Remarques liminaires :
C’est donc avec un cumul de Kms assez faible sur les 8 dernières semaines, et à mon actif une seule sortie longue (le semi de Paris) que j’aborde ce marathon. Changement de travail, changement de rythme de vie sportive, quelques menus bouleversements personnels aussi, font que mes plans d’entrainement spécifiques marathon ont été relégués au second plan. En revanche j’ai une bonne condition physique grâce à mes séances quasi quotidiennes de Crossfit à 7 heures du matin en semaine (je suis inscrit à la Box du Louvres), précédé par une séance (quand je me lève suffisamment tôt) de footing. Voilà à quoi se réduisent mes séances d’entrainement de course à pied : à la place que je leur accorde entre mon heure de réveil le matin et celle du début de la séance de Crossfit de 7 heures. Ce sont des séances de course à pied dont la durée oscille entre 50 minutes…et 20 à 30 minutes.
Je pointe donc au départ de ce marathon avec 113 kms à mon actif sur les 4 dernières semaines (hors semaine d’affûtage), assez loin des 156 kms précédents le marathon de New York 2011. Je ne considère plus comme raisonnable l’objectif de 3h30 même si j’envisage de courir sur cette base pour le début de l’épreuve.
Je vais tuer le suspens : Finalement ce marathon de Londres sera couru en 3h 40min 27s (soit un peu plus d’une minute de mieux à qu’à New York 2011).
Préparation à Londres :
Le samedi précédent la course nous avons, avec mon épouse, arpenté les rues de Londres toute la journée. J’avais bien prévu de me restaurer pour faire le plein en hydrates de carbones : pancakes, cookies et scramble eggs à go go en début d’après midi, et burger veggies (au soja…beurk !) le soir avec son bun. Couché à 23 heures un peu survolté quand même… Est-ce le marathon ou est-ce le fait de ne pas connaître le résultat final des verts de Saint Etienne en finale de la coupe de la ligue après avoir su que l’équipe menait 1 à 0 à la mi-temps (je n’ai pas de Wifi dans la chambre) ? Quoiqu’il en soit la nuit sera pénible puisque je dormirai par intermittence.
Dimanche 21 avril 6 heures du matin :
C’est le grand jour et je me sens finalement assez bien. Je rejoins d’autres coureurs dans le hall de l’hôtel à South Kensington pour prendre le bus et c’est parti (6h45). Le trajet dure environ 50 minutes, il fait beau, un froid sec, ciel azur, un temps équivalent à celui du jour du marathon de New York 2011 et New York 2012. Les façades des rues de Londres sont justes magnifiques. Je reste en léthargie et somnolant un peu dans le bus en essayant d’économiser mes forces.
Il est environ 8 heures lorsque je rejoins l’aire de départ (zone bleue) proche de Blackheath. Nous sommes sur un terrain avec du gazon à perte de vue. Il y a un écran géant donnant des consignes, quelques tentes servant des boissons chaudes, une ribambelle de toilettes comme à NY, des trucks avec des portes grandes ouvertes en guise de dépose sacs. Tout est super bien organisé et huilé. L’élite partira à 9h30, la masse des coureurs à 10 heures.
9h45 c’est la limite pour déposer le sac.
9h50, je suis dans le sas numéro 4 (total de 9) défini en fonction de mon chrono espéré de 3h30 lors de l’inscription.
Il y a un brouhaha dans les sas, puis nous entendons un coup de sifflet…pour 30 secondes de silence en hommage aux victimes de l’attentat du marathon de Boston. Un silence très poignant. Nouveau coup de sifflet.
10 heures : top départ.
C’est parti pour mon troisième marathon. Et finalement ce sera mon premier départ de marathon au beau milieu d’un pack de coureurs. En effet à Paris en 2011 j’étais parti bon dernier 45 minutes après le départ officiel, et à New York 2011 j’étais dans les 10 premiers coureurs de la troisième vague sur le Pont de Verrazano. Donc courir dans un pack de coureurs aussi dense et compact est pour moi une première…et c’est bien éprouvant.
