques au cours de l’effort et donc plutôt une augmentation des pulsations. Alors entrons dans le vif du sujet :

Analyse des pulsations cardiaques sur les premières 90 minutes de la Saintélyon 2012 :

STL v1

On constate bien une augmentation des pulsations pour atteindre une phase de plateau aux alentours de 157 – 159 pulsations cardiaques par minutes (cf. moyenne mobile 180 observations pour lisser le bruit).

Maintenant regardons tout l’enregistrement soit les 9 heures de course et là surprise !!!

saintélyon 2012 analyse FC v2

On constate bien un EFFONDREMENT GLOBAL des pulsations cardiaques et ceci de manière linéaire en fonction du temps, conformément au commentaire de Cyrille Gindre. Certes il y a bien un regain pour les 30 dernières minutes sur les quais de Saône et Rhône quand on sent la finish line approcher. Mais on est surpris de constater que je n’arrive même pas à dépasser les 140 pulsations cardiaques après 6 heures de course alors que lors des 90 premières minutes ma moyenne était proche de 160 !

Je ne toucherai plus JAMAIS les 160 pulsations même lors du sprint à l’arrivée alors que je cours à 6min30 le km, allure presque aussi rapide que lors des premiers 6 kms à Saint-Etienne.

Conclusion : après 5 heures de course l’organisme entre dans une période inédite, jamais vue à l’entrainement et pour laquelle il réagit de manière inédite. J’ai clairement senti (et je le mentionne dans mon récit) une très forte baisse de régime, une impossibilité » de monter dans les tours ». Etait-ce une fatigue physique ?  Pas vraiment, je n’ai à aucun moment eu envie de dormir, j’étais très clairvoyant durant toute la course. Mais au niveau respiratoire je sentais  « comme si quelque chose était bloqué », une impossibilité « d’envoyer » – même dans les descentes – comme si on m’avait mis au niveau cardio vasculaire (quelque part, je ne sais où) une courroie (une courroie de sécurité ?).

Je laisse la parole au spécialiste .. à suivre.

11/12/2012 / Grégo

Saintélyon 2012 : avez vous réalisé une bonne performance par rapport à 2011? Comment comparer les différentes éditions?

Vous aimez les chiffres et les stats ? En voilà! On va rester dans la thématique du blog…et donc parler Mode, Médiane, Moyenne, Ecart Type et faire un test d’échantillonnage ! Non on n’ira pas si loin… :-)

Vous avez couru plusieurs Saintélyon et notamment la dernière édition qui avait 2 kilomètres de plus et qui s’est courue dans des conditions difficiles, et donc vous vous demandez peut-être : ai-je fait une bonne performance cette année par rapport aux précédentes éditions ?

En effet, comment faire la part des choses entre les facteurs externes de la course qui s’imposent à vous (changement de kilométrages et météo) des facteurs internes (la qualité de votre entrainement, nutrition et psychologie). Vous avez couru cette STL 2012 avec un chrono supérieur de 2 heures par rapport à l’année précédente : est-ce dû aux facteurs externes auxquels vous n’aviez pas prise et en conséquence vous avez donc effectué une performance équivalente à l’année précédente ou avez vous vraiment réalisé une contreperformance (entrainement moins adapté, nutrition non adaptée). Comment répondre à cette question?

J’ai la réponse pour vous ! Ou en tout cas j’ai un début de réponse pour apprécier, soupeser tout cela…

En effet un des moyens d’apprécier le niveau de difficulté d’une épreuve par rapport aux précédentes est d’effectuer une petite analyse statistique des chronos des finishers.

Dans le barchart ci-dessous vous avez la distribution de tous les finishers au raid individuel des trois dernières Saintélyon répartis par tranches horaires de 30 minutes.

STL barchart

Comment est-ce que cela se lit ce tableau d’art contemporain ?

Prenons les trois premières barres : Sur la session 2011 près de 12% des finishers avaient un chrono inférieur à 7h30…ils étaient un peu plus de 8% pour 2010. En revanche, seulement 4% (à peine) des finishers de la STL 2012 (barre orange) avaient franchi la ligne d’arrivée en moins de 7h30 en 2012 !

Autre exemple : La tranche horaire la plus « encombrée » pour la STL 2012 (la tranche modale en statistique) celle où il y a eu le plus grand nombre de finishers est celle correspondant à la tranche horaire 10h30 – 11 heures (flèche rouge sur le graph).

Bon maintenant que vous avez compris comment marche le graph. prenons un peu de recul et regardons la distribution des trois courses. Que constate-t-on ?

On s’aperçoit que sur la STL 2012, le ventre mou du peloton est plus décalé vers la droite que sur les deux autres sessions. Manifestement les finishers de la session 2011 (en rouge) s’en sont bien mieux sortis que sur les sessions 2010 (neige et températures très négatives) et 2012 (neige et verglas).

Bon maintenant essayons de répondre à notre première question. Sur l’édition 2012, comment quantifier par rapport à 2011 l’augmentation de la difficulté de l’épreuve par rapport à 2011.

Décomposons en quartiles ma population statistique de finishers. Rappel statistique : un quartile coupe ma population statistique en quart soit 25%. Donc le coureur du premier quartile a 25% des finishers devant lui et 75% des coureurs derrière lui. Le coureur du 2ième quartile a 50% des finishers ayant réalisé un meilleur chrono et 50% des finishers derrière lui.

stl v2

Regardons la dernière colonne du dernier tableau. On fait le constat que notre coureur du premier quartile en 2012 a réalisé une performance de 8h14 alors qu’en 2012 il a réalisé une performance de 9h04…soit 50 minutes de plus ! Si on applique le même raisonnement aux deux autres quartiles on constate que le différentiel de performance est d’environ + 1 heure ! Et ceci même pour la catégorie SH (Senior Homme).

En conséquence toutes choses égalent par ailleurs, les conditions externes de cette Saintélyon 2012 (parcours plus longs + météo) ont coûté en moyenne aux coureurs + 1 heure par rapport à l’année précédente.

Avec cette donnée en tête je peux analyser ma performance de la manière suivante. J’avais donc réalisé l’année dernière une performance de 7h59. Or cette année, étant donné les nouvelles conditions externes, toutes choses égalent par ailleurs (même condition physique que l’année dernière et tout et tout…) j’aurais dû réaliser une performance  d’environ 7h59 + 1 heure = 9 heures. Et j’ai réalisé une performance de 9h00min 22 secondes. Cela signifie que mon état de forme (ou préparation physique) était cette année grosso modo le même que l’année dernière. Donc ma performance est équivalente à la STL 2011. CQFD

Si vous avez terminé votre STL cette année avec une performance inférieure à votre chrono de l’année dernière + 1 heure vous avez donc réalisé une meilleure performance que lors de l’édition 2011. Bravo à vous !

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