Il faut être extrêmement vigilant pour ne pas trébucher. Le rythme est très lent. Ce premier km sera couru en 5min 30s.
Le paysage est assez bucoliques, ambiance pavillons paisibles de banlieue. Alors que la densité de population semble assez faible je suis très surpris par la masse de monde qu’il y a tout au long de la route dès le tout premier kilomètre ! Je suis même scotché. Cela dit il faut être très concentré sur les autres coureurs pour éviter les accidents. Certains me marchent sur les pieds, je marche aussi sur les pieds de mes congénères. Pas simple de courir à une allure correcte. D’ailleurs au km 7, la tuile : les lacets d’une de mes chaussure sont défaits. Rrrrrrrrrrhhhhh, je suis contrarié de devoir m’arrêter et dès que j’essaie de revenir dans la foule de coureurs je commets une imprudence, je ne regarde pas derrière moi, je suis bousculé, à deux doigts de m’étaler.
Les kms défilent tranquillement je me sens super bien, je suis contraint de mettre le frein car mon corps a envie d’aller plus vite mais la raison est là pour le discipliner. Un marathon cela commence au 25 ième km….donc, « take it easy ! ».
Je passe le Km 5 après 25 minutes de course, or je m’aperçois que mon accéléromètre m’indique que j’ai couru 200 mètres de plus. Zigzaguer entre les coureurs revient à courir un marathon non pas de 42 km 195 mais de près de 44 kms ! A partir de maintenant je n’ai plus qu’une obsession : suivre la ligne bleue qui est tracée au sol et qui figure le chemin le plus court pour arriver jusqu’à la finish line.
Le panneau Km 10 est franchi après 49 min et 55 s.
Tout roule j’ai toujours la main sur le frein, j’ai de bonnes sensations. Ca y est le pack de coureurs commence à s’effilocher et on commence à courir avec le champ plus libre.
Enfin l’extase !
Le plan du parcours sur la partie Tower Bridge ainsi que le chassé croisé des coureurs 35 kms / 20 kms
Les chiffres en blanc sur carrés noirs = des miles !
Nous passons le Km 15 et enfin je commence à profiter de l’ambiance monstrueuse. Premier grand moment : le passage de Tower Bridge avec une foule déchaînée comme dans les concerts de Robbie Williams (enfin tels que je les imagine
). C’est HUGE ! Comme le parcours se resserre on a l’impression d’être dans un bain de foule. Le public nous crie littéralement dessus…pour nous encourager. C’est hallucinant, j’en ai la chaire de poule. Limite je suis intimidé…
L’aventure continue et je ne vois pas passer les kms. Je soutiens toujours mon allure de 5 min/km sans problème.
Nous sommes de l’autre côté de la Tamise à un endroit du parcours où la route est une double voie et où l’on voit de l’autre côté de la route l’élite au km 35 sur le chemin du retour : c’est extra de voir les autres athlètes à quelques mètres de nous en train d’achever leur épreuve.
Le Semi en 1h 47min 27s
C’est déjà le passage du semi. J’ai toujours d’excellentes sensations. Et il est temps de se lâcher un peu avec le public qui est juste fantastique. Je vis un de mes plus grands moments de communion avec le public à Canary Wharf
Canary Wharf : une ambiance d’enfer !!
Le plan du parcours sur la partie Canary Wharf : "c’est à Canary Bay ouh ouh !!!"
Les chiffres en blanc sur carrés noirs = des miles !
Mes sensations sont au top, et cela fait belle lurette que j’ai complètement oublié mon objectif de suivre la ligne bleue…euh elle est où la ligne bleue ? En fait je vais probablement courir quelques centaines de mètres de plus, consommer beaucoup plus d’énergie qu’il n’en faut, mais l’occasion est trop belle. A Canary Wharf, aux 18 et 19ième miles (km 30), au milieu d’immeubles de bureaux, le parcours est très étroit et dessine presque des chicanes. Le public est en masse et nous acclame comme si nous étions de grands champions. La tentation est très forte de jouer avec lui. Je lève les bras, je fais signe de nous encourager et à ma grande surprise des dizaines de supporters répondent en cœur. C’est juste dingue. Je ressens de l’électricité dans tout le corps. Bon certes après il faut ensuite s’aménager des plages de pauses car on ne peut soutenir une telle intensité ; jouer avec le public, crier en même temps que lui, lever les bras nécessitent de l’énergie, on se crame à petit feu mais quelle émotion, quelles émotions !
Le début du déclin
Sans m’en apercevoir du km 25 au km 30 mon allure a baissé pour être à 5min 18s au kilomètre mais globalement jusqu’à maintenant les sensations étaient bonnes.
La première alerte arrive juste avant le vingtième mile (km 32), j’ai une douleur assez vive à l’extérieur du genou gauche, mon syndrome de la bandelette ilio tibiale qui m’avait valu d’arrêter la course à pied en 2011. Vive, en tout cas elle me fait mal et ne passe pas inaperçue. Quelques centaines de mètres de plus et ça y est… je dois faire le constat qui s’impose, je suis dans le dur !
Le marathon commence MAINTENANT !
Bon et bien à partir de maintenant j’ai besoin de donner des coups de cravache. Terminée la facilité. Le marathon vient de commencer. Je dois faire des efforts, le pédalage nécessite de l’énergie, de la volonté. Courir n’est plus un réflexe conditionné. Si cela ne tenait qu’à moi je m’arrêterais pour faire une pause. Mais non c’est le jour de l’épreuve, les marathoniens disent qu’à partir de maintenant c’est le mental qui doit prendre le dessus pour achever et boucler, en ce qui me concerne, les 10 derniers kilomètres qui restent. Ils seront perçus comme beaucoup plus longs…
Je me retrouve à l’endroit où j’observais l’élite tout à l’heure le km 35. Je vois les autres coureurs dans le sens de l’aller, ceux qui sont au km 20. Moi je souffre pas mal, eux aussi.
Mais heureusement je me raccroche au public. J’entends souvent mon prénom taggé sur mon TShirt. Je m’accroche à ces encouragements pour continuer quelques mètres supplémentaires. Je ne ressens plus ma douleur ilio tibiale car elle est perdue ou neutralisée au beau milieu de multiples douleurs que je ressens dans les deux jambes cette fois.
Un mile c’est long !
Et c’est là que l’on regrette notre système métrique. Le parcours est jalonné par des miles et c’est long 1 mile ! Je perds mes capacités cognitives, je ne sais plus combien de miles il y a dans un marathon, je pense qu’il y en a 23.6 et lorsque je vois le mile 21 je me dis que la fin est proche…mais non en fait un marathon c’est 26.4 miles, je me suis mélangé les pinceaux.
Heureusement il y a le public
Le retour le long de la Tamise est très long et l’avenue est large malheureusement. Dommage car la foule est en masse. Je ressens un regain d’énergie au 24ième mile. J’ai besoin de m’amuser à nouveau avec le public. Je harangue le public, je lève les bras pour qu’il nous encourage, le public répond, c’est encore incroyable. Sur près de 200 ou 300 mètres, je ne ressens plus aucune douleurs je suis survolté. Mais la dure réalité revient très vite.
Dernier virage devant Big Ben et direction vers Saint James Park
La fin est proche. Cela se sent. Changement de configuration en quittant les quais de la Tamise. La foule est encore plus compacte, cela devient très impressionnant, on a l’impression que l’on va entrer dans un stade olympique, comme si on nous avait déroulé le tapis rouge. C’est très intimidant limite flippant, j’ai l’impression d’être comme un chien dans un jeu de quille, de ne pas être à ma place, comme si on arrivait dans une soirée habillé en jean alors que tout le monde est habillé en smoking ! Mais non le public est bien là pour nous et ne semble pas surpris lui par la présence d’inconnus en short et runnings.
Nous longeons St James Park en direction de Buckingham Palace. Aller !! Je joue encore avec le public, ce sera la dernière fois, j’ai besoin de lui. Il répond, c’est juste hallucinant. Je n’ai plus mal aux jambes, rien, je suis sur un nuage. C’est fort, très fort.
Dernier virage à droite, Buckingham Palace est derrière moi. Je vois la ligne d’arrivée là bas au loin. Non je n’ai plus mal.
Le chrono est secondaire, de toutes manières je ne l’ai plus regardé depuis plus de 10 kms.
Ce marathon s’achève, comme dans un rêve, le plus beau.
C’est en ayant la gorge serrée que je pense à cette incroyable épreuve qu’est de courir le marathon à Londres.
Mon père m’avait dit : "Tu as aimé New-York? Tu vas adorer Londres, c’est encore mieux !"
A la veille de la date anniversaire de mes 40 ans, le hasard du calendrier faisait qu’était organisé le marathon de Londres 2013. Il fallait bien que je cours une dernière épreuve en tant que Senior Homme avant de basculer le lendemain dans la catégorie des Vétérans !
C’est ainsi que je n’ai pas hésité à tirer parmi les premiers lorsqu’un tour operator en décembre dernier remit en jeu quelques dossards à la faveur de désistements.
C’est avec une préparation poussive et pas vraiment orientée endurance fondamentale que je pris part au départ de ce marathon avec pour objectif d’en profiter. J’avais depuis longtemps oublié mon objectif de performance de 3 h 30 n’ayant de toutes manières à mon actif qu’une moyenne de 25 bornes par semaine et une seule sortie longue (à savoir le semi de Paris) sur les deux derniers mois.
Les conditions dimanche étaient juste idéales ! Un froid sec, du soleil…limite un peu trop chaud lorsque le soleil était au zénith. Mais la très très grosse satisfaction est d’avoir couru sous les clameurs d’un public juste HA-LLU-CI-NANT ! Il surpasse New-York de plusieurs coudées.
Quant à la perf vue rapidement : 3 h 40 min 27 s soit 14 secondes de mieux que mon précédent chrono sur la distance à New-York.
Oui "Big Dad." ! Je te le dis solennellement comme tu avais raison, et comme je te remercie de m’avoir poussé dans cette aventure.
Et dans l’attente de mon récit, voici ci-dessous pour vous faire patienter une photo bien kitch, bien cliché ! Une photo kitch, une !!
C’est une fois de plus en mode reporter que je participe à cette édition du marathon de Paris. Pour moi le grand rendez vous de ce printemps ce n’est pas sur les bords de la Seine qu’il a lieu mais sur les bords de la Tamise dans 15 jours.
Je me poste donc à quelques encablures du Pont Neuf pour la séance d’observation.
On attaque par l’élite :
Ces marathoniens termineront en moins de 2h25.
Puis une élite féminine dont je ne me lasse pas d’admirer la foulée.
Photo de deux éminents représentants de la runnosphère : Jahom (la flèche bleue) et Jean-Pierre (à droite, de rouge vêtu).
Mais il y a aussi de – très rares – "cave men" sur le parcours, notamment Phil mon compagnon de voyage à New York qui, allégé grâce à l’absence de textile, terminera en 3h 21min 22s
On terminera par une des vagues de 3h30 avec une foule de coureurs beaucoup plus compacte.
Le spectacle que vous (coureurs) nous (spectateurs) avez offert était superbe. Merci à vous !
Et bien finalement ce n’était pas si catastrophique qu’annoncé. En effet, mes perfs sur les dernières courses ne laissaient rien présager de bon et finalement je termine sur un chrono de 1h 36 min et 16 secondes (temps officiel de la puce). Mon objectif affiché était de tenter de courir en moins de 1 h 40 min et peut être accrocher les 1 h 38.
Donc un chrono supérieur de 90 secondes par rapport à l’année dernière et dans les mêmes eaux qu’il y a 2 ans pour mon premier semi de Paris (2011) couru en … 1 h 36 min 19 secondes (soit un gain de 3 secondes VS semi de 2011) !! A ce propos l’année dernière je m’étais pris la tête pour savoir si mon temps de 1 h 34 min 50 s (semi de 2012) constituait réellement un réel progrès par rapport à 2011 ; pour ceux qui aiment se prendre la tête lire mon billet de l’époque.
Bon il est temps de revenir à la course de cette année.
Tout d’abord un petit check up du bonhomme le matin de la course :
A la balance un poids équivalent à l’année dernière, composition corporelle itou… "nothing to declare" de statistiquement différent. Bien dormi, ai mangé un bon risotto la veille (tout pareil qu’en 2012), ainsi qu’un mille feuille, du pain avec du lard, bref que des choses diététiques. L’avant veille j’avais pris des frites pour la deuxième fois de l’année. Moi qui ai l’habitude d’être low carb (d’inspiration cadre alimentaire paléo), là l’idée était de faire un 180 degrés question diététique les jours précédents cette course. De toutes manières cela ne m’avait pas du tout réussi lors des premières compet de l’année de demeurer low carb avec plus rien dans le ventre au moment de prendre part à la course… Et voilà c’est donc chargé de glycogène comme une mule contrairement à tous mes 10 kilomètres courus depuis l’année – avec les résultats que l’on sait – que j’arrive à Vincennes à 9h30. Dépose du sac à 9h35, et arrivée dans le sas jaune des moins de 1 h 35 à 9h40.
Il fait plutôt beau ; un froid sec mais très supportable. Rien à voir avec la terrible matinée titanesque des Foulées du Huitième : un froid de canard plus de la pluie.
UN BON DEPART
Et c’est parti pour 21 kilomètres de plaisir. Et à ce propos je n’ai pas couru une distance de plus de 15 kilomètres depuis…. la Saintélyon en décembre dernier, puisque ma sortie la plus longue de l’année 2013 remonte aux 15 kilomètres des Foulées Charentonnaises du mois dernier.
(NOTA BENE : ma montre Polar sous estime d’environ 5% les véritables allures auxquelles j’ai réellement couru. Les allures que j’indique ci-après sont celles de ma montre sans correction de ce biais)
Le premier km est toujours un peu compliqué puisque nous sommes en plein milieu du pack. Il faut jouer des coudes, je manque même de m’étaler par terre à un moment donné en me prenant dans les pieds d’un coureur que j’essaie de dépasser. Je cours le premier km en 4 min 36 sachant qu’il faut courir à un rythme de 4 min 30 s pour terminer en 1h35 conformément à mon sas jaune. La traversée du bois de Vincennes se déroule sans problème avec un pack qui commence à s’effilocher, on commence à courir avec aisance. Le cinquième kilomètre sera couru pour moi le plus rapidement en 4 min 20 s. J’ai toujours en ligne de mire le fanion du meneur d’allure des 1 h 35 tout en ayant conscience que je ne pourrai pas le suivre jusqu’à la fin.
Je suis assez surpris d’accrocher le 5 ième kilomètre dans les temps d’un semi en 1 h35 puisque je passe le cinquième Km en 22 minutes pile poil (ce qui confirme le biais de sous estimation des allures affichées par ma montre)
ENTREE DANS PARIS
Et c’est l’entrée dans Paris avec un premier morceaux de choix : la montée de la rue Taine juste après le huitième kilomètre. Ce neuvième kilomètre indique déjà une petite faiblesse dans l’allure puisque je passe au dessus des 4 min 30 au km. Mais je me remets assez vite en jambe dans l’avenue Daumesnil jusqu’à dépasser durant quelques centaines de mètres le meneur d’allure des 1 h 35 ! Je ne comprends pas bien, j’aurais dû être à la ramasse et pourtant je me sens assez bien. Et là surprise, la borne des 10 kilomètres n’est plus très loin…
MON MEILLEUR TEMPS SUR 10 KILOMETRES DE L’ANNEE EN 44 min 10 secondes à ma montre
Et bien mon meilleur temps sur 10 km de l’année 2013… c’est en courant le semi de Paris que je l’enregistre ! Comme quoi…
Certes j’imagine que le profil de la course sur les premiers 10 kms est probablement très roulant – à l’exception de la rue Taine – on a la sensation de ne courir que sur des descentes depuis Vincennes. Bon je me doute bien que cela va se gâter rapidement… et cela ne tarde pas trop.
LE DEBUT DES PETITS SOUCIS
Je commence à sentir un premier coup de mou, d’un coup d’un seul juste après le passage des 10 kilomètres. Je suis très contrarié de m’apercevoir qu’il n’y a que du Powerade au ravito…j’ai un coup de stress car je n’ai rien bu depuis mon petit déj. Et ô miracle le stand Vittel se situe 50 mètres plus loin. Je ralentis beaucoup pour prendre un verre et bizarrement je n’arrive pas à repartir, je ne suis plus en jambe. Le 11 ièm Km est couru en plus de 5 minutes !
RENDEZ VOUS EXPRESS DU BVD BOURDON
C’est avec ma femme qu’il a lieu. Clic Clac.
Et c’est parti pour les quais.
Je suis remis en selle ! Les trois km suivants sont courus dans une fenêtre de 4 min 35 – 4 min 40…et puis nous sommes sur le chemin du retour rue de Rivoli et là je commence à franchement prendre un coup sur la tête. Nous dépassons la borne km 15, distance que je n’ai pas dépassée en continu depuis trois mois (mais je crois vous l’avoir déjà dit). C’est ma première vraie sortie longue de l’année qui commence et mon corps me le signale.
DEUXIEME RENDEZ VOUS EXPRESS RUE DU FAUBOURG SAINT ANTOINE
CLIC CLAC
LONGUE DESCENTE EN ENFER
Bon d’accord je pousse un peu mais si on checke mes chronos à partir du Faubourg Saint Antoine c’est quand même un peu laborieux. Je ne vois plus le meneur d’allure des 1h35 qui est loin très loin devant moi. Et on attaque la périlleuse montée qui tue : la Rue de Reuilly avec sa station TOTAL. Le fait qu’il y ait une station TOTAL n’a aucune importance, mais je ne sais pas pourquoi lorsque j’attaque cette montée qui vous casse les jambes je pense à cette station TOTAL. Peut être pour le besoin que l’on a, à ce moment, de se recharger en carburant alors que l’on est en cruel manque d’énergie? Bon allez je passe mon explication psychanalytique à deux balles… Quoiqu’il en soit mon allure sur les Km 16 (vous savez c’est la rue où il y a une station TOTAL à mi pente !) et 17 décélère dangereusement (5 min 15 et 5 min 03 respectivement).
KM 18 et 19 :
On sent que la fin approche…pour mon organisme. Vivement la finish line. Je ne veux plus regarder mon polar, de toutes façons je n’arrive pas à afficher mon chrono intermédiaire et comme mes capacités cognitives sont très réduites à ce moment là de la course je ne suis pas en mesure de l’apprécier. J’ai un petit regain d’énergie, probablement dû au profil de la course plus favorable. J’ai eu la sensation de descendre? Le km 18 couru en 4 min 48.
LE ZOO DE VINCENNES
Et c’est la fin qui approche, je ne veux pas accélérer, de toutes manières je sens que je dois être aux alentours de 1 h 40, peut être légèrement moins. Mon meneur d’allure n’est pas visible à des km à la ronde. Je fais le cabotin pour les photographes (Maindru ?). Allez un dernier "petit coup de cul" d’ici l’arrivée.
C’EST FINI !!!!!
Je regarde ma montre… 1 h 36 min ??? Si j’avais su !!
Dimanche dernier j’ai couru mon dernier 10 kilomètres de début de saison avec un chrono encore franchement décevant et qui ne laisse pas augurer grand chose pour le semi-marathon de Paris dimanche prochain. Il est quasiment acquis que je ne pourrai pas battre mon record personnel de 1 heure 34 minutes sur le semi dimanche et qu’il faudra se rabattre sur un objectif beaucoup moins ambitieux comme passer en dessous des 1 heure 40 ce qui me ramène à l’année 2011 concernant mon chrono sur le semi de Lyon.
Comment comparer mon état de forme par rapport à celui que j’avais l’année dernière à la même époque?
Quels étaient mes chrono avant le semi marathon de Paris l’année dernière à la même époque.
Ci-dessous une analyse de mes temps et états de forme lors de mes épreuves sur 10 kms lors de ce premier trimestre 2011.
A noter que j’avais couru mon 10 kms le plus rapide d’entrée de jeu au mois de janvier avec une allure de 4 min 23 s au kilomètre. J’avais enchaîné en février sur le 15 de Charenton avec une allure de 4 min 37 s au kilomètre. Pour aboutir à ces performances j’avais en moyenne couru 1 à 2 séances par semaines et enregistré environ 80 – 100 kms de bitumes sur les 4 semaines précédents ces épreuves. Rappelez vous il faisait très froid et mon envie de rester sous la couette le matin au lieu d’aller sortir me geler avait pris le dessus.
Finalement pour le semi-marathon de Paris 2011 voici la fiche signalétique du résultat final et de mon état de forme de l’époque :
Mon nombre de séances moyennes par semaine avait quelque peu progressé à 2 séances par semaine et un kilométrage cumulé sur les 4 semaines précédentes de plus de 100 bornes (soit un petit 25 kms par semaine). Au final une allure plus rapide que celle des 15 kms de Charenton courus trois semaines auparavant.
Et pour cette année 2013 que faut il espérer?
Donc j’ai fini ma session d’épreuves de 10 kms avec mon deuxième plus mauvais chrono sur 10 kms enregistré dimanche dernier dans le quatorzième arrondissement en 46 min 20 s contre 43 min 53 s un an plus tôt sur le même parcours.
Donc arrivons au plat de résistance, qu’espérer pour demain matin?
J’ai donc couru 151 kms les quatre dernières semaines avec une moyenne de 4 sorties par semaine contre 112 Kms et 2.2 séances par semaine il y a un an dans la même configuration.
Comme on vient de le dire mes perfs sur 10 kms sont inférieures à celles que j’avais enregistrées l’année dernière à la même époque d’environ 120 secondes. En conclusion, il est raisonnable d’attendre une performance pour demain aux alentours de 1 h 40 min avec au mieux une cible de 1 h 38 min.
"Bon dimanche et sous vos applaudissements" comme le disait ce bon vieux Jacques !!
Faut pas rêver !
10 kms courus en 46 min 45 secondes (allure de 4 min 40 au Km) mais sur un parcours accidenté tel que le Parc des Buttes Chaumont.
Cela dit c’est une course magnifique : 5 tours de parc sous un ciel radieux avec un froid sec (température de 3-4 degrés). Les conditions étaient idéales.
Ma femme était présente : donc les conditions étaient idylliques. Mieux c’est pas possible. Pourtant il n’y a pas eu de miracle, Cupidon trop occupé à sa tâche, n’était semble-t-il pas chargé de nous donner un coup de pied aux fesses, ou nous nous décocher une flèche, dans les 5 montées du Parc (en tous cas moi j’ai rien senti).
On commence par un petit échauffement très tranquille.
Ensuite je croise Arnaud au départ, il me dépassera telle une flèche (de Cupidon ah ah ah…) 100 mètres après le départ. Puis c’est parti pour 5 tours.
A tout seigneur tout honneur, voici l’élite !
Enfin eux ce sont ceux qui ont déboulé dès le départ….
L’élite ce sont eux ci-dessous après un tour de décantage. Greg Runner n’est pas loin derrière…
Puis votre serviteur après un tour, frais comme un gardon. On en profite car cela ne va pas durer…
Une belle ambiance, certains étaient venus pour s’amuser…
Et d’autres pour souffrir…Je remercie au passage Jahom pour cette photo !!
Et ci-dessous c’est pour indiquer à ma photographe attitrée que c’est mon troisième tour et qu’il est temps que cela se termine…
Heureusement que "Madame Gros Seins" était présente pour nous redonner un peu de vigueur !!!
Et lors du finish de l’arrivée, une pom pom girl était là pour nous accueillir dans l’allégresse…et la joie !
Et pour terminer une photo de famille runnospherienne : avec Greg Runner qui pour sa première course de l’année termine sur un temps canonissime de 39 min et des poussières (dans le premier décile des SH) et Arnaud qui n’est pas en reste avec un temps de 43 min 30 s.
C’était très bien. On remets le couvert l’année prochaine.
































